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PRATIQUES
- urbain - synthèse micro-finance 1

Introduction
(26.11.01) |
Cette
rencontre a été organisée sur l'initiative de Franck
Renaudin avec l'appui d'Isabelle Roche, Anne-Claire et François-Xavier
Hay. Elle s'est faite sous l'égide de Pratiques, dont l'objectif
est de favoriser les échanges pour contribuer à améliorer
les actions terrain.
L'objectif général de cette rencontre était de
permettre des échanges concrets entre opérateurs terrain
ayant, a priori, une approche commune de la micro-finance.
Plus particulièrement,
l'objectif de cette rencontre était :
- de faire le
point sur les objectifs de chaque programme et les différentes
approches mises en uvre,
- de voir en quoi
ces approches sont compatibles avec les objectifs annoncés, en
analysant leurs forces et leurs faiblesses,
- d'échanger
sur les spécificités de chaque programme, sans occulter
les difficultés rencontrées, et les solutions apportées
- et à partir
de là, de discuter de stratégies communes, que
ce soit en matière de méthodologie et/ou d'échanges
d'expériences.
Cette rencontre a
eu lieu en Inde du 23 au 30 novembre 2001. Elle a réunit
22 personnes dont 12 responsables de programme crédit d'Initiative
Développement, Entrepreneurs
du Monde et Inter
Aide, le directeur de Cefor (l'ONG partenaire malgache) et l'assistant
béninois du programme de Cotonou. Les équipes de deux partenaires
indiens, Navnirman
et Annapurna, ont été rencontrées lors des visites
sur le terrain.

Malwani
(Malad, Bombay)

2.
Les préoccupations et attentes actuelles des participants
 |
Les attentes des participants
concernaient les thèmes suivants :
- le transfert d'un
projet de l'ONG Nord à l'ONG Sud,
- la viabilité
et l'autonomisation des projets,
- comment mesurer
l'impact des projets,
- quelle est la
vocation et l'objectif de nos projets
- quels services
proposer pour atteindre nos objectifs ? ces services doivent-ils être
intégrés ?
- la gestion des
mauvais payeurs, les indicateurs et outils de suivi.
Après une description de chaque projet (cf. fiches signalétiques
remises en début de rencontre,
à la disposition des membres de Pratiques sur demande.),
un tour de table permet de donner une réponse à la question
: quelles sont les convictions (personnelles) qui motivent nos actions
de micro-finance ?
| La
micro-finance est vue comme un moyen qui permet aux familles
les plus pauvres de prendre en charge leur propre développement.
|
| Pour
Inter Aide, nous dit Franck, la micro-finance est un moyen
parmi d'autres de toucher les plus pauvres, et présente
l'avantage de créer une dynamique. C'est une locomotive
à laquelle on peut raccrocher beaucoup de choses. Mais nous
sommes est loin d'avoir atteint notre but, et il est possible de faire
beaucoup plus pour toucher les plus pauvres. |
| A
la lueur de ses expériences, Initiative Développement
considère désormais que l'accès au crédit
est un besoin élémentaire des hommes et des familles
et que le micro-crédit permet de remettre les familles exclues
dans une situation de choix. |

Mardi 27 novembre
2001 matin: 3 ateliers de travail
3.
Pour un développement durable, quelle stratégie de management
choisir ?  |
Jocelyn Leclerc,
Laurent Biot, Xavier Lesaffre, FX Hay, Valérie Dumans, Bruno Montariol
.
Animation: Brigitte Marboeuf
L'atelier
devait répondre en priorité aux questions suivantes : comment
rendre un projet autonome? Quel management choisir?
L'atelier a commencé
par définir les termes utilisés :
L'autonomie
: c'est
la capacité d'un groupe à fixer ses propres objectifs,
à planifier lui-même son développement à
court et moyen terme, et sa capacité à mobiliser les
ressources et moyens à mettre en uvre pour atteindre
ses objectifs.
(L'autonomisation étant donc le processus menant à l'autonomie). |
En terme de management,
l'atelier considère que le contrôle d'une structure par ceux
à qui elle est destinée permet de limiter les risques de
dérives.
