NOUVELLES D'AILLEURS
Bulletin de nouvelles des projets et des responsables Inter Aide

octobre 2001 - N° 8

Sommaire:
Inde : éducation
Accompagnement des familles
Lutte contre la tuberculose à Bombay
Philippines : les programmes de Lingap
Tipa un pont entre l'accompagnement des familles et le crédit
Le programme UPLIFT de crédit productif & Uplift Network
Brèves éthiopiennes
Madagascar : lancement d'un projet santé à Manakara
Madagascar sur le vif : notes de voyage de Damien du Portal
Malawi : quelques nouvelles des projets hydrauliques
les projets santé
Haïti : Retour à la culture du café dans les Cahos?
Programmes agricoles de Marigot et des Palmes
Au siège : changement au service du personnel
Pratiques : les échanges en cours et les nouvelles parutions


Maternelle à Golibar (Bombay) - programme MJK

INDE : Le n°7 des Nouvelles d'Ailleurs donnait quelques nouvelles des programmes de prêts productifs en Inde, menés par Isabelle Roche à Bombay et François-Xavier Hay à Pune, en collaboration avec 4 ONG indiennes.
Voici cette fois-ci quelques nouvelles des programmes sociaux, rapportées par Gaspard Schlumberger qui rentre de mission.

Éducation


Chaque ONG partenaire a adapté à sa manière la méthode de semi-privatisation proposée par Inter Aide.
A Pune, les éducatrices (anciennement salariées par Sneh Deep) ont créé en juin 99 l'association Ratnasagar Shishu Vikas Kendra, qui continue de bien fonctionner.
Sur les 350 enfants qui fréquentent les maternelles de Ratnasagar, seulement 10% reçoivent un appui financier pour le paiement des écolages. (430 enfant fréquentent les classes de soutien scolaire et 88 enfants les classes d'éducation informelles destinées aux enfants déscolarisés).

Cependant, la municipalité de Pune ayant ouvert des maternelles gratuites, Ratnasagar éprouve quelques difficultés à augmenter les écolages sur ces quartiers.
Anne-Claire Hay a conseillé à Ratnasagar d'ouvrir des classes préscolaires dans des quartiers plus pauvres et qui ne bénéficient pas de maternelles municipales gratuites.


A Indira Nagar (New Bombay), Alert India a réussit à faire co-financer les 5 maternelles par la municipalité. Le reste est couvert par les parents d'élèves. 130 enfants sont ainsi préscolarisés. Alert India n'apporte plus qu'un appui technique et pédagogique.

 

MJK a lancé des balwadis semi-privés sur les quartiers de Barat Nagar et Golibar, et a favorisé parallèlement l'ouverture de classes préscolaires dans les écoles municipales.

Si les classes préscolaires ouvertes dans les écoles publiques sont obligatoirement gratuites (obligeant du coup le programme a prendre en charge la totalité du salaire des éducateurs), les avantages sont nombreux :
- les enfants ne changent pas d'écoles lors du passage en élémentaire,
- cela constitue un point d'entrée dans les écoles (auxquelles MJK pourra ensuite proposer des classes de soutien scolaire)
- on atteint les plus pauvres,
- le local étant gratuit, le coût pour le programme n'est pas plus élevé que dans le cas des maternelles semi-privées de Golibar par exemple.

Maternelle à Barat Nagar (Bombay) programme MJK

De surcroît, Jean Copreaux, responsable du suivi des programmes menés par Door Step, MJK et Path, pense que d'ici 1 à 5 ans, la municipalité prendra en charge le salaire des éducateurs.

En septembre 2001, 474 élèves fréquentaient les classes préscolaires appuyées par MJK ; parmi eux, 20 seulement reçoivent un appui financier du programme pour le paiement des écolages. (130 enfants sont inscrits dans les classes préscolaires ouvertes dans les écoles municipales).

La méthode testée par Door Step School dans les bidonvilles du centre de Bombay est encore différente : Door Step School voulait avant tout être sûr que la semi-privatisation ne ferait pas baisser la qualité de l'enseignement (les éducateurs de Door Step étant rémunérés en fonction de leur très bon niveau).

Des balwadis semi-privés ont donc été ouverts avec des écolages élevés (50 Rs mensuels soit environ 10 FRF), les 6 premiers mois étant payables d'avance ! Le taux de collecte est de 94%.

Dans un second temps, Door Step School réfléchit à un système de bourses permettant d'intégrer à ces classes de qualité les enfants les plus pauvres.

77 enfants fréquentent les classes maternelles appuyées par Door Step School, 74 enfants les classes d'éducation informelle et 57 enfants les classes de soutien scolaire.

Jean Copreaux a fait une étude pour vérifier le niveau socio-économique des bénéficiaires des actions menées par MJK, (Barhat Nagar, Golibar, TB, présco) Path (Chembur, TB, AF) et Door Step School (Bombay Centre, présco, soutien scolaire), Alert India (New Bombay, TB, présco, AF); l'étude confirme que les programmes touchent les plus pauvres (tous les bénéficiaires sont en-dessous du seuil de pauvreté).

Famille accompagnée par le projet AF à Cheeta Camp

L'accompagnement familial

Que ce soit à Pune ou à Bombay, les équipes d'accompagnement familial ont atteint un très bon niveau professionnel. Les bonnes relations avec les ONG partenaires permettent aux programmes de fonctionner dans de très bonnes conditions.

Pour Navnirman (Malwany, Bombay), Isabelle Roche a étoffé l'équipe en recrutant comme accompagnatrices des mères de familles anciennement accompagnées, portant ainsi à 6 le nombre d'accompagnatrices.
180 familles sont actuellement suivies.

