NOUVELLES D'AILLEURS
Bulletin de nouvelles des projets et des responsables Inter Aide
Janvier 2001 - N°6

Sommaire
Les programmes d'Antananarivo
Madagascar rural
Afrimad au Malawi !
Malawi : le programme agricole, les programmes hydrauliques, les programmes santé

Haïti : dans les Cahos : les écoles, les activités agricoles, les programmmes de santé, l'équipe
Marigot : le programme agricole, l'appui aux écoles, le programme santé
Les programmes de Concert-ACtion aux Palmes et à Delatte
Des nouvelles de république Dominicaine


Uplift Philippines continue son expansion tandis que le Network touche maintenant 9 ONG philippines
Lingap : un premier pas dans le transfert des responsabilités
Inde : les programmes sociaux à Pune et à Bombay
Au siège : changements dans l'équipe finances
Recrutements
Quelques nouvelles des échanges pratiques

 

Nous profitons de ce premier numéro de l'année pour vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne année 2001 ! Anne Carpentier, janvier 2001

Les programmes
d'Antananarivo

Les programmes sociaux menés à Antananarivo (éducation, accompagnement des familles) couvrent environ 100 000 habitants des bas quartiers de Tana (sur un total de 350 000 habitants).

Environ ¼ de cette population ciblée rentre dans les critères du programme d'accompagnement des familles.

L'équipe d'accompagnement des familles travaille depuis juillet dans 4 nouveaux quartiers, où 3 permanences sociales (lieux d'accueil pour entretiens, références et conseils aux familles) ont été ouvertes.

Sur les quartiers où le programme intervient depuis 1994 et où environ 900 familles sur les 1250 familles cibles ont déjà bénéficié d'un soutien, Emmanuelle Six envisage de s'appuyer sur des personnes ressources : des petits comités de quartiers pourraient faire un travail d'animation et d'information, prendre la suite de certaines activités et jouer un rôle de relais entre le programme et les familles.

Des activités ont démarré en collaboration avec l'association COOPÉ SUD pour sensibiliser les mères à l'éveil des bébés.

Chacune des 10 écoles maternelles accueille de 120 à 140 enfants répartis en 4 classes. L'écolage est passé d'environ 3.5 FF à 5 FF.

 

 

Les 10 écoles maternelles lancées par le programme IA fonctionnent de manière " semi-privée ", c'est-à-dire que les monitrices en sont entièrement responsables, mais qu'elles continuent d'avoir besoin d'un soutien technique et financier (de l'ordre de 30% des coûts).

Pascale Siciliano a lancé le volet de lutte contre l'échec scolaire en septembre, avec 10 éducateurs et 6 animateurs pédagogiques, en collaboration avec 5 écoles primaires publiques.

Le travail a commencé avec les enfants en CP et s'étendra ensuite au CE1. Comme en Inde, les élèves en difficultés sont orientés par les maîtres des écoles publiques vers une classe de rattrapage pendant 1 à 1h30 par jour.

Les éducateurs salariés du projet enseignent pendant 5 à 6 heures par jour à 3 ou 4 classes, et consacrent le reste de leur temps aux visites domiciliaires et au suivi individuel des enfants.

Parallèlement, des cours privés destinés aux élèves en difficultés sont aussi organisés ½ journée par semaine (le samedi), dans les locaux des écoles publiques ou à défaut dans les centres préscolaires.

L'équipe du volet éducation a créé OSIS (Organisme de Soutien aux Initiatives Scolaires) et prévoit de se constituer rapidement en association de droit malgache en vue de pérenniser les activités.


Source : rapport de mission de G. Schlumberger, août 00

Madagascar rural

A Manakara où le potentiel de réalisation est important, le programme eau et assainissement continue et se diversifie par la construction de puits sur la zone côtière. Depuis fin 94, 30 000 personnes ont été desservies par 40 ouvrages (captages-adductions, 60 bornes-fontaines). Depuis deux ans, le programme a également réalisé 180 latrines.

A Farafangana, le programme hydraulique a desservi 20 000 personnes avec 32 ouvrages (captages + adduction) depuis 96. Mais comme les communautés desservies sont de plus en plus dispersées le programme a été fermé depuis le 15 décembre 2000.

De nombreux paysans continuent d'appliquer seuls la méthode de riziculture moderne promue par le programme agricole de Manakara.
Le programme qui prévoit d'encadrer 400 planteurs pour la saison à venir, continue de recevoir des demandes de nouveaux agriculteurs.
133 familles ont pratiqué le maraîchage ; la production a été de 5000 choux, environ 200 kg de carottes, 60 kg de concombres et 40 kg de haricots verts.
Sandrine Gilson démarre une activité de semis direct, technique introduite à Madagascar avec l'appui du Cirad (qui l'avait testée avec succès au Brésil). Cette technique de "gestion agrobiologique" des sols consiste en un semis sur paillage sans labour, associé à des rotations de cultures de légumineuses.

