PRATIQUES - eau et assainissement - 2.1.5. animation préalable à Manakara

L'ANIMATION PREALABLE POUR LA REALISATION D'UN OUVRAGE d'accès à l'eau potable en 12 étapes ; un outil de suivi de ce processus.
L'expérience du programme Eau hygiène & assainissement de Manakara à Madagascar

Pierre-Yves DUBOIS*

1. Préambule
2. Description des différentes étapes de l'animation préalable à Manakara

2.1. La demande écrite formulée par la communauté
2.2. La visite de contact ou de "validation de la demande"
2.3. Les visites d'explication de la méthode d'intervention
2.4. La visite domiciliaire & l'étude de faisabilité technique
2.5. La création et la formation du comité eau
2.6. Les "conférences" éducatives
2.7. La création des équipes de travail
2.8. La collecte des matériaux locaux
2.9. La collecte des cotisations
2.10 Confirmation par les villageois de leur volonté de démarrer le chantier
2.11 L'engagement moral de l'animateur
2.12. La signature du contrat
3. Un outil de suivi de l'animation préalable dans les différentes communautés:
Le tableau de suivi des phases de l'animation préalable
Annexe 2: Tableau de suivi des phases de l'animation préalable adapté par Antoine Delepierre sur le programme AEP de Vavatenina (format xls)
Annexe 3 :Procès-verbal de réception provisiore de l'ouvrage d'approvisionnement en eau potable (PDF)
Annexe 4 : Contrat de gestion du point d'eau
(PDF)

Voir aussi Animation préalable et post ouvrage en 22 phases,
Programme d'Accès à l'Eau Potable à Vavatenina, Antoine Delepierre, juin 2005 - en ligne 9.9.05

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1. Préambule

L'objectif d'un programme d'Accès à l'Eau Potable (AEP) est de permettre aux communautés bénéficiaires d'accéder à de l'eau de qualité, en quantité suffisante, dans le but d'améliorer de manière durable leurs conditions de vie et d'hygiène.

L'amélioration de l'accès à l'eau potable se fait par la construction d'un puits ou d'une adduction gravitaire. Cette amélioration doit être associée à d'autres interventions en matière d'hygiène et d'assainissement (promotion de latrines semi-familiales, éducation à l'hygiène…).

L'animation préalable a pour objectif principal l'émergence d'un véritable projet d'accès à l'eau et à l'assainissement pour la communauté. La communauté villageoise doit vraiment se positionner en véritable maître d'ouvrage et le projet doit donc être perçu comme un prestataire de service ou un "facilitateur".

Il est donc essentiel que les futurs usagers participent activement à la construction de l'ouvrage en fonction de leurs propres possibilités. La participation communautaire est une garantie de pérennité parce qu'elle permet l'appropriation de l'ouvrage par les membres de la communauté villageoise.

Cf. également sur ce thème les Fiches E&A-2.1.1 et E&A-2.1.2

2. Description des différentes étapes de l'animation préalable à Manakara

L'animation préalable d'un village se fait à travers 12 étapes présentées ci dessous et décrites une à une par la suite.

1 demande écrite reçu au bureau du projet  
2 visite de contact Lors de la visite de contact, il est important d'essayer de repérer les leaders et les personnes sur qui l'on pourra s'appuyer par la suite
3 réunions sur les méthodes de travail plusieurs réunions puvent être menées selon la quantité de personnes présentes
4 Visites domicilaires 4' Visite des sources  
4'' Choix de la source ces phases (4) peuvent être menées en même temps ou l'une après l'autre selon les cas (l'une relève de l'animation et l'autre de la technique)
4''' Profil  
5 Constitution et formation du comité Eau
Elaboration de la "dina" (réglement intérieur)
Les membres du comité doivent être connus par toute la communauté et servir de relais pendant toute la durée de la préparation et des travaux qui vont suivre.
6 "Conférences" éducatives sur l'hygiène de l'eau  
7 Création des équipes de travail Il est important de connaître tous les "fady" (les interdits) du village
8 Collecte des matériaux Graviers, sable, bois pour les latrines et les clôtures, bois de chauffe...
9 Collecte des cotisations  
10 Confirmation par la communaté du démarrage du chantier  
11 Engagement moral de l'animateur  
12 Signature du contrat En fonction de critères objectifs, l'animateur soit être en mesure d'assurer que la communauté est prête