Les grandes "
lignes de conduite " pour rendre un projet autonome ont été
définies comme suit :
- Intégrer
dès l'étape exploratoire la volonté d'autonomie
- Favoriser
l'émergence d'un leader, d'une équipe, d'une structure,
à travers des formations de tout ordre.
- Favoriser
la construction d'une identité de la structure (adhésion
à des valeurs / maintien de l'objectif de base).
- L'ONG Nord
doit évoluer progressivement vers une position de conseil
aux cadres et à l'équipe
|
L'atelier s'étant
attaché avant tout à la définition des concepts et
des grandes étapes à suivre, il a manqué de temps
pour rentrer dans les détails concrets du type de management à
mettre en place, comment transférer et suivre le transfert de responsabilité
aux équipes locales? ... Quels sont les circuits de décision
?
Une partie de ces questions a été traitée lors de
deux autres ateliers " Cadre réglementaire :
avantages et inconvénients des différents statuts possibles
" et " transfert des responsabilités
aux équipes locales".
4.Approche
groupe ou Approche individuelle ?  |
Maurille Couthon
(rapporteur), Emmanuel Bor, Isabelle Roche, Franck Renaudin, Jérémy
Hajdenberg, Gilles Baube
Animatrice: Anne Carpe
Prêts
individuels, prêts individuels avec caution d'un groupe ou prêts
collectifs ? Pourquoi un groupe ? Cet atelier tâchera de faire partager
les expériences, d'en discuter les avantages et les inconvénients
en se référant, si nécessaire, aux objectifs fixés
par le projet. (FX Hay, extrait du "programme de la rencontre")
| L'atelier
est arrivé au consensus suivant : en milieu urbain, les
prêts productifs individuels permettent de toucher les plus
pauvres et d'adapter au mieux les autres services proposés. |
Dans les zones urbaines
où nous travaillons, l'exode rural est généralement
récent. Il y a peu de lien social et de solidarité permettant
de développer les prêts de groupe. (Le prêt individuel
est une des principales spécificités de la "méthode
Uplift" développée à Manille).
Toutefois, on reconnaît
que le prêt de groupe, si la solidarité interne joue, peut
permettre de toucher beaucoup de monde à un coût moindre.
| Les
projets continueront donc à privilégier les prêts
individuels, mais ils pourront être couplés à
des prêts de groupes, pour les emprunteurs menant le même
type d'activité par exemple (cf. Bénin), tout en gardant
une approche individualisée (de manière à ce
que chacun des prêts individuels accordé à chacun
des membres du groupe soit adapté aux besoins de l'emprunteur). |
L'approche groupe
est donc limitée à son minimum (caution solidaire + épargne
commune). Avantage des groupes pour le projet = coûts moins
élevés (une partie de la gestion du prêt étant
déléguée au groupe) et meilleur taux de remboursement
(du fait de la caution solidaire).
Avantage pour les emprunteurs : taux d'intérêt plus
bas (puisque les coûts pour le projet sont moins élevés
que dans le cas de prêts individuels).
L'inconvénient
des groupes est qu'ils semblent avoir tendance à limiter la
progression des emprunteurs.
____________________
note
1
: Les spécificités de la méthode Uplift développée
à Manille sont :
- Une
très grande flexibilité pour pouvoir toucher les plus
pauvres: aucune garantie, aucune épargne ou formation préalable
ne sont exigées. C'est l'emprunteur qui choisit le montant du
remboursement et de l'épargne. Il peut les modifier en cours
de contrat, sans pénalités.
- Une
responsabilité individuelle et non collective. Les bénéficiaires
ne sont pas solidaires du prêt de leurs voisins.
- Une
très grande proximité avec les bénéficiaires:
le personnel est recruté autant que possible au sein des communautés
appuyées par le projet. Les agences de crédit sont implantées
au sein des quartiers d'intervention.
