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PRATIQUES - eau et assainissement - 2. animation - Fiche E&A-2.1.2.
Cécile Casagrande, Damien du
Portal 1. Préambule
L'objectif des programmes hydrauliques ruraux tels qu'il sont menés
sur les programmes I.A. en République Dominicaine est de permettre
aux communautés bénéficiaires l'accès à
de l'eau de qualité et en quantité suffisante, dans le but
d'améliorer durablement les conditions d'hygiène et de santé.
(cf. fiche E&A-2.1.1) L'objectif de l'animation préalable menée sur le programme hydraulique de La Cabirma est d'aider la communauté à faire émerger son propre projet en matière d'eau et d'assainissement. Les gens n'ont souvent qu'une conscience assez diffuse des causes et solutions à apporter aux problèmes d'assainissement. Il est donc important de faire comprendre les mécanismes de la contamination de l'eau pour expliquer la nécessité de l'ouvrage et pour faire évoluer les comportements en matière d'hygiène. Une animation bien menée va faire de la communauté villageoise le véritable maître d'ouvrage du chantier. Cette communauté sera la première intéressée à ce que le chantier se déroule dans de bonnes conditions et donc le plus rapidement possible. L'animation aura donc aussi des conséquences tout à fait profitables sur le déroulement du chantier. Le projet doit donc être perçu non comme la partie qui souhaite réaliser l'ouvrage mais bien comme un prestataire de services ou " facilitateur " qui vient, en réponse à une demande, appuyer la communauté dans la réalisation de son projet, en n'apportant que ce que le village n'est pas en mesure de fournir (compétences techniques, appui financier). Il est donc important que les futurs utilisateurs participent à la construction de l'ouvrage au maximum de leurs possibilités : plus les personnes concernées s'impliquent dans la préparation et la réalisation d'un ouvrage, plus elles s'en sentiront propriétaires. En tant que propriétaires elles en prendront soin, elles comprendront l'importance de l'entretien et sauront qu'il leur incombe de le réparer en cas de problème. La participation communautaire est donc une des garanties de la pérennité de l'ouvrage, et c'est pour cela qu'elle est une condition sine qua non de l'implication du programme. Elle peut revêtir différentes formes telles que main d'oeuvre, logement et repas du maçon, apport en nature, apport financier de la communauté, obtention de financements locaux...
A La Cabirma, l'animation d'un village se fait à travers 8 étapes :
Nous avons fixé une durée minimum de 4 mois pour la période d'animation préalable. Cette période commence à partir de la réception d'une demande écrite (qui marque le premier engagement réel de la communauté villageoise) et dure jusqu'au commencement du chantier. C'est cette période (étapes 1 à 7) qui est décrite dans cette fiche. L'animation préalable est fixée à 4 mois minimum mais elle atteint fréquemment 8 mois voire 12 chez certaines communautés. Cette période est sans aucun doute la plus riche en terme d'échanges avec les villageois, en terme de structuration de la communauté autour du comité, en terme d'apprentissage et d'acquisition... Elle nécessite en contrepartie un investissement important de la part de l'animateur qui va suivre cette communauté et de la part du RP qui fait partie prenante de cette animation. Il faut maintenir l'animation, consolider les efforts de structuration et s'assurer que les bases de la volonté collective (exprimée à travers cette première demande écrite) sont bien partagées par l'ensemble des villageois.. Certaines de ces étapes sont conditionnées par le contexte dominicain (historique du programme, culture locale, niveau d'alphabétisation, niveau de vie, organisation villageoise...) et ne seraient donc pas toutes possibles dans d'autres contextes. Nous les avons néanmoins incluses, à titre d'exemple et pour donner une vision globale du processus d'animation utilisé sur le programme de La Cabirma (nous avons néanmoins transposé ce processus d'animation a Madagascar, en adaptant certains aspects cf. note prévue sur la communauté d'Anjorojoro).