De juillet 2000 à juin 2001, 430 familles ont été suivies. Sur les 403 familles sorties, 82% sont des "sorties positives". La durée moyenne de suivi est de 4.3 mois, 4 problèmes sont recensés par famille en moyenne et chaque famille reçoit en moyenne 16 visites.

A New Bombay, l'accompagnement familial mené par Alert India sur le bidonville d'Indira Nagar (8000 hb) a permis de couvrir toutes les familles éligibles et d'obtenir de très bons résultats : toutes les femmes enceintes sont suivies et accouchent à l'hôpital, tous les enfants sont scolarisés… De plus, la municipalité de New Bombay a ouvert des services (écoles, dispensaires) à proximité du bidonville.
Avant d'envisager un retrait total, Alert India a ouvert une permanence sociale sur le quartier et mis à disposition une accompagnatrice.

Path, qui participe au programme de lutte contre la TB à Bombay, vient de démarrer une action d'accompagnement familial à Chembur. 36 familles sont actuellement suivies.

Sur le programme de Pune, mené par Sneh Deep avec un appui technique de Anne-Claire Hay, 1224 familles ont été suivies en deux ans (juin 99 - mai 2001). Au démarrage du programme, 4760 familles avaient été identifiées comme éligibles pour un travail d'accompagnement (sur les bidonvilles de Kashiwadi, Janawadi, Lohianagar, Fish Market, Patil Estate, Kamlar Putla, comptant 60 000 hb). L'équipe terrain a donc déjà touché plus d'un quart d'entre elles.
550 familles sont actuellement suivies par l'équipe de 15 animatrices appuyées par 4 assistants sociaux et 1 coordinateur.
Deux permanences sociales sont ouvertes depuis août dans les quartiers de Kashewadi et Janwadi.

Après 15 ans de collaboration et de progrès, le partenariat avec Deep Griha était arrivé au maximum de ce qu'il pouvait apporter. Mrs Onawale, la directrice, n'ayant pas souhaité mettre en œuvre les méthodes spécifiques d'accompagnement familial dynamique, la collaboration s'est achevée en juin 2001 (cette action ne représentait que 10% du budget global de Deep Griha).


La lutte contre la tuberculose à Bombay

Les dernières Nouvelles d'Ailleurs présentaient les avancées du programme de lutte contre la tuberculose à Bombay, mené par Jean Copreaux en partenariat avec 4 ONG indiennes, la municipalité de Bombay et le programme national.

En septembre, Philippe Redon (Secteur Afrimad) a effectué une mission d'appui sur ce programme. Philippe - qui a suivi entre autre des activités de lutte contre la TB en Haïti (de 86 à 89) puis en Inde (de 90 à 96) et enfin en Ethiopie (depuis 96), avait déjà effectué une première mission en 1998 pour relancer les activités de contrôle de la TB.

L'objectif de cette mission était de faire le point sur le programme après 3 années d'activité, et d'évaluer la pertinence des nouvelles actions et extensions prévues : collaboration avec les médecins privés et formation des travailleurs sociaux de la municipalité.
Le rapport de mission de Philippe sera disponible prochainement.

Sources : Gaspard Schlumberger

PHILIPPINES

Après l'incendie qui a détruit 3 quartier du bidonville de Letre en avril 2001, 2 autres quartiers ont souffert le même sort, mais à des degrés moindres (à peu près 300 familles touchées contre 3000 pour le 1er).

LINGaP

L'équipe d'accompagnement familial a été étoffée et compte maintenant 7 accompagnatrices, 2 assistantes sociales, une assistante coordinatrice et une coordinatrice à temps partiel.

 

Les formations hebdomadaires données par Cécile Bizouerne (psychologue de formation) à l'équipe terrain portent leurs fruits et les accompagnatrices continuent de progresser.

290 familles sont suivies actuellement sur les zones de Letre et Tangos.

Sur les 5 écoles maternelles " semi-privatisées ", trois fonctionnent de manière autonome tandis que les deux autres sont en cours de consolidation.

Certaines associations de parents d'élèves ont augmenté les écolages, peut-être même trop parfois. Les parents d'élèves et les éducatrices doivent veiller à ce que les écoles restent accessibles aux plus pauvres, conditions d'octroi de la subvention complémentaire apportée par le programme.

Lingap doit également apporter un appui à la recherche de fonds aux associations de parents d'élèves responsables des écoles.

La prise d'autonomie de Lingap se poursuit et une convention de partenariat est en cours de discussion. Cécile consacre la plupart de son temps aux accompagnatrices sur le terrain, tout en réservant un temps de concertation hebdomadaire avec Angelina Bucu (Angie), la directrice de Lingap. Angie assume donc déjà la direction des activités, tout en bénéficiant de l'appui technique expatrié.

Cécile, qui est arrivée à Manille en mars 2001 quittera le programme pour des raisons personnelles à la fin de l'année. Durant ces 9 mois, elle aura beaucoup apporté, tant aux accompagnatrices sur le terrain qu'au niveau de Lingap. Un recrutement est en cours pour la remplacer.

Sources : rapport trimestriel Cécile Bizouerne juillet-septembre 01 ; Gaspard Schlumberger


TIPA, " un pont pour le développement des familles "

Le programme pilote reliant l'accès au crédit à l'accompagnement familial continue sur la zone de Road Ten. L'équipe s'est trouvé un nom : TIPA, Tulay para sa Ikauunlad ng Pamilya, " un pont pour le développement des familles ".

Ce programme est suivi conjointement par Sylvie Lewden et Cécile Bizouerne.