- Un
suivi informatisé pratiquement en temps réel: chaque
paiement est saisi dans les 24 h. Les principaux indicateurs financiers
sont ainsi réactualisés. La situation individuelle des
bénéficiaires est reconnue en permanence.
- Le
prêt est un service parmi d'autres: d'autres activités
susceptibles d'améliorer les conditions de vie des bénéficiaires
sont également proposées.

5.
Services " + " (formations, AF, Épargne, collecte
à domicile...)  |
Sylvie Lewden,
Jean-Luc Galbrun, Anne-Claire Hay, Samuela Andrianome, Audrey Vignau et
Luc Roullet, Anne Carpentier
Nous avions
d'abord prévu deux ateliers différents sur les services financiers d'une
part et les services non-financiers d'autres part. Puis les deux ateliers
ont été fondus en un seul recouvrant tous les services. Les participants
à l'atelier ont finalement décidé de le recentrer
sur la question suivante: quels sont les services primordiaux qui doivent
être associés à l'épargne et au crédit
pour permettre d'atteindre notre objectif (le développement des
familles les plus pauvres)?
Les deux services primordiaux sont évidemment le prêt
et l'épargne.
| A
la quasi unanimité, l'atelier pense que le micro-crédit
doit être complété par une approche sociale. L'accompagnement
des familles est considéré par l'atelier comme le service
primordial pour permettre au crédit d'atteindre les plus pauvres. |
Comment intégrer
les services non-financiers au système de crédit ?
Les indicateurs financiers du projet doivent être accompagnés
d'indicateurs du développement de la famille afin que
les équipes locales gardent en tête l'objectif de développement
des familles (et ne se limite pas aux objectifs financiers).
Ces indicateurs permettront également de mieux évaluer
l'impact des services. |
L'accompagnement est
un travail dans lequel il faut se donner du temps : la durée de
l'accompagnement ne doit pas dépendre de la durée du prêt.
A l'inverse, le développement social ne doit pas limiter l'accès
aux prêts successifs.
|
Les équipes
d'accompagnement des familles et de crédit doivent être
différentes et spécialisées parce
que le crédit et l'accompagnement des familles sont deux
métiers différents.
Les responsabilités de chacune des équipes
(social / crédit) doivent être clairement définies.
Cependant, les
équipes doivent aussi travailler ensemble, puisqu'elles
travaillent au même objectif bien que de manière
différente.
|
Est-ce au projet
crédit de financer tout ou partie de ces services ?
Uplift
prévoit à terme de financer une partie des services
non-financiers sur le crédit. L'exemple de Navnirman montre
que c'est possible.
Cependant deux calculs de l'autonomie financière doivent être
faits : avec et sans les services non-financiers - et l'on peut continuer
de financer les services non-financiers sur des subventions spécifiques
tant que l'autonomie financière n'est pas atteinte. |
La première
partie de l'atelier ayant été consacrée à
échanger sur les différents services proposés par
les projets, nous avons manqué de temps pour :
- définir
les services primordiaux : qu'entend-on par accompagnement des familles
? Par formations ? Quels contenus pour quelles formations ?
- comment mettre
en uvre ces services primordiaux (avec quel niveau d'intensité)
?
- et répondre
à une autre question qui se pose sur plusieurs projets : quels
autres services proposer ? (prêts à l'habitat ? prêts
scolaires ? assurance ?
.)
| Pour
les autres types de prêts, il faut se garder de surendetter
les familles et promouvoir avant tout l'épargne et l'utilisation
de cette l'épargne. |
___________________
Note
2:
deux services indiens retiennent l'intérêt: le "partners' networking"
(Navnirman) qui met en rapport les emprunteurs (les producteurs et les
revendeurs par exemple) et les "common interest groups" (Pune)
: des emprunteurs peuvent par exemple se regrouper pour acheter leur stock
en gros à un meilleur prix.

Mercredi 28 novembre
2001 MATIN : (9 h 30 - 11 h en plénière)
6.
Accompagnement des familles (AF)  |
L'objectif
de l'accompagnement des familles est de responsabiliser les familles
les plus démunies et de les mobiliser sur des objectifs précis,
de renforcer leur confiance en leurs propres capacités et de
les encourager à faire appel aux services publics ou privés
existants.