2.1. La demande (écrite) formulée par la communauté

Le programme base son intervention sur un principe de réponse à une demande villageoise exprimée. Pour cette raison c'est seulement suite à la réception d'une demande écrite venant de la communauté que démarre formellement le processus d'animation pour l'amélioration de l'accès à l'eau potable dans un village.

Ce pré-requis concernant la demande écrite peut évidemment être expliqué lors d'une première visite "informelle" notamment lors d'une prospection ou au cours de l'intervention d'un autre programme d'Inter Aide dans ce même village.

Cette demande écrite restera ensuite aux mains de l'animateur tout au long de l'animation pour bien prouver que l'intervention correspond à un besoin exprimé par la communauté et non à une obligation du projet (vis à vis de ses financeurs par exemple).

Les signataires de la demande écrite sont généralement les notables, les représentants administratifs (maire de la commune, PCLS,…) et certains leaders du village.


2.2. La visite de contact ou de " validation de la demande "

Suite à la réception de la demande, l'animateur s'assure que cette demande est connue de tous (et pas seulement de quelques notables) et que ce qui y est formulé correspond bien au souhait de la majeure partie de la communauté.
Pour cela il organisera généralement , (avec l'aide des signataires de la demande écrite), une grande réunion dans le " Tranobe " (maison du chef coutumier où sont prises els décisions concernant la communauté) au cours de laquelle cette demande sera validée s'il apparaît bien que l'amélioration de l'accès à l'eau potable est un besoin ressenti par la majorité et considéré comme prioritaire. Cela conditionnera ensuite l'appropriation de l'ouvrage par cette communauté.
Cette réunion pourra également constituer une première occasion pour essayer de repérer les leaders et les différentes personnes sur lesquelles on pourra s'appuyer par la suite.

2.3. Les visites d'explication de la méthode d'intervention.

C'est seulement après cette première réunion que l'on pourra véritablement expliquer les conditions d'une éventuelle collaboration du projet.

L'animateur insistera notamment sur les aspects suivants :

  • la réalisation d'un ouvrage hydraulique (surtout un captage de source) ne présente pas que des avantages (surcroît de travail pendant une période de plusieurs mois, modification des abords de la source, périmètre de protection, mise en place d'une structure de gestion du point d'eau, nécessité de créer une caisse villageoise…) ;
  • une mobilisation hors du commun sera demandée aux villageois (main d'œuvre et participation financière) ;
  • la qualité de l'eau, les règles d'hygiène et la construction de latrines sont également des conditions essentielles pour améliorer la prévention des maladies.

Ces différents aspects doivent être bien expliqués à tous les membres de la communauté et c'est donc pour cela qu'il n'est pas inutile de réaliser plusieurs réunions de ce genre afin qu'un maximum de villageois soient au courant des règles de la collaboration avec le programme.

Si l'on organise plusieurs réunions de ce style, il est important de suivre l'évolution du nombre de participants et de voir si les différents groupes sociaux sont bien représentés (les femmes, les jeunes…).


2.4. La visite domiciliaire.

L'animateur visitera chaque famille du village pour :

Ø être connu de tous et si possible gagner la confiance et la sympathie des habitants ;
Ø connaître les attentes et la motivation de chacun ;
Ø identifier les personnes ressources ;
Ø se faire une idée des rapports de force qui peuvent exister dans la communauté ;
Ø savoir combien de personnes habitent dans la communauté et pouvoir ainsi estimer le nombre d'utilisateurs potentiels du futur point d'eau ;
Ø connaître les points d'eau traditionnels et découvrir ainsi des sources pouvant être utilisées ;
Ø identifier les thèmes prioritaires sur lesquels devra porter l'animation, tant au niveau de l'organisation du village que sur la sensibilisation sur l'hygiène en général.