Deux Family Councelors suivent une cinquantaine de familles. Les premiers résultats sont très encourageants, comme la guérison de plusieurs cas de tuberculose après un traitement continu sur 6 mois. Il semble également que certains bénéficiaires se remettent à rembourser leur prêt une fois qu'ils bénéficient de ce service qui leur fait économiser des frais de médicaments, déplacements, procédures.
Bien que les résultats ne concernent qu'une cinquantaine de familles, l'expérience TIPA est concluante. Se pose maintenant la question de l'éventuelle extension de cette activité à d'autres agences UPLiFT.

Sources : Sylvie Lewden ; Gaspard Schlumberger

UPLiFT

Courant 2000, les taux de remboursement ont baissé de 8 points, ce qui est sans doute lié aux difficultés économiques du pays mais aussi à deux changements importants de la méthode Uplift : pour inciter les emprunteurs à maintenir leur épargne, les équipes ont désormais interdiction de prendre en compte l'épargne bloquée de l'emprunteur pour un remboursement du prêt avant maturité; le passage de la collecte quotidienne à la collecte hebdomadaire, décidé pour optimiser le travail de l'équipe et améliorer la viabilité du programme semble avoir également ralenti le rythme des remboursements.

Dès la fin de l'année, des changements profonds ont été entrepris. Une attention toute spéciale a été donnée aux ressources humaines et à la formation des équipes. Plusieurs Philippins ont été promus à des postes de responsabilité.

Chaque programme (Quezon City, Bulacaan, Navotas, Manila) est maintenant doté d'un responsable administratif et financier, dans l'attente de responsables de programme philippins qui prendraient en charge tous les aspects d'un même programme.

Les responsables expatriés mettent l'accent sur la responsabilisation des cadres philippins: un "comité de direction" se réunit tous les 15 jours pour harmoniser les procédures, discuter des éventuels problèmes, prendre les décisions nécessaires et mettre au point les nouvelles stratégies. Il se compose de Sylvie et Tita Baby (Julieta Estrada), Jérémy Hajdenberg, (arrivé en juin 2001) et Tita Glo, Luc Roullet (arrivé en mai 01) et Mylene Reobaldo et, pour le Network, Xavier Lesaffre ), Daye et Cheng (Lindsay Bautista).

La réorganisation seule ne suffirait pas sans un suivi rapproché du terrain. Un plan d'action a été mis au point pour mieux adapter le montant des prêts successifs aux besoins des emprunteurs. Les taux de remboursement se stabilisent et augmentent légèrement sur certains programmes.

Les résultats de l'étude d'impact menée par Xavier Lesaffre devraient être disponibles prochainement.

Sources : Sylvie Lewden ;
rapport de voyage de Franck Renaudin, juillet 2001

UPLiFT Network

L'objectif de UPLiFT Network est de permettre à des ONG philippines de lancer ou d'améliorer leurs actions de crédit par le transfert de tout ou partie de la méthode UPLiFT.

Le Network appuie actuellement 10 organisations de types très différents (coopératives, universités, ONG…, qui accordent environ 5000 par an à 3000 bénéficiaires).

Xavier et Daye ont redéfini les types de partenariat mis en œuvre. 3 degrés de partenariat sont donc proposés :
un premier type de partenariat donne accès à tous les services proposés par le Network (formation, suivi des actions et appui financier) aux organisations qui appliquent la méthode UPLiFT intégralement
Un deuxième type de partenariat donne accès à quelques uns des services proposés (pas de formation continue, pas d'appui financier, suivi allégé).
Enfin, un troisième type de membres seront des clients du Network, et payeront pour les services qu'ils souhaitent recevoir.
Xavier et Daye envisagent également de créer un réseau d'échanges d'expériences entre les membres du Network.

Sources : lettres mensuelles Xavier Lesaffre et Daye, juillet & août 2001


Des nouvelles d'Entrepreneurs du Monde

Valérie Dumans (qui fut responsable d'Uplift Network pendant plus de 2 ans) a rejoint en septembre 01 Entrepreneurs du Monde en tant que responsable des opérations.

Emmanuel Bor est arrivé à Manille en décembre 2000 pour lancer "Sikap", le premier programme d'EdM: ce réseau coopératif d'épargne-crédit. La première branche a ouvert en mai 2001 au Sud de Manille et compte 125 "membres".

Visitez le site d'UPLiFT : http://www.uplift.org.ph

 

 

Quelques nouvelles brèves des programmes éthiopiens :

Programmes de santé

Les activités de santé communautaire et de vaccination menées dans les deux zones de Bélé et Gesuba sont en cours de clôture et de transfert aux services publics locaux.

Dans le même temps, les programmes de contrôle de la Tuberculose et de santé reproductive (espacement des naissances et prévention des MST) progressent bien : tandis qu'Ayelé Ashenafi continue de développer ces activités sur Bélé (38 kebeles, 146 patients sous traitement), Démessié Damte a pris la suite de Patrick Mougenot pour le lancement d'un programme de contrôle similaire sur 26 Kébélés de la zone de Gesuba, avec une équipe de 9 animateurs performants (TB & Santé reproductive) et à ce jour environ 80 patients sont sous traitement.

On observe de nets progrès dans les résultats des activités d'espacement des naissances, sur Bélé comme Gesuba, sans doute grâce à une évolution des mentalités suivant l'exemple de femmes maîtrisant leur fécondité. Cette activité s'oriente vers une logique de recouvrement des coûts et s'appuiera de plus en plus sur des " Community Based Distributors " qui ont été sélectionnés et formés récemment.