 

Un programme d'appui aux groupements de paysans pour la réhabilitation et la pérennisation de micro-périmètres irrigués rizicoles a démarré fin octobre. Il s'agira de construire ou réhabiliter des barrages, mais la majeure partie de l'action consistera à accompagner les villageois dans la gestion de l'eau, la gestion des problèmes fonciers et dans l'entretien des ouvrages. Laurent Clarys, arrivé fin octobre à Manakara, est chargé du démarrage de ce programme.

Yves Lecorgne a repris le programme d'appui aux écoles de Manakara, que Jean Copreaux lui a transmis avec des objectifs ambitieux, qui posent quelques problèmes logistiques ! Ce programme, qui a démarré avec une approche très participative, est considéré comme une référence par l'Unicef dans le pays. 32 écoles primaires publiques sont concernées, soit 3954 enfants. 22 écoles ont été réhabilitées en collaboration avec les communautés ; à travers la signature de "contrats de réussite scolaire", les parents d'élèves, les maîtres, les élèves s'engagent à améliorer la qualité de l'enseignement (ponctualité, présence, suivi et évaluation des élèves, formation des maîtres…). 15 contrats de réussite scolaire ont été signés.

Hery Rasolonandrasana, recruté en France, est arrivé sur le programme en juillet dernier. Il est chargé de développer le volet appui pédagogique. Les premières formations des maîtres de 15 écoles ont également permis de resserrer la collaboration avec les autorités scolaires de la zone.

 

Philippe Redon et Damien du Portal (qui sont en train de constituer le secteur autonomisable Afrimad ) espèrent ouvrir un nouveau programme. L'objectif serait de contribuer à améliorer la situation sanitaire des populations de la région de Manakara en agissant simultanément sur l'offre et la demande de soins : le but de cette action sera de renforcer les capacités des communautés ainsi que celles du système de santé existant, afin de mieux répondre aux principaux enjeux sanitaires : paludisme, maladies hydrau-transmissibles, infections respiratoires, couverture vaccinale, suivi des grossesses, mortalité infantile (200 0/00).

Afrimad au Malawi

Après une prospection en Tanzanie en mars dernier, qui ne débouchera pas sur l'ouverture de programme, Philippe et Damien ont fait une prospection dans le Nord du Malawi. Parmi les zones visitées, la Traditional Authority de Mzimba a retenu leur attention : ils envisagent la possibilité originale de coupler l'aménagement de bas-fonds à la construction de puits creusés à la main : ceci devrait permettre une bonne recharge de la nappe phréatique et assurer un approvisionnement en eau tout au long de la saison sèche. Des actions de santé seront envisagées dans un second temps.

Damien du Portal


Philippe Redon sera basé en France à partir d'avril 2001. Frank Wiegandt assurera sur place le suivi des programmes santé et les relations avec les autorités éthiopiennes.

MALAWI
Programme agricole

L'agriculture productive dans la zone d'intervention comme dans le reste du pays est dominée à 85% par l'agriculture manuelle. La culture largement dominante est le maïs qui fournit la nourriture de base, la nsima. La pression foncière exercée par une population presque totalement rurale est indéniable sur la gestion des terres et des ressources naturelles. Cela se traduit par la disparition de la jachère et la déforestation accrue depuis les années 80. L'épuisement des sols, critique à certains endroits, rend les agriculteurs encore plus tributaires des engrais de synthèse auxquels ils ont eu un accès privilégié pendant les années de dictature, mais dont les prix deviennent prohibitifs.

Le programme travaille en priorité dans des "micro catchment areas" (zones cibles) qu'on s'efforce de couvrir de billons plantés de vétiver selon les courbes de niveau (244 agriculteurs ont réalisé 224 km de buttes dont 42 km plantés en vétiver, protégeant 109 ha).


Le double enjeu de cette activité réside dans son appropriation par les agriculteurs et par une couverture complète des parcelles. La conservation des sols est complétée par des actions d'agroforesterie (msangu et tephrosia).

La banque de semences a pour but de diversifier les cultures villageoises dans un souci nutritionnel et agronomique (rotations culturales), en accroissant l'accès des agriculteurs aux variétés améliorées de haricots, arachides, maïs, patates douces et manioc (avances de semences améliorées, remboursables en nature après les récoltes).
Le volet horticole, toujours dans un but de diversification, tente de familiariser les agriculteurs avec la plantation d'arbres fruitiers.
Les activités d'élevage, dont le but est d'améliorer la disponibilité en protéines animales au niveau familial, se limitent à la vaccination et l'introduction de poules milokondwe (vente directe à prix coûtant).