Ces visites doivent être effectuées de manière exhaustive (chaque famille du village doit être visitée séparément). La visite domiciliaire est un travail qui peut paraître long et fastidieux mais cela permettra ensuite de gagner du temps lors de l'organisation du village, lors de la réalisation de l'ouvrage et même lors du suivi post-ouvrage.
L'animateur réalise cette enquête en une semaine maximum en faisant des visites de 10 à 15 minutes en moyenne par famille.


2.4', 4'' et 4'''. L'étude de faisabilité technique.

Une étude de faisabilité technique est réalisée avant chaque construction. Elle prend en compte de nombreux paramètres (topographie des lieux, type de sources existantes, nombre de bénéficiaires, débit d'approvisionnement nécessaire, situations des différents éléments de l'ouvrage, des latrines…) afin de trouver la solution technique la plus appropriée répondant de manière optimale et au moindre coût aux besoins des villageois (adduction gravitaire avec ou sans citernes, puits...).

La visite technique se fait généralement au même moment que les visites domiciliaires. Il y a lieu à ce sujet d'arriver à un accord de l'ensemble des villageois sur l'appartenance du terrain (source, chemin de l'adduction, bornes fontaines), sur le choix de la source et sur le positionnement de la ou des bornes fontaines.

Lors de la visite et durant la marche, il est intéressant d'écouter les commentaires souvent instructifs des villageois. On invitera les femmes à s'exprimer, notamment pour l'emplacement du point d'eau (c'est généralement les femmes qui sont concernées par la " corvée eau ").

Le choix de l'emplacement du (des) futur(s) point(s) d'eau est un excellent moyen de tester la communauté face à la résolution d'un problème important.


2.5. La création et la formation du comité-eau

L'animateur doit accompagner la communauté dans la constitution du comité-eau du village notamment en expliquant les rôles et fonctions de chacun des dirigeants. Généralement, le comité est formé d'un minimum de cinq personnes (le président, le secrétaire, le trésorier, l'agent hydraulique et une responsable de l'entretien de l'ouvrage).

Le comité doit être créé le plus tôt possible, nettement avant le commencement des travaux pour de nombreuses raisons :

Ø si les membres du comité participent activement à la préparation et à la réalisation de l'ouvrage avec les villageois, d'une part ils auront une meilleure vision du travail qu'il a fallu fournir et d'autre part cela leur permettra d'avoir une meilleure reconnaissance de la part des villageois ;
Ø cela permettre designer l'agent hydraulique à l'avance. Il pourra aussi suivre une formation continue fournie par le chef-maçon et par le superviseur technique durant les travaux ; afin de bien comprendre comment fonctionne une adduction
Ø le projet disposera d'un peu de temps pour informer les différents membres du comité pour qu'il puisse directement exécuter leurs tâches dès la réception de l'ouvrage.


Le premier travail du comité-eau, mis à part l'organisation du travail en prévision du chantier, va être de définir un règlement intérieur (appelé " dina ") qui permet de faire réfléchir les villageois sur la future utilisation de leur point d'eau.


2.6. Les "conférences" éducatives

Des "conférences" éducatives sont présentées aux villageois avant le début des travaux.

Pour se faire, nous utilisons des supports de tissus, les flanellographes, qui permettent de diffuser à un grand nombre de personnes en même temps des messages clairs.

Dans la majorité des cas, les conférences sont présentées à l'extérieur, comme ici où l'animateur présente la conférence intitulée "L'eau c'est la vie".

(Voir aussi fiche E&A 2.2.2. Animation sur l'hygiène de l'eau "Conférence sur les microbes" à Manakara (format html) (ou pdf + illustrations)

 

2.7. La création des équipes de travail

Avant le début du chantier, il faut que le comité réalise un plan de travail avec une liste d'équipe journalière (composée de 8 à 10 personnes selon les villages et l'ampleur du travail à réaliser). Ce plan de travail doit être connu de tous et l'on peut éventuellement afficher la liste des équipes et les jours où elles travaillent.