Les programmes Hydrauliques et Agricole :

Asrat Lera, tout en poursuivant les réalisations sur les dernières zones non desservies de Bélé (très motivées mais très enclavées), a bien démarré les activités sur la nouvelle zone de Loma Bossa. A Gesuba, Christophe Humbert collabore très étroitement avec Asrat Lera, et s'emploie à améliorer la formation et l'action d'animation de son équipe. Il a amélioré la protection des captages par des techniques de végétalisation de la zone de protection.
On devrait desservir cette année environ 16000 bénéficiaires, dont environ 4500 sur la nouvelle zone.

vulgarisation de la culture du gingembre

Une enquête concernant la maintenance et la durabilité des ouvrages à été menée sur 137 points d'eau construits entre 1989 et 2000 dans le Kindo Koysha.
34 % de ces points d'eau ont
connu des pannes, les deux tiers de ces incidents techniques ont concerné les tuyaux d'adductions.
Nous avons calculé à partir des résultats de l'enquête la durée en deçà de laquelle la moitié des constructions n'ont connu aucun incident technique: elle est pour l'instant de l'ordre de 8 ans.

Abegas, l'agronome éthiopien, assisté par Gétu, poursuit les actions anti-érosives menées sur Gesuba, en augmentant la participation et la responsabilisation des agriculteurs qui réalisent désormais leurs structures sans appui direct.
Ils se lancent dans la vulgarisation de la culture du gingembre qui semble être une culture de rente d'avenir dans la zone.

Perspectives :

Frank Wiegandt, a lancé avec l'ONG locale CDSE une action pilote d'appui familial dynamique dans le quartier pauvre " Wolamo Sifer " à Addis Abbeba.
Il a également exploré, sur invitation de la représentation française, la possibilité de démarrer des activités dans la zone de Debre Birhan situées sur les hauts plateaux au nord d'Addis Abeba.

Une première prospection révèle que cette zone connaît de gros problèmes d'insécurité alimentaire liés à une diminution incessante de la fertilité de sols (conséquence de l'érosion, de la déforestation, du surpâturage…) et présente des besoins importants en matière d'approvisionnement en eau (12% seulement des besoins couverts, avec des périodes sèches très déficitaires), ainsi qu'en matière de santé, de scolarisation et de désenclavement.


Madagascar : lancement d'un programme santé à Manakara

Patrick et Martine Mougenot (qui furent responsables du programme de Gesuba Santé en Ethiopie d'octobre 97 à mai 2001) partent le 12 novembre pour Manakara où ils lanceront un programme santé dont l'objectif sera d'améliorer la situation sanitaire des populations de la région de Manakara.

Le programme consistera à renforcer les capacités des mères de familles afin qu'elles puissent répondre aux principales enjeux sanitaires : maladies hydro-transmissibles et paludisme.

Madagascar sur le vif :

notes de voyage de Damien du Portal
ou
" la fin du terrorisme fécal ? "

Bonne journée aujourd'hui : avec Fabian, nous sommes allés à Vatolambo, de l'autre côté du Faraony que l'on traverse en pirogue au niveau de Sahansinaka. C'est un village où un captage a été réalisé lorsque Laurent Grolleau était responsable du programme, où des latrines ont été construites lorsque j'étais moi-même RP et où une borne fontaine pour l'école a été rajoutée avec l'appui de Fabian; les villageois sont en train de réhabiliter l'école avec l'appui du projet scolaire.

On allait voir une animation hygiène organisée par Clarisse (animatrice hygiène); c'était sympa, assez participatif, jeux, sketchs et chansons avec les enfants, quelques questions aux adultes pour une activités pas encore totalement rodée mais ça m'a bien fait plaisir de voir tout cela : c'est en place, les choses bougent, on avance.

Les Mpanzakas nous ont servi à manger en nous remerciant et en nous disant que chez eux, ils n'y avaient pas eu de choléra et qu'il n'y avait plus de diarrhées grâce à la "poampy", chose que je n'ai cru qu'à moitié mais c'était sympa…

Après j'ai voulu aller voir la citerne construite au-dessus et au passage, voyant une latrine, en qualité de "curieux" et de "grand promoteur de latrines devant l'éternel" je suis allé inspecter celle latrine de deux ans d'âge, pour voir : je rentre, le couvercle est mis, c'est plutôt propre… Du coup, je soulève, me disant "comme d'habitude, c'est peu utilisé" et là, quelle surprise, la fosse (3.5 m de profondeur à la construction) est quasi pleine !

N'importe qui ressortirait en se disant "beurk, on ne m'y reprendra plus" mais moi je trouve cela génial et je dis aux autres "c'est incroyable, elle est pleine, super !"

Et effectivement, en me renseignant, les dix familles alentours l'utilisent effectivement. La discussion s'engage ensuite sur l'utilisation de la deuxième base. Les gens ont l'air d'avoir compris…

Du coup, dans le hameau suivant, à Nosilevo, je me précipite pour voir la latrine, et là, bonheur de la confirmation, c'est encore plus plein ! Les hommes de Nosilevo ont déjà prévu, tous seuls, de creuser la deuxième fosse jeudi prochain. RDV est pris pour qu'Angelin passe pour être témoin de ce moment historique !
Les Anciens nous expliquent que maintenant, les caféiers sont propres : "on peut même s'y asseoir et ramasser les grains de cafés tombées (chose inimaginable auparavant). Malheureusement, le café ne vaut plus rien même ici (1 FRF le kilo !), certains ne le ramassent même plus… Le vieux nous dit aussi qu'il y a beaucoup moins de mouches au village. BINGO !"

Damien du Portal, Manakara, 24 septembre 2001

MALAWI : Quelques nouvelles des programmes hydrauliques

La poursuite du programme de Chadza et la perspective de fin des activités sur la zone de Chitekwele se combinent avec le renforcement des structures de maintenance - pérennisation.