A travers la résolution de problèmes concrets de santé,
d'éducation et d'accès à l'emploi, l'accompagnement
familial vise à remobiliser les familles afin qu'elles s'impliquent
dans une démarche de changement. |
Après identification
des familles à travers une enquête domiciliaire, l'essentiel
de la méthode repose sur de fréquentes visites domiciliaires
(hebdomadaires ou bi-hebdomadaires) pendant lesquelles l'animatrice établit
une relation de confiance avec la famille.
| L'accompagnement
des familles est une tâche délicate et les animatrices
doivent être solides, spécifiquement formées
à ce travail d'écoute " responsabilisante
", et suivies régulièrement. |
A Pune comme à
Bombay, 85% des problèmes perçus par les familles sont résolus
au bout de 4 mois. Les visites hebdomadaires sont stoppées et on
ne fait plus que des visites mensuelles pour vérifier que les résultats
se maintiennent : 6 mois après l'arrêt de l'accompagnement,
80% des familles ont maintenu ou amélioré leurs résultats.
|
L'objectif
de l'accompagnement des familles est de dynamiser les familles,
de leur donner confiance en elles pour qu'elles puissent devenir
autonomes. Navnirman évalue le niveau d'autonomie de la
famille ("sustainability") en mesurant :
- la capacité
de la famille à résoudre ses problèmes
- sa capacité
à faire des projets
- sa capacité
à aider les autres
|
En complément
des visites domiciliaires, des actions spécifiques peuvent être
organisées pour mobiliser les bénéficiaires dans
un cadre élargi (clubs de mamans, clubs des pères, ateliers
jeunes, ateliers d'éveil pour les tout-petits
). Des "
permanence sociale ", (lieux d'accueil implantés au sein des
quartiers, où les familles peuvent obtenir conseils, références,
ou demander un accompagnement plus appuyé) ont également
été ouvertes à Tana, Manille et Bombay.
Les liens entre
l'accompagnement familial et le crédit :
Le programme crédit-épargne
de Cotonou (PCE) a essayé de garder une approche sociale (formation
de l'équipe crédit , formation sociale des emprunteurs
). Mais de plus en plus, le suivi social se réduit à l'analyse
de la situation initiale de la famille. Pour être pleinement efficace,
le référencement à Racines pour l'accompagnement
des familles devra être formalisé.
Le programme crédit épargne de Cotonou considère
que le crédit est une clé d'entrée dans un quartier
où les emprunteurs constituent en quelque sorte le " peloton
de tête ". Le projet, qui a actuellement une approche minimaliste,
est clairement en train de se poser la question de la place du social
au sein du PCE. Pourtant, pour ID, le crédit est au cur d'un
travail social.
Les programmes
de Pune et de Tana font le même constat : le lien entre le crédit
et l'AF est difficile à mettre en place car ces deux actions ne
s'adressent pas aux mêmes populations. L'AF touche les familles
les plus pauvres des plus pauvres, qui ne sont pas éligibles (pas
prêtes) pour un crédit. C'est une limite du projet AF que
de ne pas pouvoir proposer de solutions aux problèmes économiques
des familles. (A Bombay, l'équipe d'accompagnement des familles
de Navnirman encourage les mères des familles à faire à
domicile des petits travaux rémunérés pour augmenter
leurs revenus, et les incite à épargner).
En revanche, Navnirman
à Bombay et Uplift Manille à l'échelle d'une agence
crédit ont chacun de manière différente réussi
à faire un lien entre le crédit et l'accompagnement des
familles:
à Manille,
après deux tentatives de rapprochement AF / crédit qui ont
échoué faute de préparation et de formation des équipes,
un projet pilote reliant l'accompagnement des familles au projet Uplift
a démarré en janvier 2001 en collaboration avec Cécile
Bizouerne (psychologue, RP en appui à Lingap):
2 conseillères familiales, intégrées à l'agence
de crédit de Road Ten, suivent les familles qui leurs sont référées
par les collectrices (les conseillères ne s'occupent absolument
pas du prêt).