Le premier travail de ces équipes journalières va être de préparer les matériaux locaux (voir point suivant). Il est donc intéressant à ce sujet d'inclure les femmes dans ce plan de travail car elles peuvent jouer un rôle important (récolte et transport du sable, préparation des repas…).

Lors de la formation des équipes journalières, on essaiera aussi de connaître les " fady " ou interdits (il est souvent interdit de travailler à certains endroits les jeudis) et les coutumes du village afin de pouvoir renseigner les maçons et ne pas risquer ainsi de commettre un impair lors des travaux.


2.8. La récolte des matériaux locaux

Avant l'arrivée de l'équipe technique, la communauté s'organise pour collecter les matériaux locaux : le sable et les graviers.

Pour le sable, ce travail est généralement dévolu aux femmes qui s'organisent pour aller le chercher à la rivière la plus proche. Pour ce qui est des graviers, nous envoyons "un casseur" qui à la lourde tâche de découper un rocher en pierres de blocage. Les pierres de blocage sont ensuite amenées sur les lieux du chantier et les villageois s'arrangent pour en faire des graviers grâce à des massettes prêtées par le projet pour l'occasion.

2.9. La récolte des cotisations

Pour les communautés de plus grandes tailles (présence d'un nombre plus important de notables et de commerçants), nous avons pris l'habitude de demander une participation financière (calculée généralement en fonction du nombre d'habitants et des possibilités financières de la commune et des villageois). La récolte des cotisations est effectuée par les membres du comité mis en place précédemment.

Nous avons aussi mis en place un système de garantie que nous appelons "caution de main d'œuvre" qui a pour objectif principal d'éviter les absences des travailleurs volontaires durant les travaux. Cette caution de main d'œuvre est calculée en fonction du nombre de points d'eau qui sera construit dans le village et doit être versée au projet avant la signature du contrat. La communauté étant intéressée pour récupérer cette garantie elle sera plus attentive pour respecter ses engagement en matière de participation. Un autre avantage de cette garantie est qu' à la fin des travaux et si tout s'est bien déroulé, les villageois disposent d'une somme d'argent intéressante qui pourra leur permettre soit d'acheter le kit d'entretien que nous leur proposons soit d'alimenter la caisse du comité pour l'entretien et les réparations futures de l'ouvrage.

2.10. Confirmation par les villageois de leur volonté de démarrer le chantier

Lorsque l'animation préalable est en phase terminale, nous demandons aux villageois par l'intermédiaire du comité si ils sont prêts à commencer le chantier. Il est important de poser cette question avant la signature du contrat car il arrive parfois que les villageois préfère reculer le démarrage du chantier pour différentes raisons :

· on approche d'une période agricole importante qui nécessite une forte main d'œuvre ;
· un autre chantier est prévu dans le même village ou dans un village voisin (réhabilitation école, piste…) ;
· un conflit reste encore à être réglé dans le village.


2.11. L'engagement moral de l'animateur.

Sur base de critères objectifs (cf. tableau ci-dessous) et suite à la confirmation par la communauté de sa volonté de démarrer le chantier, l'animateur pourra s'engager moralement et certifier" qu'il à fait tout le nécessaire pour préparer cette communauté et qu'il considère qu'elle est prête, c'est à dire que selon lui la réalisation devrait se dérouler sans problème et que l'on peu donc procéder à la signature du contrat avec la communauté.