Celle-ci sera constituée d'un réseau d'artisans locaux. Les autorités traditionnelles et les agents locaux de développement des ministères de la Santé et de l'Eau interviennent activement dans la création de cette structure. Leur rôle sera renforcé pour la continuité de l'action.

Olivier Chanoine a repris le programme de Lilongwe-East avec l'aide de deux assistants : Mr Sitolo et Mr Mhango coordonnent respectivement les zones de Chadza et de Chitekwele. Leurs compétences respectives permet d'atteindre un bon niveau d'activités.

Benoît Michaux

Après une année de préparation et de mise en place sur la zone tout à fait nouvelle de Mulanje, le programme hydraulique, avait sélectionné en 2000 16 villages où intervenir dans un premier temps. 18 villages supplémentaires ont été sélectionnés au printemps 2001.

Préalablement à toute réalisation, une sensibilisation à l'hygiène est faite dans les villages, puis la communauté élit un comité eau. Ce comité est responsable de l'approvisionnement matériaux locaux pour la réalisation de l'ouvrage, et d'organiser l'entretien du futur ouvrage. Il est formé pour cela par l'équipe du projet.

A fin mai 200, 7 ouvrages étaient terminés, 5 étaient en cours de réalisation.

Le programme prévoit également la réalisation de latrines associées à des séquences de sensibilisation à l'hygiène spécifiques.

Sources : rapport déc. 00 - mai 2001, Olivier Baudens

Sur le programme de Mwambo, les 10 chantiers en cours de janvier à avril ont été considérablement ralentis par la saison des pluies abondante cette année. 15 nouveaux sites étaient en préparation.

Sébastien Guigue a profité de la saison des pluies pour retravailler sur la stratégie du programme avec l'équipe et pour écrire des " guidelines " sur chaque étape de la nouvelle stratégie, de la promotion du programme auprès des chefs de villages à l'évaluation technique et humaine, 6 mois après l'installation de la pompe.

Sources : rapport janvier - avril 2001, Sébastien Guigue

Le programme hydraulique de Kalolo a été ouvert suite à une demande du médecin chef de l'hôpital Saint Gabriel. Une visite de prospection en 2000 a validé les besoins de la Traditional Authority de Kalolo.

Olivier Standaert, arrivé en novembre 2000, a pu démarrer le projet en avril 2001 par une enquête auprès de 5 centres de santé, une enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques de 1200 familles réparties dans 100 villages différents et un bilan sur les points d'eau existants et leurs comités.

Les 105 879 habitants de la TA sont répartis en 414 villages. 203 points d'eau existent dont 138 en fonctionnement : seulement 33 % de la population a donc accès à un point d'eau protégé en état de fonctionnement.

Mais l'enquête CAP montre que seulement 20% des familles prélèvent leur eau dans des points d'eau protégés. 12.6% des familles prélèvent l'eau dans un point d'eau non protégé alors qu'il existe dans leur village un point d'eau protégé, qu'ils n'utilisent pas soit parce qu'il ne fonctionne pas (83%) soit parce qu'il est trop loin (13.4%).

Des réunions dans les 5 centres de santé et 22 réunions avec les chefs villageois ont eu lieu pour présenter le programme et ses objectifs. Une trentaine de requêtes ont été exprimées, soit directement par le chef de village, soit par l'intermédiaire d'un agent de santé du gouvernement en poste sur la zone.

La sélection des premiers villages est faite sur les critères suivants : chef reconnu par l'ensemble de la communauté, présence de personnes ressources (volontaire santé, comité villageois…), la taille du village (minimum 150 habitants), la motivation du village et sa situation géographique : les 5 premières constructions sont prévues dans les zones d'action des 5 centres de santé afin de consolider les relations avec les agents de santé.

Sources : rapport avril - juillet 2001, Olivier Standaert.

A Zomba-Thondwe, le recrutement d'un responsable pour remplacer Gérard Benech parti en mai 2001, a été retardé en raison de difficultés de financement. Finalement, Xavier Merveilleux du Vignaux accompagné de sa femme Patricia Jung, a repris en septembre le programme hydraulique de Zomba Thondwe.


Les programmes santé :

Santé scolaire à Zomba

Philippe Girard, accompagné de sa femme Susana Fonalleras, a pris en mars 01 la suite de Katja Wiegandt sur le programme d'éducation à la santé dans les écoles de Zomba (Frank et Katja sont maintenant à Addis Abeba).

Le projet de Zomba travaille avec 25 écoles primaires regroupant 30 000 enfants.

L'objectif du volet hygiène et assainissement est d'améliorer les connaissances et pratiques d'hygiène, d'équiper les écoles en latrines et tanks à eau pour le lavage des mains et d'organiser l'entretien de ces installations.

Représentation théâtrale sur le sida par des élèves de Zomba

Les objectifs du volet de prévention du sida sont :

  • d'augmenter les connaissances des élèves sur le sida et les MST, la santé reproductive et la contraception,
  • de diminuer les comportements sexuels à risque par l'enseignement des "life skills" (prise de décision, négociation…)
  • de promouvoir l'utilisation du préservatif.

La prévention du sida est un enjeu majeur au Malawi (16% de séroprévalence au niveau national). La population prend peu à peu conscience de l'importance du problème car nombreuses sont les familles qui déplorent un malade ou la perte d'un de leurs membres.

Les messages de prévention passent par les Toto Aids Clubs, clubs anti-sida constitués d'élèves des écoles (11 clubs de 30 à 55 élèves actuellement, 30 clubs prévus).
Des activités spécifiques sont menées avec des groupes de filles. Ces séances sont animées par une infirmière qui reçoit les jeunes filles en groupe, puis individuellement. 600 adolescentes ont bénéficié de cette activité d'avril à juin.