Sur cette agence,
les deux actions (Uplift et AF) fonctionnent en harmonie. Pour l'instant,
ce projet ne touche que des familles bénéficiant déjà
d'un crédit mais l'ambition initiale est de toucher aussi d'autres
familles parmi les plus pauvres pour les amener progressivement au stade
où elles peuvent avoir un prêt. Deux questions se posent
maintenant: comment autonomiser ce projet AF et comment l'étendre?
Pour Navnirman,
à travers la résolution de problèmes concrets, l'objectif
de l'accompagnement des familles est de dynamiser les familles, de
leur donner confiance en elles pour qu'elles puissent devenir autonomes.
Dans ce sens là, l'accompagnement peut être vu comme le "tronc
de l'arbre du développement" dont les branches sont les services
proposés : crédit, éducation, référence
vers les services publics.
| A
Navnirman, les liens entre les projets AF et crédit sont systématisés
: la "family
form", l'outil d'évaluation utilisé par
toutes les équipes (AF, Crédit, éducation, TB),
stimule les équipes à travailler sur tous les problèmes
de la famille. Les coordinateurs de chaque volet se réunissent
chaque semaine pour référer les familles d'un volet
à un autre et suivre les référencements qui ont
déjà été faits. |
Environ 20% des familles
accompagnées sont référées au projet de micro-finance
. Il y a des cas où l'accompagnement des familles d'emprunteurs
a permis d'améliorer leurs remboursements.
Il est important de former les équipes crédit à
l'approche sociale et de former l'équipe sociale au
fonctionnement du volet crédit et aux conditions d'octroi du
prêt.
Par exemple, l'équipe AF de Navnirman travaille maintenant
sur la préparation au prêt avec la famille avant de référer
les familles au volet crédit (auparavant, elle référait
trop vite au projet crédit des familles qui n'étaient
pas prêtes). La clé est dans l'organisation des équipes,
à travers des formations et des rencontres régulières. |
Débat
Un débat suit
ces 5 présentations : Florence a noté que Maurille présente
le crédit comme une "clé d'entrée", comme
le fer de lance tandis qu'Isabelle pense que l'accompagnement des familles
est le "tronc du développement". Les directeurs d'ID,
Philippe et Bruno ne sont pas certains qu'il faille commencer sur un quartier
par le crédit ou par l'AF. Quelle est la position d'Uplift ?
| Uplift
Manille démarre par des actions de crédit mais avec
dès le départ une volonté d'ajouter d'autres
services (en commençant par la formation des emprunteurs). |
Jean-Luc Galbrun
pense pour sa part qu'en intégrant l'accompagnement des familles
au sein d'un projet crédit, on risque de ne toucher que les familles
des emprunteurs. Le référencement a un projet extérieur
lui semble plus efficace, en tout cas pour le Bénin ; pour lui,
les projets intégrant les deux services sont dans la schizophrénie.
Cependant Bidlisiw aux Philippines
et Navnirman à Bombay donnent de bons exemples d'intégration
des activités et Shridar pense que les projets d'accompagnement
des familles peuvent être financés par le crédit avec
au moins 4 ou 5 agences de crédit.
_____________________
note
3. Lingap fut une ONG philippines créée pour reprendre
des projets sociaux initiés avec Inter Aide à Manille.
Bidlisiw est l'ONG philippines qui a repris les projets sociaux
initiés avec Inter Aide à Cebu.
Projet AF Antananarivo : voir
les fiches pratiques URBAIN-1.1.1 à URBAIN-1.1.6

Jeudi
29.11.01 am : 3 ateliers sur la viabilité d'un projet de micro-finance
7.
Comment
mesurer la réussite d'un projet de micro-finance ?
(28.11.01) |
L'objectif général
de nos projets de micro-finance est le développement des familles.
Tous nos projets cherchent donc à évaluer l'impact de
leur action au niveau des familles.