Le projet a soutenu la création de Lieeza (Lilongwe-East Enterprise Zone Association) qui fait partie d'un réseau d'associations paysannes. Lieeza a repris les activités de crédit rural (ainsi qu'une partie des prêts de semences) préalablement menées par le projet. 486 agriculteurs sont actuellement membres. Le taux de remboursement a échéance est de 95%.

Sources : rapport annuel, Gines Maldonaldo

Programmes hydrauliques

5 programmes hydrauliques sont maintenant actifs au Malawi. Sur les 3 programmes les plus récents, au sud du pays, les populations cibles sont importantes : on compte 194 000 habitants (221 hb / km²) à Zomba-Thondwe (RP Gérard Benech) 100 250 (190 hb / km²) à Mwambo (RP Sébastien Guigue) et 95 000 hb (185 hb / km²) à Mulanje (RP Olivier Baudens).

Le Malawi connaissant d'importantes épidémies de choléra (25 000 cas déclarés en 1999), les programmes travaillent dans un contexte de forte mobilisation pour l'accès à une eau propre. Malheureusement, de nombreux forages ont été construits dans ces régions par le Ministère de l'eau ou par des organismes internationaux, mais ces ouvrages ont été "parachutés" sans préparation ni formation des communautés bénéficiaires et la plupart sont aujourd'hui hors d'usage.

A l'inverse, sur les programmes, l'accent a été mis sur la préparation des communautés villageoises et des comités, par des formations préalables prolongées.

Le nombre de réalisations est important avec un total à fin juillet 2000 de 67 ouvrages construits ou réhabilités sur les 4 zones pour 16 053 personnes + 5900 élèves. Sur le nouveau programme de Mulanje, 21 villages ont suivi le processus de mobilisation mis en place par Olivier Baudens ; depuis les chantiers ont commencé.

Sur Lilongwe-East, le projet a atteint une couverture en points d'eau protégés de 1 pour 240 habitants (légèrement supérieur à la norme recommandée qui est de 1 pour 250 habitants) contre 1 point d'eau pour 1200 hb dans les zones non touchées par le programme. L'accent a été mis sur les formations post-réalisation, sur l'entretien et la réparation de pompe, et sur l'évaluation des compétences des comités eau.

Benoît Michaux réalise un CD-Rom qui présente la somme des techniques, méthodes et outils utilisés sur les programmes hydrauliques du Malawi. Des extraits seront diffusés par le réseau d'échanges Pratiques.

Sources : Thierry Vincent ; Rapport de synthèse hydrau 2000


Zomba

Les programmes santé

5 programmes santé sont actuellement actifs au Malawi ; trois programmes interviennent dans la région de Lilongwe East (145 000 hb) et deux au sud dans la région de Zomba (195 000 hb).

Sur la zone de Chitekwele, Guillaume Nollevaux a entamé une collaboration avec Work for Rural Health (WRH), une association créée à l'initiative de l'assistant du programme.

WRH se concentre sur les actions de lutte contre la malaria en impliquant 45 groupes de femmes qui ont diffusé plus de 2500 moustiquaires en l'an 2000. Une enquête sur les enfants de moins de 5 ans a montré que le risque d'avoir un accès de fièvre était trois fois moindre lorsqu'ils dormaient sous une moustiquaire.
Sur la zone de Mazengera, les comités sont impliqués dans la détermination des besoins et dans la mise en œuvre de solutions adaptées : création de pharmacies communautaires, mise en place d'ambulances-bicyclettes ont été évoquées, en plus des actions de nutrition, de promotion de méthodes modernes d'espacement des naissances et la distribution de sérum de réhydratation orale déjà en place.

42 écoles de la zone de Lilongwe-East sont concernées par les actions d'éducation à la santé qui touchent 29500 élèves, ainsi que 20 clubs de jeunes non-scolarisés. Les clubs santé, principalement impliqués dans la prévention du sida, ont aussi reçu en 2000 des formations sur 7 thèmes de santé. L'enquête CAP (connaissances, attitudes, pratiques) réalisée en fin d'année est en cours de traitement.

A Zomba, le programme d'éducation à la santé intervient dans 26 écoles pour 37 300 élèves. L'axe principal donné par Katja Wiegandt, responsable du programme depuis avril, est la transmission de "life skills" aux membres des clubs santé, la création de partenariats avec la signature d'agrément entre les écoles et le projet, ainsi qu'une action de construction de latrines (11 écoles équipées).