La formation de clubs villageois de jeunes sera également encouragée afin de toucher aussi les jeunes non scolarisés.

Une étude de faisabilité est prévue pour la mise en place de consultations spécifiques pour les jeunes, en concertation avec les services de santé.

Sources : rapport trimestriel avril-juin 2001, Philippe Girard

Santé scolaire à Lilongwe-East

Sur la zone de Lilongwe-East, le programme de santé scolaire fonctionne sur un modèle semblable: prévention du sida, équipement en latrines et tanks à eau, éducation à l'hygiène ; 42 écoles regroupant 44 147 élèves sont concernées, ainsi que 15 clubs de jeunes non scolarisés.

Anthony Vautier a travaillé en priorité sur la formation des clubs santé pour la rendre plus attractive, dynamique et participative. (42 clubs, 1260 élèves membres ; 12 clubs de filles, 960 membres, 15 clubs hors école, 450 membres)

Une enquête CAP a été réalisée en novembre 2000 sur 31 écoles et 569 enfants tirés au hasard. Les résultats montrent que 2/3 des enfants ont reçu une information sur les 8 sujets d'éducation à la santé dont la moitié par le programme, un agent de santé ou un membre des clubs. ¾ des élèves enquêtés déclarent connaître les clubs et avoir eu une discussion sur la santé avec eux.

Globalement, le niveau de connaissance reste bon même si certaines idées fausses ont la vie dure (16% des enfants pensent que le paludisme peut se contracter par l'ingestion d'eau contaminée).

Pour ce qui est des attitudes et pratiques, se pose le problème de l'influence culturelle, et du lien fait ou pas entre connaissances et attitude à tenir (2/3 des filles considèrent qu'il est impossible de refuser une relation sexuelle si elle est demandée…).

Cette enquête a permis de faire un point précieux pour l'orientation des formations pour l'année 2001 en essayant de rapprocher les connaissances du quotidien des jeunes, en englobant la sexualité, l'adolescence, les pratiques traditionnelles, mais aussi comment faire face à ce fléau dans la vie de tous les jours.

Au Malawi, la sexualité est précoce chez les enfants (parfois à cause de pressions, culturelles, ou pressions d'adultes….) ; un des défis est de donner les moyens aux jeunes filles de résister aux pressions qu'elles subissent, en travaillant sur leur capacité à communiquer, à décider et à négocier.

12 clubs d'écoles ont été sélectionnés en fonction de leur taille, de leur motivation et de leur situation géographique pour être des clubs " pilotes " : ces écoles bénéficient d'un programme plus intense avec 5 formations, 6 sessions de " life skills ", 11 sessions de groupes de filles, 5 activités supervisées par un formateur et une compétition de théâtre.

Sources : rapport semestriel janvier - mai 2001 Anthony Vautier

Programme de santé à Mazengera

Anne Moreau a bien repris en main le programme de Mazengera qui a souffert ces dernières années d'un manque de stabilité (sur les 6 responsables de programme successifs, seuls deux ont pu consacrer plus de deux années consécutives à son développement).

Le projet devrait évoluer maintenant vers une 3ème phase consistant à redynamiser les activités et à les compléter par de nouvelles actions préparant la pérennisation :
- mieux impliquer les autorités locales,
- mener en parallèle un travail d'éducation pour permettre aux familles d'améliorer leurs connaissances et comportements en matière de santé, notamment en santé reproductive, santé maternelle et infantile et pour la prévention des grandes endémies. Dans ces trois domaines, Anne pense que les groupes de femmes pourraient jouer un rôle déterminant.

Programme santé de Chitekwele

L'ONG malawienne, Work for Rural Health (WRH), démarrée en 2000 par Mr Kamanula avec l'appui du programme de santé de Chitekwele, continue les activités de prévention de la malaria par la vente de moustiquaires imprégnées : 1900 moustiquaires ont été diffusées de février à avril 2001 à travers les groupes de femmes, qui les remboursent à WRH une fois qu'elles les ont vendues. 83% des moustiquaires étaient déjà remboursées fin avril. WRH prévoit de vendre les moustiquaires à prix subventionné pour les familles les plus pauvres.
A terme, il est prévu que WRH reprenne les autres volets de ce programme de santé communautaire, démarré il y a 10 ans par Olivier Adam.

Pour les deux ou trois prochaines années Jean-Luc Bellut, arrivé en avril 01 (après avoir traviller avec Lingap à Manille) aura comme objectif de

  • consolider WRH,
  • développer les groupes de femmes (une quarantaine de groupes sont actuellement actifs et très motivés)
  • relancer le réseau de pharmacies communautaires
  • de poursuivre l'action de nutrition et suivi des familles d'enfants malnutris en la recentrant sur le suivi médico-social.

Rapport de Voyage P.Lesaffre, mars 2001

Pour des raisons personnelles, Gines Maldonaldo arrivé au Malawi en janvier 2001 sur le Programme agricole a décidé de quitter le Malawi fin 2001. Un recrutement est en cours pour le remplacer.

HAITI : Retour à la culture du café dans les Cahos ?

La Fédération des Associations Caféïères Natives (FACN) a été créée en 1994 par le ministère de l'agriculture (grâce à un financement de l'USAID) pour augmenter le revenu des paysans offrants aux producteurs un accès aux meilleurs prix sur le marché international tout en limitant le nombre d'intermédiaires dans la filière café.

Elle regroupe actuellement 22 000 planteurs structurés en 30 associations situés dans le Sud-Est, Grande-Anse et le Nord-Est. (Le café produit par la FACN est actuellement vendu sur le marché gourmet américain sous le label "Haitian Blue").