La communauté est prête
1
80% de la cotisation est versée au programme
2
80% des matériaux locaux sont collectées:
sable et graviers
bois pour les clôtures et les cabanes des latrines
3
Une évaluation du nomrbe de personnes participant aux réunions a été relevée
4
Une évolution du nombre de personnes participant aux travaux communautaire a été relevée
5
La "dina" définie par le village est appliquée
6
La maison pour le logement des maçons est prête
La maison pour le stockage des matériaux est prête
Le bois de chauffage est récolté
7
Le comité eau exécute ses tâches correctement
8
Des personnes clés sur lesquelles les maçons pourront s'appuyer ont été identifiées
9
L'animateur est connu de tous dans le village

 

2.12. La signature du contrat.

Lorsque la communauté est prête (prise de conscience de tous sur l'importance de l'eau propre, garantie d'une participation réelle et massive des habitants), que la répartition des tâches entre le projet et la communauté est acceptée par tous, on procède à l'établissement d'un contrat de collaboration entre Inter Aide et le fokonolo (communauté).

Le contrat précise les engagements de chacun et est signé lors d'une réunion solennelle dans le Tranobe, maison où se déroule les cérémonies communautaires. Parmi les signataires, outre les autorités traditionnelles (mpanjakas) signent le président du comité eau et le représentant de la mairie.

La signature du contrat doit vraiment être ressentie par les bénéficiaires comme une passation entre l'animateur et le chef maçon. L'animateur a préparé la communauté et il doit donc laisser la place à l'équipe technique qui va réaliser l'ouvrage.


3. Un outil de suivi de l'animation préalable dans les différentes communautés

L'animation préalable est coûteuse en temps et en effort. La durée de l'animation préalable peut parfois prendre de nombreux mois et même parfois ne pas aboutir (problème d'organisation, de motivation…).

Il est donc important qu'un nombre élevé de communautés villageoises soient en phase de préparation en même temps. L'objectif est de ne pas commencer un chantier avant que la communauté ne soit réellement prête et motivée.

Nous avons donc une équipe assez importante chargée de l'animation préalable afin de permettre le choix lorsqu'une équipe de réalisation attend de démarrer un nouveau chantier.

Nous avons aussi développé un outil de suivi sous la forme d'un tableau synoptique mensuel (page suivante) qui reprend l'état d'avancement de cette animation dans tous les villages concernés. Ce tableau présenté ci après permet aux animateurs et à toute l'équipe de :

· repérer la communauté la plus avancée ;
· l'état d'avancement mois par mois de la préparation de chaque communauté ;
· repérer la prochaine communauté qui sera prête et pourra recevoir l'équipe technique.

Ce Tableau de suivi des phases de l'animation préalable a été repris et adapté par Antoine Delepierre sur le programme AEP de Vavatenina (format xls).

Annexe 3 :Procès-verbal de réception provisiore de l'ouvrage d'approvisionnement en eau potable (PDF)
Annexe 4 : Contrat de gestion du point d'eau
(PDF)


* Pierre-Yves Dubois fut responsable du programme Eau et Assainissement de Manakara (Madagascar) du printemps 2002 à l'automne 2003. il est maintenant responsable du programme Eau et Assainissement de Kalolo (Malawi) depuis août 2004.

Lajlah Durand a remplacé Pierre-Yves Dubois sur ce programme de Manakara. Depuis son arrivée sur le programme, des modifications ont été apportée à la méthode décrite ici par exemple, la création du comité eau se fait désormais plus tôt dans le processus. Cette fiche pourra donc faire l'objet d'une remise à jour dans l'année qui vient). Sur ce programme de Manakara qui vient de fêter ses 10 ans, l'accent est mis désormais sur la pérennisation à travers un travail l'animation post-réalisation, sujet sur lequel une fiche est également envisagée pour 2005.

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Voir aussi Animation préalable et post ouvrage en 22 phases,
Programme d'Accès à l'Eau Potable à Vavatenina, Antoine Delepierre, juin 2005 - en ligne 9.9.05

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Les fiches et récits d'expériences "Pratiques" sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de la "charte Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives et ne prétendent en aucun cas "dire ce qu'il faudrait faire"; elles se contentent de présenter des expériences qui ont donné des résultats intéressants dans le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient, au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à la condition expresse que les informations qu'elles contiennent soient données intégralement y compris cet avis .

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