Le programme de santé communautaire de Zomba, mené par Agnès White, infirmière malawienne, arrive au terme de sa phase d'implantation communautaire avec l'ouverture en novembre du premier abri de santé communautaire : 200 personnes ont déjà recouru aux services des volontaires de la pharmacie villageoise où des moustiquaires imprégnées sont également en vente. Après avoir construit les prochains abris prévus, les comités inter-villages entameront une série d'actions dans la quinzaine de villages entourant chaque abri de santé (lutte anti-paludique, planning familial, hygiène).

Sources : Thierry Vincent

L'équipe

Olivier Standaert est arrivé au Malawi mi-novembre pour appuyer les équipes hydrauliques de la région centre.
Guillaume Nollevaux (Santé à Chitekwele) vient de quitter le Malawi et sera remplacé par Jean-Luc Bellut, actuellement responsable du programme Lingap à Manille aux Philippines.

Anne Moreau et Anthony Votier sont arrivés au Malawi en octobre 2000 pour reprendre les programmes de santé communautaire à Mazengera (avec Mr. Gondwe comme assistant) et le programme d'éducation à la santé dans les écoles de Lilongwe-East. Malheureusement, Anthony a du être rapatrié à cause d'une méningite. Anne et Anthony repartent sur le terrain mi-janvier.

 

HAITI
Dans les Cahos

Les 35 écoles des Cahos (plus de 8000 élèves) sont désormais gérées par les Comités de parents, avec l'appui de l'OKPK, organisme prestataire de service.

Ces écoles sont bien entendu encore loin d'être autonomes, mais les comités d'écoles ont fait ces dernières années des progrès remarquables si l'on considère le niveau d'alphabétisation des membres et les responsabilités qu'on leur demande d'assumer : décider des conditions d'inscription et en informer les parents, collecter les écolages, payer les maîtres (à partir des écolages et de la subvention IA), gérer les projets d'école (achat de livres, construction, équipement ou réhabilitation des écoles…), contrôler le travail des maîtres.

 



Les activités agricoles
A Pérodin, les rampes végétales anti-érosives se sont beaucoup étendues et la boutique agricole de Pérodin fonctionne bien ; elle est en quelque sorte la vitrine du programme.
A Médor, le maraîchage semble en plein boum avec la culture de choux, carottes, aubergines et oignons, et les poireaux sont très demandés. Le sur-greffage des manguiers semble également très prometteur.

Programmes de santé

A Pérodin, Laurence Martin-Collignon continue de porter ses efforts sur les activités de santé préventive. Elle a relancé la formation des animatrices des comités santé pour redynamiser ces comités (au nombre de 80).
Elle va également lancer les foyers de démonstration nutritionnelle pour améliorer l'état nutritionnel des enfants en malnutrition chronique et améliorer les habitudes alimentaires, l'hygiène et les compétences des mères en cas de maladies.
Le système de visites domiciliaires fonctionne de manière efficace : en juillet par exemple, les 14 agents ont réalisé 2 700 visites domiciliaires et 202 visites ciblées. L'impact sur les familles les plus démunies semble important et le système des foyers de démonstration nutritionnelle viendra renforcer encore cet impact sur les familles les plus pauvres.
Sur le plan curatif, le programme prépare également la fermeture du centre de réhabilitation nutritionnelle et la solution de remplacement pour les quelques cas de malnutrition aiguë (référencement à l'hôpital Albert Shweitzer ou supplémentation à domicile).

A Médor, la fréquentation du dispensaire a considérablement augmenté avec 745 consultations en novembre (contre 479 en nov. 99) ce qui donne une moyenne sur l'année de 518 consultations par mois contre 369 l'an dernier.
Tanguy et Caroline de Voghel, arrivés sur le programme en juin, ont revu le système de supervision des agents de santé et se concentrent maintenant sur le travail avec les comités santé.


L'équipe des Cahos…

Pierre Simler a pris la suite de Muriel Cordier sur le programme OKPK pédagogique, tandis que sa compagne, Cécile Christoph reprend la gestion des parrainages pour Aide et Action à la suite de Sophie Lucas.
Fabio et Anne-Sophie Sarmento da Silva (auparavant responsables du programme rural de Pérodin) ont repris le suivi de l'OKPK administratif et logistique au départ de Renaud Mesini.
Arnaud et Catherine Boucquey ont repris le programme rural et d'appui aux écoles de Pérodin en novembre 2000.
Tanguy et Caroline de Voghel sont arrivés en juin sur le programme santé de Médor (qui était resté 3 mois sans responsable de programme).
Renaud et Laurence Keutgen, arrivés en décembre, prennent la suite d'Isabelle et Thibaut Vibert sur le programme d'appui aux écoles de Chenot.