Le projet est de stimuler la production de café dans le Haut Cahos et d'en améliorer nettement le revenu par une commercialisation plus large, si possible sous le label "Haitian Blue". Cela doit se faire par l'implantation d'un centre de lavage de café à Pérodin.

Concrètement, il est envisagé de
- créer et/ou renforcer 100 groupements de paysans,
- former 1500 planteurs de café parmi ces groupements, qui seront organisés en 3 associations de planteurs (à Pérodin, Chenot et Médor)
- mettre en place des pépinières de reboisement (café Tipica et Ricins, Sucrins, Leucénas et Bananes)
- produire 300 000 plantules par an de variété Tipica pour l'aménagement de 200 ha de café à système de culture banane-café
- construire un centre de lavage de café à Pérodin,
pour la production et la commercialisation, en deuxième saison caféière de café " Haitian Blueâ ".

Le suivi et la formation des paysans, ainsi que le suivi de la culture et de la transformation seront assurés par la FACN sur financement UE.

Sources : " la production de fruits et de café dans les Cahos, une stratégie pour le reboisement ", Fabio et Anne-Sophie Sarmento da Silva, mai 2000 ,
Projet d'extension de la FACN à la région du Haut Cahos, Arnaud Boucquey, mai 2001

L'équipe des Cahos

Jean-Heudes et Myriam Sylla, agronomes, ont pris la suite de Marie Neau et Mathieu Allamano, sur le programme rural de Médor en septembre 2001.

Laurence et Dominique Martin, responsables du programme Santé de Pérodin depuis août 99 quitteront Haïti mi-novembre 2001. Ils seront remplacés par Sébastien Brignano et Célia Jeannot qui arriveront dans les Cahos à la fin du mois d'octobre.

Pierre Simler et Cécile Cristoph, arrivés en Haïti en juin 2000 pour suivre l'OKPK pédagogique quitteront les Cahos fin décembre. Ils seront remplacés par Noëlle et Gautier Havelange, qui arriveront sur place début décembre.

Hervé Le Yhuelic a effectué une mission en Haïti en août 2001, pour optimiser la base de données Access utilisée le suivi des enfants scolarisés dans les Cahos et pour les parrainages Aide et Action des Cahos. Il a réalisé une première version du guide de l'utilisateur. Il a également réalisé une base de données pour le suivi des maîtres des Cahos.

Programmes agricoles de Marigot et des Palmes

Une évaluation externe, cofinancée par le F3E a été réalisée en juin 2001 sur les programmes agricoles actifs depuis 14 ans sur les zones de Marigot et des Palmes, programmes qui ont été repris par les ONG haïtiennes ACDED et Concert-Action.

L'objectif de l'évaluation était à la fois de vérifier et mieux mesurer les résultats obtenus par les programmes, de valider les perspectives de pérennisation, et d'identifier les méthodes reproductibles développées par ces deux programmes.

lutte contre l'érosion

Globalement le rapport d'évaluation est très positif : les évaluateurs soulignent que le programme des Palmes a été l'acteur majeur du repeuplement porcin, a introduit le chou pommé KK Cross devenu une des sources principales de revenu dans la zone d'intervention, encadre une action de reboisement d'un niveau rarement observé et a mis en place une boutique qui a résolu les besoins d'approvisionnement en intrants essentiels de la population. La plupart des actions semblent en position de continuer même en cas de retrait ; le programme a aussi contribué à l'émergence de prestataire de service (agents vétérinaires, greffeurs, boutique…)

Les évaluateurs confirment que le programme de Marigot a mis en œuvre une approche ambitieuse et exigeante, en ajoutant à un appui technique classique un travail de fond sur le développement des capacités locales : des associations ont émergé qui sont aujourd'hui en position de formuler leurs projets et de gérer certaines activités ; le programme a également contribué à l'émergence de prestataires de services locaux.
L'igname, la banane, le chou les fruits et les arbres font maintenant partie des sources de revenus les plus importantes de la zone de Marigot.

Les évaluateurs estiment que la faiblesse la plus visible des deux programmes est le manque de données (indicateurs d'impacts…) et le manque d'analyse et de capitalisation.
Les méthodes reproductibles identifiées par les évaluateurs sont le repeuplement porcin, le reboisement et la technique de surgreffage. Ces trois points sont développés dans un chapitre particulier du rapport d'évaluation (et sont en ligne dans la section agro du site Pratiques)

Nous espérons que Cantave Saint-Louis, directeur d'ACDED et Anthony Eyma, directeur de CONCERT-ACTION, auront envie de donner leurs points de vue dans le prochain numéro des Nouvelles d'Ailleurs.
Le rapport final de l'évaluation est disponible sur demande. De même que pour l'évaluation des Cahos, le rapport est également en ligne sur le site du F3E., http://www.f3e.asso.fr

Programme d'appui aux écoles de Marigot

Eva et François Carme, respectivement responsables du programme d'appui aux écoles de Marigot et du Centre de Formation pédagogique de Marigot quitteront Haïti début décembre, après presque 4 ans.

Patson Grandin, assistant du programme, prendra la suite d'Eva Carme-Molinos sur le programme d'appui aux écoles. Pierre Teisseire, accompagné par sa femme Cécile Parisse, remplacera François Carme ; il sera détaché auprès d'ACDED pour le suivi et l'animation du centre de formation de Marigot. Pierre, Cécile et leurs enfants arriveront en Haïti le 16 novembre.

Au siège : Changements au service du personnel

Dode Laurant, qui fut responsable du recrutement à Inter Aide pendant 5 ans nous dit au revoir et part vers de nouvelles aventures :

"Après 5 années comme responsable du recrutement (et plus récemment du suivi de parcours) j'ai choisi d'évoluer vers une activité centrée sur l'accompagnement des personnes. Je vais donc rejoindre un cabinet de Ressources Humaines (Altedia) pour y réaliser des missions " d'outplacement " et des bilans de compétences. En route vers de nouvelles aventures !