La plupart des
projets sont confrontés aux mêmes problèmes :
- complexité
de l'élaboration de l'outil d'évaluation
- formation du staff,
- temps,
- complexité
de mise en uvre,
- et complexité
du traitement et de l'exploitation des données.
- Une autre difficulté
évoquée est d'obtenir une information vraie, en évitant
les biais.
| Un
point commun se retrouve sur la plupart des projets: on ne peut
pas se contenter de mesurer les aspects financiers ; l'aspect social
doit être pris en compte. |
Deux types d'outils
permettent de mesurer l'impact d'un projet :
- Les études
d'impact donnent une vision à un moment t.
Elles peuvent être intéressantes mais sont très
chronophages. Uplift Manille vient de réaliser une étude
pour mesurer l'impact du programme, voir si on touche les plus pauvres
et tester les indicateurs (qui seront repris dans l'outil de mesure
permanent). 600 personnes ont été interviewées.
Pour concevoir cette étude d'impact Xavier Lesaffre s'est beaucoup
inspiré du " Guidelines for Microfinance Impact Assessments
" du CGAP( http://www.cgap.org/html/p_cg_working_group_papers.html
et http://www.cgap.org/assets/images/Cgap3.pdf
).
Les 600 enquêtes sont remplies et attendent d'être saisies
La leçon tirée de cette expérience est qu'il faut
réfléchir à la base de données et anticiper
sur la saisie au moment où on élabore le questionnaire!
Ce type d'enquête est si chronophage qu'une question demeure :
ne faudrait-il pas mieux externaliser tout ou partie de ce travail
?
- Outils de
suivi permanent : les projets de Pune, Manille et Bombay travaillent
actuellement sur des outils de suivi / évaluation permanent ("
family form ", " leveling form ")
|
5 indicateurs
se retrouvent dans les outils présentés :
- revenu et
épargne
- équipement
et capital
- santé
& éducation
- et "
psycho-social " : la proposition de Navnirman de mesurer
les capacités de la famille à faire des projets,
à résoudre ses problèmes et à aider
les autres semble judicieuse.
|
La "family
form", qui permet de mesurer la progression des familles, doit
permettre aussi d'adapter au mieux le montant du prêt successif
(elle ne remplace pas pour autant la "business monitoring form").
Un outil de mesure d'impact permanent doit pouvoir capter l'utilisation
du prêt. (A Manille, les prêts sont officiellement " productifs
" mais on sait qu'au bout du 3ème ou 4ème prêt une partie est affectée
à d'autres types de dépenses. Il faut vérifier alors que les revenus générés
par le business augmentent toujours et permettront le remboursement, cf.
note Jérémy Hajdenberg sur la politique de prêts successifs à Manille).
| L'outil
d'évaluation permanent doit également favoriser le
référencement entre les projets. |
| Mesurer
l'impact de notre action et l'impact des services proposés
sur le développement des familles doit pouvoir nous aider
à améliorer notre action, à mieux adapter nos
services. Mesurer l'impact social sur les familles est également
une source de motivation pour les équipes terrain. |

8.
Viabilité institutionnelle et les cadres réglementaires
de la micro-finance
9.
Quels indicateurs suivre pour gérer un projet ?
10. La viabilité financière est-elle une fin en soi?
11. Mauvais payeurs
12. Formation des bénéficiaires
13. Formation des équipes locales
14. Transferts des responsabilités aux équipes locales
15. Échanges futurs
16. Conclusion
Annexe 1: fiches pratiques à
rédiger avant le 31.03.2002
Annexe 2: Liste des participants
Les fiches signalétiques
des projets sont à la disposition des membres de Pratiques sur
demande.
Anne
Carpentier, responsable du Réseau PRATIQUES
Voir
aussi la biblio Pratiques
crédit, et la page de liens
vers des sites traitant de microfinance.

Vous pouvez donner
VOTRE AVIS, faire part de vos idées et suggestions, par
mail ou sur le forum. Merci
!
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AVIS
IMPORTANT
Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte
Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas dire ce qu'il faudrait faire";
elles se contentent de présenter des expériences qui
ont donné des résultats intéressants dans le
contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
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