…une grande famille !

Caroline de Voghel, Catherine Boucquey et Laurence Keutgen, de même que Laurence Martin (la compagne de Benoît Michaux, responsable du programme hydrau de Lilongwe East au Malawi) sont toutes les 4 de la même promotion de l'école d'infirmières d'Anvers. Qui plus est, elles sont amies - et Arnaud Boucquey est aussi le frère de Caroline !

Sources : Christian Acloque ; Rapport de voyage de Paul Lesaffre, oct 2000

Région de MARIGOT

Le programme agricole de Marigot poursuit son développement dans les domaines suivants : sur-greffage de manguiers, culture de l'igname, de la banane, diffusion de porcelets, et appui aux groupements d'agriculteurs.
ACDED, l'association créée à l'initiative de Cantave Saint-Louis (agronome responsable du programme agricole pendant plus de 10 ans) a repris le programme depuis le 1er août 2000.

Programme d'appui aux écoles
Avec 12 écoles au lieu de 14 l'an passé, les effectifs ont continué d'augmenter avec 3450 élèves (contre 3200 l'année passée) répartis en 91 classes, soit 38 élèves par classe.

Les capacités organisationnelles des comités et le recouvrement des coûts ont bien progressé : la participation des familles a augmenté régulièrement depuis 5 ans faisant passer le pourcentage d'autofinancement de 6% à 55% en 99/2000 !

La qualité pédagogique a bien progressé sur les deux objectifs proposés par Eva Carme-Molinos : le préscolaire et la 6ème année (les résultats au certificat d'étude primaire étant une motivation pour les parents).

François Carme met l'accent sur la viabilisation du centre de formation de Marigot en l'ouvrant vers l'extérieur.

Actuellement, 25% du coût total de fonctionnement est financé par les formations extérieures, le reste étant couvert par les formations réalisées pour les programmes IA.
Pour autant, la priorité du centre reste le soutien aux écoles (du programme et aux autres écoles de la zone) en développant les contacts et les services proposés (suivi pédagogique…) ce qui devrait permettre d'assurer peu à peu les activités du programme scolaire à travers le centre de formation et la Commission d'Appui aux Initiatives Locales (CAIL, composée des responsables des 4 projets de la zone et de Cantave Saint-Louis, le directeur d'ACDED).

 

Programme santé de Marigot

89 comités santé sont suivis par l'équipe du programme, parmi lesquels 44 sont officialisés (c'est-à-dire qu'après 6 mois de formation, ils ont acquis le niveau attendu). Pour des raisons d'efficacité, Cécile Cames compte concentrer l'action préventive sur les zones comportant le plus de comités dynamiques.
Cécile essaie de développer un volet d'appui aux services locaux de la santé : Marigot est une région relativement privilégiée dans la mesure où du personnel de santé est en poste sur la zone. L'idée serait d'apporter un appui organisationnel et en animation communautaire pour la tenue de postes de vaccination qui seraient réalisés par le personnel en place (12 agents de santé gouvernementaux + 8 agents actuellement indemnisés par le programme, les 4 infirmières et le médecin du dispensaire).
Ce programme sera repris par ACDED à l'été 2001.

Sources : rapport de voyage de Paul Lesaffre, août 2000 ; rapport annuel santé Cécile Cames août 2000 - rapport annuel agro, Cantave Saint-Louis, août 2000.

Les programmes de Concert-Action aux Palmes et à Delatte

La dernière année de la période de passation des programmes à Concert-Action a été abordée en juin 2000. C'est aussi la troisième année de la phase de préparation de la pérennisation des actions prévue dans le cofinancement U.E. en cours.

Le programme agricole des Palmes semble vraiment prêt à aborder la phase de pérennisation, avec plusieurs structures locales en place : groupements de planteurs maraîchers, "groupements santé des bêtes" et agents vétérinaires, réseau de boutiques, le tout avec un volume d'action qui reste important.

Le programme santé des Palmes semble également prêt à amorcer la phase de pérennisation ; il fonctionne activement avec une équipe réduite, en s'appuyant efficacement sur les comités santé et les matrones. Les bonnes relations actuelles entre le responsable de programme, le Dr. Jean-Woel Latortue, l'équipe, les partenaires et surtout les comités santé et

les matrones semblent favorables à la mise en place de systèmes de gestion autonomes.

Cela demandera bien sûr un gros travail de formation des comités, et des lacunes restent à combler dans le suivi de certains indicateurs.

En hydraulique, les réseaux d'entretien doivent pouvoir réussir si il y a une préparation importante des bénéficiaires. Cela semble en bonne voie à Delatte, mais trop tôt à Grand Goâve où les comités de bénéficiaires n'y ont pas encore été assez préparés.