En République Dominicaine, l'animation avant le démarrage des travaux dure donc en moyenne entre 4 et 8 mois, mais il est arrivé qu'elle dure jusqu'à 2 ans et parfois qu'elle n'aboutisse pas à la réalisation d'un ouvrage: en effet, si une communauté ne réussit pas à s'organiser pour la construction, elle sera encore moins à même de gérer et d'entretenir le point d'eau par la suite. Un ouvrage réalisé dans ces conditions a toutes les chances d'être abandonné rapidement, ce qui discréditera de manière générale les actions communautaires dans la région. Il nous est donc arrivé de quitter des villages sans démarrer de chantier. C'est pourquoi il est important qu'un grand nombre de communautés soient en phase de préparation simultanément, car cela permet de ne démarrer la construction que lorsqu'on estime que la communauté est réellement prête et motivée. Dans le cas contraire, on pourrait être tenté, pour "faire tourner" les équipes de construction, de démarrer avant d'avoir réaliser une animation suffisante... Du coup, pour pouvoir assurer un niveau de réalisation correct, nous avions une équipe d'animateurs bien étoffée, puiqu'elle comptait autant de membres que l'équipe de réalisation technique : 4 personnes de part et d'autre. Cette équipe permettait qu'une quinzaine de communautés villageoises soient en " préparation " en même temps. Les chantiers étant assez longs (10 semaines de chantier en moyenne pour des puits de 18 mètres de profondeur creusés à la main) nous pouvions assez facilement prévenir avec 3 à 4 semaines d'avance les communautés choisies pour démarrer les travaux. Cette organisation permet aussi de créer une émulation
entre les communautés : si une communauté s'aperçoit
qu'un village voisin ayant déposé une demande après
elle commence les travaux avant, cela provoque souvent un déclic
qui permet de terminer les préparatifs.
C'est le village qui initie la relation, il se place en demandeur... En République Dominicaine, l'action d'I.A., commencée il y a une dizaine d'années, est maintenant largement connue dans la région du Centre La Cabirma. C'est donc toujours à la suite d'une demande du village que démarre l'animation. (Il nous semble qu'il faut toujours placer la communauté en situation de "demandeur", même si le projet cherche à promouvoir son action, ce qui est souvent le cas dans une zone nouvelle). Si la requête est informelle ou orale, on demande aux personnes
qui ont pris l'initiative de la démarche d'apporter au centre La
Cabirma une demande écrite impliquant si possible les représentants
d'organisations communautaires déjà existantes (associations
de parents d'élèves, de voisins, de femmes...). Il nous est vite apparu qu'il était fondamental, pour la suite des relations projet / village, que l'intervention du projet soit perçue par tous comme la réponse à un besoin exprimé par la communauté. En effet, il est fréquent que les gens du village considèrent a priori que le projet a l'obligation (notamment vis-à-vis de ses financeurs) d'intervenir dans cette communauté et tentent donc, bien naturellement, de faire " monter les enchères " pour que le projet se charge entièrement de la réalisation de l'ouvrage. La demande écrite est la trace qui permet d'éviter tout malentendu à ce sujet.
L'animateur se rend au village d'où provient la demande. Il cherche alors à rencontrer les signataires de la demande. Il est intéressant de pouvoir les rencontrer séparément ce qui permet généralement d'en apprendre beaucoup sur la fiabilité de la demande. L'animateur propose alors de participer à une réunion de l'ensemble de la communauté, convoquée par les personnes qui ont adressé la lettre. Ce premier contact est également l'occasion de se renseigner pour savoir qui sont les autorités, les notables ou les leaders du village.
· avant tout, savoir si toute la communauté est
bien au courant de la demande faite au programme et y adhère, en
remontant à l'origine de la demande : correspond-elle à
un réel besoin ressenti par les villageois ? le projet formulé
dans la demande écrite répondra-t-il à ce besoin
? Dès le début de la réunion, grâce à des jeux d'animation , l'animateur cherche à faire s'exprimer d'autres personnes que celles qui ont effectué la demande ou que les notables du village. En effet, si dès le départ, une personne respectée explique que la communauté est pauvre, qu'elle a besoin d'eau et de l'intervention du projet, il est très probable que tout le monde abondera ensuite dans le même sens. Il nous parait donc plus efficace d'interroger au hasard les personnes présentes, par exemple sur les points suivants :
Après avoir ainsi " pris le pouls " des participants et en fonction de la motivation exprimée lors de la première partie de la réunion (en fonction également de l'affluence à la réunion), l'animateur évoque les possibilités et les conditions d'une éventuelle collaboration village/programme, en insistant sur les aspects suivants :
A l'issue de cette réunion informative, il n'y a pas encore d'engagement pris de part et d'autre. En revanche, l'animateur demande l'autorisation de réaliser des visites domiciliaires (voir grille d'enquête utilisée à Manakara en annexe 1). Comme cette réunion est particulièrement importante, la présence du responsable de programme est un plus.