Pour le recrutement, je suis remplacée par Patricia Anglès d'Auriac, qui travaillera en étroite collaboration avec Alain. Patricia a 27 ans, une formation de psychologue et une expérience de recrutement. Elle a également fait des missions sur le terrain, au Vietnam. Les entretiens annuels de suivi de parcours se feront avec Alain.
Je souhaitais surtout vous dire à tous et à chacun le plaisir que j'ai eu de vous rencontrer…. Je vous souhaite à chacun beaucoup de succès et de joies pour la suite de vos programmes et de vos projets professionnels et personnels. Je me tiendrais au courant de l'évolution des programmes… et de ceux qui les animent!

Tous mes vœux à chacun pour la suite de son parcours !

Bien amicalement,
Dode
"

Christelle Droguet a quitté Inter Aide le 21 septembre. Elle souhaitait s'investir dans de nouvelles fonctions et a trouvé un poste de responsable de la gestion du personnel qui correspondait à ses attentes dans une société d'études marketing.
Nelly Angelo est arrivée le 29 août 2001 pour la remplacer. La passation a pu être faite dans de bonnes conditions et Nelly est maintenant opérationnelle.

Recrutements: les postes à pourvoir sont en ligne sur le site internet de Coordination Sud http://www.coordinationsud.org/

Patricia Anglès d'Auriac, Chargée du recrutement




Quelques nouvelles des échanges organisés dans le cadre du réseau PRATIQUES
http://www.interaide.org/pratiques

URBAIN

Une rencontre réunissant les responsables de programme de prêts productifs aura lieu à Pune en Inde du 23 au 30 novembre 2001.
Elle a été organisée à l'initiative de Franck Renaudin avec l'appui de François-Xavier Hay et réunira les 12 responsables de programme crédit d'Initiative Développement, Entrepreneurs du Monde et Inter Aide, ainsi que le directeur de Cefor (l'ONG partenaire malgache) et l'assistant béninois du programme de Cotonou.

L'objectif général est de permettre des échanges concrets entre opérateurs terrain ayant, a priori, une approche commune de la micro-finance.
Cette rencontre sera l'occasion :

  • de faire le point sur les objectifs de chaque programme et les différentes approches mises en œuvre,
  • d'identifier et analyser les forces et faiblesses de chacune de ces approches,
    et à partir de là,
  • de discuter de stratégies communes, que ce soit en matière de méthodologie et/ou d'échanges d'expériences.

Accompagnement familial à Antananarivo

Emmanuelle Six a préparé 2 notes décrivant le travail mené avec les groupes d'hommes et avec les comités de quartier, formés pour jouer un rôle de relais entre les familles et le programme sur les quartiers où on se retire.
Ces notes ont été diffusées en septembre à tous les programmes d'accompagnement familial.

Semi-privatisation du préscolaire à Manille

Jean-Luc Bellut et Noeme Delmingues (Lingap) ont écrit une note décrivant le processus de semi-privatisation lancé à Manille. Elle sera diffusée très prochainement à tous les programmes préscolaires.

ÉDUCATION

APPUI AUX ÉCOLES EN MILIEU RURAL

Anne-Sophie et Fabio Sarmento da Silva (responsables de l'OKPK administratif jusqu'à juillet 01) ont rédigé 3 fiches sur leur expérience d'appui aux écoles des Cahos. Elles seront diffusées très prochainement.

Laurence et Renaud Keutgen prévoient de prendre la suite et de rédiger une fiche sur les comités d'écoles, leur fonctionnement, leurs responsabilités, et la formation et l'appui qu'ils reçoivent des programmes. La parution est prévue pour la fin de l'année.

SANTÉ

Caroline et Tanguy de Voghel, responsables du programme santé de Médor (Cahos, Haïti) ont écrit une fiche décrivant la mise en place d'une unité de soins bucco-dentaires à Médor : formation d'un auxiliaire de dentisterie, équipement du cabinet dentaire, conception des dossiers de suivi des patients…

Cette fiche a été diffusée en septembre à tous les programmes santé. Elle sera également en ligne sur le site web prochainement.

Laurence Martin-Collignon a écrit une note sur l'expérience d'éducation et réhabilitation nutritionnelle à domicile dans les Cahos à travers les " Ti foyers ".
Nous espérons que la fiche pourra être complétée et diffusée avant le départ de Laurence et Martin qui quittent Haïti mi-novembre après plus de 2 années comme responsables du programme santé de Pérodin.

Anthony Vautier, responsable du programme santé scolaire sur la zone de Lilongwe-East a écrit une note sur l'utilisation de la vidéo lors de l'éducation à la santé dans les écoles. Elle sera diffusée prochainement.


AGRICULTURE

Sandrine Gilson, responsable du programme agricole à Manakara (Madagascar) a commencé à rédiger une note sur la vulgarisation agricole. Elle devrait pouvoir être diffusée à la fin de l'année.


EAU ET ASSAINISSEMENT

La version provisoire de 2 manuels de formation pour les animateurs hydrau et les maçons réalisés par Benoît Michaux et l'équipe du programme de Lilongwe-East (Malawi) à la suite de formations ont été envoyés aux responsables de programme intéressés.
La version définitive sera incluse dans le CD-Rom en préparation sur les techniques, méthodes et procédures utilisées sur les programmes hydrauliques au Malawi.

Benoît Michaux a également écrit une fiche sur la construction de latrines scolaires au Malawi. Elle sera diffusée prochainement.

Anne Carpentier

 

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