Les programmes santé de Delatte, Boucan Bélier et Ricot présentent quant à eux des retards importants, dus à des difficultés de recrutement. L'arrivée de deux nouveaux responsables, Eris Norvilus et Stanley Pierre, conseillés par Jean-Denis Pierre (qui avait travaillé avec ID dans le Nord Ouest il y a plusieurs années) ouvre des perspectives positives.

République Dominicaine

Alain Steib, qui suit les programmes de Marigot et des Palmes en Haïti, est basé depuis septembre à Santo Domingo d'où il suit aussi les programmes dominicains. Il envisage à terme de développer des collaborations avec de nouveaux partenaires.

Depuis le 1er novembre, les activités hydrauliques du programme de la Cabirma sont réalisées par ARCOC, l'association dominicaine créée par Nicolas Acosta, responsable du programme.

Le Centre de formation de La Cabirma sera géré de façon autonome par ARCOC. Les formations des membres des comités eau et des micro-entrepreneurs continueront d'y être dispensées. ARCOC intensifiera l'ouverture du Centre vers d'autres organismes afin d'en assurer la viabilité.

L'association dominicaine CDD (avec laquelle Inter Aide a déjà eu à partir de 1994 un partenariat fructueux sur des quartiers de la capitale) a repris le portefeuille du programme de prêts de La Cabirma, dans le cadre d'une convention de partenariat.

L'équipe reprise par le CDD forme une agence autonome et occupe un nouveau bureau mis en place dans la ville même de Cotui. Alain Parda qui a appuyé l'équipe a quitté le programme fin décembre.

A Bayaguana, Didier Gallard a créé "BayAGUAna Servicios" en janvier 2000. Cette entreprise privée assure à la fois le travail d'animation et la réalisation des aménagements en sous-traitance pour Inter Aide.

Tout en assumant ce travail d'animation et de réalisation, l'entreprise se prépare à assurer sa viabilité en trouvant d'autres aménagements à réaliser que ceux prévus dans le programme IA. A fin 2001, les communautés les plus pauvres de la zone auront été desservies.

Ce transfert à Bayaguana Servicios semble bien adapté au contexte local, et devrait permettre à l'issue du programme la continuation d'activités similaires de manière autonome, soit pour des familles qui pourront payer, soit sur financements locaux.

Sources : Alain Steib - Rapport de Voyage de P.Lesaffre, août 2000

PHILIPPINES :
UPLiFT Manille
continue son expansion fulgurante

Avec 11 nouvelles agences ouvertes de janvier à septembre 2000, UPLiFT compte maintenant 36 agences implantées dans les bidonvilles de 4 municipalités du Grand Manille : Quezon City, Manila, Bulacan et Caloocan. De janvier à septembre 2000, 13 504 personnes ont bénéficié de 20 093 prêts. 93% sont des femmes.
Sur la période, le taux de remboursement à échéance est de 87.27% et de 92.54% à 30 jours.
Environ 40% des familles qui empruntent sont de niveau " O " (familles ayant moins de 1500 pesos de revenu par tête, moins de 1000 pesos de capital disponible pour créer ou développer un négoce et moins de 5000 pesos d'équipement à domicile).

UPLiFT gère désormais l'épargne des emprunteurs, ce qui permet à la fois de donner un meilleur taux d'intérêt aux bénéficiaires (6 à 7% annuel contre 2% brut dans une banque classique) et d'alimenter le fonds de crédit.

En 2000 le pourcentage de bénéficiaires ayant respecté leur contrat en matière d'épargne est de plus de 80% (75% en 1999 et 53% en 1998), ce qui est un résultat très encourageant.

Emmanuelle de Roux (UPLiFT Quezon City) et Philippe de Roux (UPLiFT Manila) ont dû quitter Manille pour des raisons personnelles. Sylvie Lewden a repris leur suite avec l'appui de Paul Orsoni.
A fin 2000, il y a donc 4 programmes actifs sur chacune des zones (Caloocan, Manila, Quezon City et Bulacan) avec 2 responsables de programme expatriés (contre 4 auparavant). Ceci est permis par la promotion de responsables philippins : Tita Babes (qui était responsable terrain du programme de Caloocan) a pris en charge toute la partie opérationnelle - les responsables expatriés se concentrant sur la méthodologie et l'amélioration ou la création de nouveaux services et de nouvelles équipes.

N'oubliez pas de visiter le site d'UPLiFT : http://www.uplift.org.ph

UPLiFT Network

L'objectif du programme UPLiFT Network est de transmettre la méthode UPLiFT à des ONG philippines. 5 nouvelles ONG ont rejoint le network en 2000, portant le total des partenaires à 9.