Ces visites qui doivent être réalisées de façon exhaustive (chaque famille du village doit être visitée séparément) peuvent commencer sur la base du recensement transmis avec la demande écrite de soutien du programme. L'animateur visite chaque famille du village pour :
Les entretiens lors des visites domiciliaires sont " semi-directifs ". L'animateur possède une grille d'enquête qui permet de recueillir certaines données objectives mais qui doit surtout ouvrir des pistes de discussion. La visite domiciliaire est bien sûr un travail qui peut paraître long mais qui n'est en rien une perte de temps : sans visites à domiciles exhaustives, on risque de passer complètement à côté de certains problèmes et de conduire une animation mal adaptée (L'animateur chargé de l'animation de la communauté réalise cette enquête en 2 ou 3 jours - selon que l'habitat est plus ou moins dispersé - en faisant des visites de 10 à 15 minutes en moyenne par famille). Elle est réalisée par le responsable de programme, éventuellement accompagné du technicien du programme, pour savoir quelles solutions techniques sont réalisables (profil topographique, distances, type d'ouvrage - puits, captages, citernes - devis en matériaux). Comme ce n'est pas l'objet de cette présente fiche on ne détaillera pas ici ces aspects techniques . Cependant, du point de vue de l'animation, la visite technique est une excellente occasion de voir fonctionner le groupe face à un problème crucial : le lieu de l'approvisionnement en eau potable. Il est nécessaire d'obtenir un accord de l'ensemble des participants,
en vérifiant : Lors de la visite, il vaut mieux être à l'écoute
(inviter les femmes du village, les plus concernées par le problème
puisque qu'elles sont chargées de la corvée d'eau ; écouter
les commentaires des uns et des autres pendant la marche et la visite...)
plutôt que décideur. On peut toujours revenir plus tard si
nécessaire.
L'animateur accompagne la communauté dans la constitution du comité-eau
du village en expliquant quels sont traditionnellement les rôles
des dirigeants : à La Cabirma, les comités-eau sont composés
de 5 personnes : un président, un trésorier, un secrétaire
et deux membres (qui sont chargés de la transmission de l'information,
et éventuellement de l'apprentissage technique à l'entretien;
ils ont aussi une fonction de contrôle au sein du comité).
Il y a généralement des femmes dans le comité mais
le programme n'impose pas de quotas... Durant la période de création du comité on projette également deux diaporamas qui présentent différents types de " bons " et de " mauvais " dirigeants et de membres d'associations d'usagers, afin de faire réfléchir les villageois sur la manière de gérer leur organisation. En République Dominicaine, pour que le projet intervienne avec la communauté, on demande aux dirigeants élus par les villageois de suivre une formation de trois jours au Centre de formation La Cabirma (voir fiche E&A-2.1.4 " extraits de la formation des comités eau "). Durant cette formation, on simule, lors d'un jeu de rôles, les différents aspects de la gestion d'un ouvrage : réunions, recouvrement des cotisations, tenue des cahiers de comptes, rédaction des comptes-rendus, achat de matériaux, plan d'entretien de l'ouvrage, détournements de fonds... Mais la formation du comité se fait aussi " sur le tas ", par une mise en situation graduelle au sein de la communauté : l'animateur doit responsabiliser les dirigeants du comité et leur céder progressivement sa place d'animateur de réunions.
C'est seulement à partir de la signature du contrat qu'il y a un engagement formel entre le projet et le village. L'accord fixe les responsabilités et les apports des deux parties. En République Dominicaine, une des clauses du contrat de collaboration spécifie que si les travaux sont empêchés par un manquement aux engagements pris, (par exemple : pour le projet, absence du maçon ou retard de livraison des matériaux ; pour le village : nombre insuffisant de travailleurs volontaires...), sauf raison valable, la partie fautive doit verser à l'autre l'équivalent d'une journée de travail du maçon (150 Pesos dominicains). Afin de rendre cette disposition effective, le comité verse le jour de la signature du contrat un dépôt de garantie de 300 pesos sur le compte du projet. Cette garantie reste dans les mains du projet jusqu'à la fin des travaux. C'est une puissante motivation pour le respect du contrat car c'est rapidement une affaire d'honneur pour la communauté de récupérer la garantie intacte. Évidemment, pour le projet, c'est aussi l'obligation d'être professionnel sur le plan logistique car le village " se fait une joie " d'attendre l'équipe au tournant ! Les pré-requis pour le démarrage des travaux On considère qu'une communauté est prête pour démarrer le chantier quand elle a réuni différentes conditions :
C'est une période test pour le comité qui est toujours confronté à d'inévitables problèmes d'organisation : certaines personnes ne viennent pas travailler comme elles s'y était engagées (on peut prévoir des amendes...), il faut les relancer, les remplacer, etc. Un suivi exhaustif avec une liste d'appel permet au comité (et à l'animateur) de s'assurer d'une répartition équitable des tâches entre les participants. Certains membres du village payent un remplaçant pour travailler à leur place. Cette pratique doit être parfois contrôlée par le comité qui reçoit alors le paiement et choisit lui-même le remplaçant (il peut ainsi choisir une personne fiable et travailleuse et qui a besoin d'argent). Le cahier de suivi du chantier permet d'évaluer de façon très précise la main d'oeuvre apportée. L'animateur passe régulièrement sur le chantier pour suivre l'avancement des travaux et pour épauler le comité (en organisant par exemple des réunions de suivi). Le maçon, qui passe des journées pleines avec les villageois, doit pouvoir être un relais de l'animateur en le tenant informé dès qu'un problème survient (baisse de la participation, perte de confiance, manque de nourriture sur le chantier...). Durant cette période, le comité élabore aussi un règlement d'utilisation de l'ouvrage, travail auquel il a été préparé pendant la formation au Centre La Cabirma.