Le soutien apporté va du transfert de la méthode UPLiFT (ouverture d'agences, de training center et installation du logiciel) à la mise en place de reporting, de système de comptabilité et, pour certaines organisations, à un soutien financier. Les contrats de collaboration signés avec les partenaires détaillent l'appui apporté par le Network.
Le fait d'apporter clé en main une méthodologie qui a été éprouvée par UPLiFT permet d'obtenir très rapidement d'excellents résultats. KPKP, la première ONG à avoir rejoint le Network, a déjà sa première agence autonome. Sa 2ème agence, ouverte en 2000, est proche de l'équilibre. A la fin des 3 années de soutien (déc 2001) KPKP devrait être entièrement autonome, organisa-tionnellement et financièrement.
Après un début relativement lent en 99, le Network a donc pris de l'ampleur en 2000 et semble maintenant sur la bonne voie. Dans le cadre du Secteur Asie-Tana, on prévoit de répliquer la méthodologie du Network en Inde.
Valérie Dumans quitte Manille fin janvier pour de nouveaux horizons professionnels et sera remplacée par Dominique Van der Beken.
Sources : Valérie Dumans. Paul Orsoni + Rapport annuel UPLiFT, janv. à sept. 00, Emmanuelle et Philippe de Roux.


LINGaP, un premier pas dans le transfert des responsabilités

Angie, directrice de Lingap et principale assistante de Jean-Luc Bellut, reprend la direction du programme avec une période test de 3 mois à l'issue de laquelle Jean-Luc et Angie feront le point.

Sylvie Lewden et Jean Luc Bellut collaborent pour tenter une expérience d'accompagnement des familles à l'intérieur d'UPLiFT. Cette expérience a commencé mi-décembre, dans l'agence de Road Ten, avec une équipe de 3 personnes à mi-temps.
Il s'agit de mettre à disposition des bénéficiaires d'UPLiFT un service social au sein de l'agence de crédit, proposant conseils et un appui familial dynamique.

Jean-Luc Bellut part pour le Malawi en mars et sera remplacé par Cécile Bizouerne, psychologue.

Cette mère de 3 enfants, ancienne bénéficiaire du programme AF de Manille ("sortie +") a monté un petit commerce.

INDE

les programmes sociaux à Pune

Sur les 10 bidonvilles de Pune (100 000 hb) où l'on travaille en collaboration avec Sneh Deep et Deep Griha, l'accompagnement familial dynamique permet de maintenir et d'améliorer encore la couverture vaccinale (90% pour le BCG, 80% pour la polio…) le planning familial et le suivi des femmes enceintes (80% des femmes enceintes suivies). 1057 familles sont suivies par 41 agents et plus de 82% des problèmes identifiés sont résolus partiellement ou totalement.

Ratnasagar, l'association d'éducateurs de classes préscolaires qui s'est créée en 1999 continue de bien fonctionner, avec 18 maternelles pour 489 enfants. Les éducatrices ont amélioré l'enseignement en le rendant plus attractif (achat de matériel pédagogique) et interactif (un thème mensuel décliné en fonction des différentes activités). Le coût des classes est financé à 30% par les écolages collectés (le taux de collecte, de l'ordre de 85%, a bien augmenté). L'objectif est d'atteindre 50% d'auto-financement l'an prochain. Ratnasagar mène aussi 6 classes de soutien scolaire bénéficiant à 128 enfants.

10 classes de soutien scolaire sont organisées par Sneh Deep dans les écoles publiques des quartiers d'intervention pour 461 enfants.
Deep Griha n'a pas voulu tenter l'expérience de la semi-privatisation mais a réussi à maintenir les effectifs tout en augmentant le niveau des cotisations des parents.

Sources : rapport juin 99 septembre 00, Anne-Claire Hays

Bombay

La visite du programme d'UPLiFT Manille par Isabelle Roche et Shridar, (directeur de Navnirman, le partenaire local) a bien redynamisé les actions du programme de Malad-Malwany.

Sur le volet prêts, la méthode UPLiFT appliquée à partir de février commence à porter ses fruits : l'équipe terrain, composée de 3 personnes très motivées octroie 40 nouveaux prêts et autant de prêts successifs par mois. Une 2ème agence devrait être ouverte prochainement sur le bidonville d'Akashwani.

Les 5 accompagnatrices familiales suivent 250 familles sur des durées allant de 1 à 6 mois.
La semi-privatisation des classes de préscolaire progresse, avec l'augmentation des écolages et la responsabilisation des éduca-trices.
Sources Isabelle Roche

Sur le programme de Golibar - New Bombay, Jean Copreaux a pris depuis juillet la suite de Laurent Ledanois. Jean a mis l'accent sur la réorganisation du programme de lutte contre la tuberculose en appui à la municipalité de Bombay.