La fête d'inauguration doit être organisée par la communauté car elle reflète (et est à la mesure de) ce que représente l'ouvrage pour le village. L'inauguration permet de faire le bilan des efforts accomplis et des contributions de chacun (cf. cahier de suivi du chantier). Les habitants sont d'ailleurs souvent surpris de mesurer le coût global de l'ouvrage et l'importance de leur apport. C'est l'occasion de remercier tous les intervenants pour leur participation. Elle marque la fin de la collaboration contractuelle entre la communauté et le projet, le transfert de la responsabilité de l'ouvrage du projet au village et " l'accession à la propriété " pour le village (il n'est pas forcément inutile de rappeler une dernière fois que le village est bel et bien propriétaire de l'ouvrage, avec les avantages et les responsabilités que cela implique). L'inauguration permet donc de mesurer la force de l'action communautaire, qui débouche parfois sur d'autres actions (chemin, école, électrification...). On a vu des comités-eau se transformer en comité de développement du village. Dans les mois qui suivent la réalisation de l'ouvrage ... C'est une " période de sevrage " pour le comité, qui doit passer à un autre régime : mettre en place un calendrier de réunions, s'assurer des cotisations des usagers, appliquer le règlement. C'est toujours une période difficile, et l'animateur doit garder le contact, en dosant et en espaçant ses interventions en fonction de la maturité du comité eau et des usagers. En République Dominicaine, lors de l'inauguration, le projet accorde une garantie de 6 mois sur l'ouvrage pour tout vice de forme. Au-delà, (après formation spécifique) c'est l'affaire du village ! ... et après : rendez-vous dans 10 ans ? Les villageois sont préalablement formés et équipés pour pouvoir assurer la maintenance courante de leur ouvrage (cf. note disponible en espagnol sur le système d'entretien des puits mis en place par le programme de Bayaguana en République Dominicaine). Cependant, le projet fait des visites périodiques
(tous les 6 mois ou un an) pour montrer l'intérêt porté
au devenir de l'ouvrage. Une simple visite permet parfois de remobiliser
la communauté ou de redynamiser un comité. Ces visites "
post-construction " permettent également de voir si les options
techniques qui ont été prises tiennent la route sur le long
terme. Les étapes de l'animation décrites ici reflète la réalité des projets d'I.A. en République Dominicaine telle que nous l'avons expérimentée pendant 4 ans. Si les méthodes d'animation doivent être adaptées à la culture de chaque pays, notre expérience nous fait dire que le succès d'un programme hydraulique dépend en grande partie d'une animation menée auprès de chacune des familles du village, et qui intègre outre le problème de l'organisation des travaux, une dimension éducative. Annexe 1 : grille
d'enquête domiciliaire utilisée sur le programme Eau &
Assainissement à Manakara (Madagascar) Vous pouvez donner VOTRE AVIS, faire part de vos idées et suggestions, par mail ou sur le forum. Merci ! Retour au
sommaire animation Documents disponibles sur demande : En
savoir plus : d'autres idées et outils intéressants
sont détaillés dans le manuel " Outils et techniques
pédagogiques pour une formation participative " 1994 (58
p.) de Vétérinaires Sans Frontières. (copie disponible
au relais IA à Port-au-Prince ; ou à commander auprès
de VSF, Des jeux d'animation
très amusants ("je coopère, je m'amuse" et "jeux
coopératifs pour bâtir la paix" tome 2) peuvent être
commandés en français à l'adresse suivante: En espagnol: Técnicas
participativas para la educación popular, Vargas, Laura; Bustillos,
Graciela, 1995 - 1999 - Tomo 2. Edition ALFORJA Vargas, Laura; Bustillos,
Graciela Popular, 1995 - 1999. Ed, ALFORJA . "Amazi"
Fiche de l'animateur, Inades Rwanda (71 pages) : la partie animation
et très intéressante très "pratiques" (D.du
Portal, CdS Madagascar rural) photocopiable
* Cécile Casagrande a lancé le
volet prêts productifs du centre La Cabirma en République
Dominicaine de 94 à 98. Elle a été responsable du
programme de vulgarisation agricole de Manakara à Madagascar, de
janvier à juin 99. Actuellement responsable de BayAGUAna Servicio en République
Dominicaine, Didier Gallard a aussi travaillé en Haïti
sur le programme hydraulique d'Inter Aide dans le Nord Ouest de 1988 à
1990, et en Éthiopie sur le programme hydraulique de Bélé
de 1990 à 1992.
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