Programme de prêts productifs à Pune

Au siège

Laure Droulers (suivi financier Marigot et Madagascar), qui devait rentrer fin janvier de congé maternité, a décidé, en raison de contraintes personnelles et avec beaucoup de regret, de ne pas reprendre son poste.
Rébecca Guibert, qui avait été embauchée en CDD pour compenser l'absence de Laure a proposé de continuer au service finances.
Par ailleurs, Marie Kohler (suivi financier Inde et Ethiopie) quittera Inter Aide en février pour des raisons personnelles. Un recrutement a donc été lancé.
Tout cela va entraîner des changements dans l'organisation du service finances. Ces changements sont aussi dus au développement des secteurs autonomisables ASIE-TANA et AFRIMAD. En effet chacun d'eux sera prochainement appuyé par un(e) responsable des finances.
La nouvelle organisation du service finances vous sera communiquée prochainement, dès qu'elle sera décidée.

Anne Cèbe
Coordination du service Finances,
janvier 2001

Recrutements: les postes à pourvoir sont en ligne sur le site internet de Coordination Sud http://www.coordinationsud.org/

Quelques nouvelles des échanges organisés dans le cadre du réseau PRATIQUES

http://www.interaide.org/pratiques

URBAIN:
Formation professionnelle et préparation à l'emploi
en entreprise à Tana

Jocelyn Leclerc a réactualisé toutes les fiches écrites par son prédécesseur Sanjy Ramboatiana sur le programme de formation et placement en entreprise à Antananarivo (Madagascar). La réactualisation est disponible sur le site Pratiques en format imprimable.
Jocelyn a également écrit une note sur la participation des entreprises au coût des formations techniques, diffusée sur le site web et par mail en septembre 00, à tous les programmes emploi.

Soutien scolaire

Amparo Brabant-Melo, qui a longtemps travaillé avec Inter Aide, puis Essor et le GACC-Ma au Brésil (où Loïc, son mari fut responsable du programme urbain de Sao Luis puis du programme crédit de Teresina), a traduit un très intéressant document d'ESSOR qui décrit la méthodologie du soutien scolaire au Brésil.
La traduction française a été diffusée en novembre sur papier et sur le site web.

EDUCATION
APPUI AUX ECOLES EN MILIEU RURAL

Jean Copreaux a écrit 3 fiches sur l'expérience du programme d'appui aux écoles à Manakara (Madagascar) diffusée en novembre avec le Classeur éducation. Yves Lecorgne, qui lui succède à Manakara, y a également apporté des contributions.

Education à la santé dans les écoles

Caroline Bolz (programme d'Initiative Développement d'éducation à la santé dans le Nord-Ouest d'Haïti) a développé de véritables manuels de santé scolaire (guide du maîtres, jeux, chants, textes, poésies…).

Ils traitent de 5 thèmes, hygiène corporelle, hygiène de l'eau, hygiène de l'environnement, prévention du sida et alimentation et ont été diffusés en novembre à tous les programmes concernés.

Le site Web PRATIQUES, en ligne depuis avril 00, a été conçu pour faciliter l'accès aux fiches et récits d'expérience et pour accélérer et dynamiser les échanges d'idées et de méthodes.

Ca chauffe sur le forum ! Plusieurs débats sont en cours et il est encore temps d'y participer en envoyant vos avis et contributions !
(NB : le forum de discussions est réservé aux équipes signataires de la charte Inter Aide.)

Anne Carpentier, janvier 2001

EAU ET ASSAINISSEMENT

Techniques

Benoît Michaux (Lilongwe-East hydraulique, Malawi) prépare un CD-Rom sur les techniques, méthodes et procédures utilisées sur les programmes hydrauliques au Malawi.
Les premiers extraits sont disponibles sur le site pratiques.

Didier Gallard (Bayaguana, République Dominicaine) a écrit une fiche technique sur l'adduction de distribution diffusée sur papier et sur le site en octobre.

Animation

La copie des illustrations du flannelographe réalisé par E.Arangaray et J.Delsart fin 99 pour la promotion des latrines à Bainet (Haïti) est disponible sur demande. Des extraits ont été diffusés sur papier et sur le site web en octobre 2000

Cécile et Damien du Portal avaient réalisé toute une série d'affiches pour le programme eau et assainissement de Manakara (Madagascar). L'animation sur les microbes et les affiches correspondantes ont été diffusées sur le web et sur papier en novembre 2000.
Fabian Prodhomme (responsable du programme de Manakara) a contribué à l'adaptation des ces affiches.

Anne Carpentier

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