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PRATIQUES
- eau et assainissement
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Rappel de quelques
principes éprouvés
en matière de promotion de lhygiène
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Damien du Portal*
mise en ligne mai 2007
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sommaire Eau-animation
Pour travailler sur les changements de comportement en hygiène
il est nécessaire que le « public cible» soit demandeur
(cf. document ci-dessous)
Mieux vaut diffuser que quelques messages choisis pour leur efficacité,
clairs et précis
Les messages clefs peuvent se résumer à :
- Consommation deau potable (Borne Fontaine / puits)
- Lavage du seau
- Ne pas tremper la main dans le seau (lors des ponctions à domicile)
- Lavage des mains après les selles (adultes ou nettoyage des
enfants)
- Utilisation des latrines.
Lexpérience montre que la « couverture du seau »
est une notion difficile et quil vaut mieux se concentrer sur le
lavage du seau pour être efficace (au vu des fréquences de
puisage : données d'enquête à traiter à ce
sujet
leau nest pas à priori stockée
longtemps).
Stratégie WASH (Unicef):
"A moins que votre travail sur terrain ne
montre autre chose, les études indiquent que le moyen le plus important
par lequel les microbes infectent les enfants (diarrhées), cest
en pénétrant dans leur environnement par le biais des selles.
Par conséquent, les deux plus importantes
pratiques que les programmes de promotion de lhygiène
doivent cibler sont:
ELIMINATION EFFICACE DES SELLES
&
SE LAVER LES MAINS AU SAVON APRES UN CONTACT
AVEC LES SELLES"
Cf. le document de lUnicef "A manual
on hygiene promotion, Water, Environment and Sanitation" Technical
Guidelines Series No. 6; UNICEF,
chapitre 3 «risk practices». http://www.unicef.org/wes/files/hman.pdf
Attention également aux confusions entraînées par
les messages généraux (ou mal maîtrisés par
les animateurs): par exemple lors du « prélèvement
» deau dans la rivière à Andalimena, lanimateur
a associé turbidité (leau est mavo-mavo) et
contamination, cest un raccourci qui pourrait amener à la
conclusion (courante- même chez les animateurs) quune eau
transparente nest pas contaminée (faire lexpérience
avec les animateurs concernant leau non salée/ puis salée
pour démontrer quune eau transparente peu déceler
des éléments invisibles ayant un effet important =>comme
les microbes).
Sans pour autant parler de « double-cup system » (une
tasse pour puiser l'eau dans le seau et un autre tasse pour boire) très
difficile à mettre en uvre (et ceci si un nouveau test danalyse
deau après trempage de mains montre effectivement un haut
niveau de contamination).
Comme dans lexemple ci dessous extrait du manuel de promotion de
lhygiène UNICEF:
les tableaux des "6 F"
Annexe : extraits
de A manual on hygiene promotion, Water, Environment and Sanitation Technical
Guidelines Series No. 6; UNICEF http://www.unicef.org/wes/files/hman.pdf
(traduction assez
approximative par Water aid Madagascar):
"SIX MYTHES DE L'EDUCATION EN MATIERE D'HYGIENE
La manière dont l'éducation en matière
d'hygiène était dispensée par le passé a eu
des résultats très faibles. C'était en partie dû
au fait qu'elle était fondée sur un certain nombre de mythes.
Mythe No. 1. Les gens sont des récipients
vides dans lesquels on peut tout simplement verser de nouvelles idées
L'éducation en matière d'hygiène commence rarement
avec ce que les gens savent déjà. Chaque société
a déjà des explications logiques pour les maladies (qui
peuvent inclure ou non les microbes). Si nous essayons de verser du vin
nouveau dans ces récipients déjà remplis, alors le
nouveau vin va seulement déborder. Les nouvelles idées vont
créer la confusion et lincompréhension. Certains rejettent
même les nouveaux enseignements en disant "ces médecins
ne comprennent tout simplement pas pourquoi mon enfant est malade!"
Mythe No. 2. Les gens m'écouteront
parce que j'ai reçu une formation médicale
L'éducation en matière d'hygiène suppose souvent
qu'automatiquement les gens vont croire ce que leur dit le personnel de
santé et que ceux-ci vont être respectés. C'est souvent
faux aussi bien dans les pays développés que dans les pays
en développement. Il n'y a aucune raison pour quon ajoute
foi à lintrus qui arrive avec ses idées étrangères
plus quaux explications locales de la maladie, maintes fois essayées
et éprouvées. Et un agent de santé qui donne l'impression
de dire "c'est de votre faute si vos gosses tombent malades et meurent,
c'est parce que vous êtes sales" sera peu respecté par
la communauté.
Mythe No. 3. Les gens apprennent la théorie
des microbes en quelques séances au centre de santé
Tout le monde aime apprendre mais jusqu'à quel point seriez-vous
réceptif si vous vous inquiétiez d'un enfant malade dans
une salle d'attente de clinique? Même dans les meilleures des circonstances,
remplacer des idées anciennes au sujet d'une maladie avec des neuves
est un processus long et lent.
Mythe No. 4. L'éducation sanitaire
peut atteindre un grand nombre de personnes
Les principales améliorations de la santé publique exigent
des interventions, comme les programmes de vaccination ou de prévention
du SIDA, qui couvrent une large couche de la population. Mais est-il pratique
de donner des cours d'éducation sanitaire sur la théorie
microbienne d'une maladie à toutes les personnes qui s'occupent
des enfants dans une région? Prenons un exemple; supposons qu'on
veuille instruire les mères d'une province sur le rôle des
microbes dans les maladies diarrhéiques. La population est de 800 000
habitants, dont 200 000 mères, chacune d'elles ayant besoin
d'assister à trois séances de groupe au minimum. Si un formateur
peut assurer trois séances par jour, on aura besoin de 100 formateurs
qui travailleront intensivement pendant toute une année. Peu de
programmes de santé trouveraient ceci réaliste.
Mythe No. 5. Les nouvelles idées
remplacent les anciennes
La plupart des gens ont en même temps dans leurs têtes plusieurs
explications concernant l'origine des maladies. Les conceptions populaires
de la maladie coexistent avec les conceptions médicales dans tous
les pays du monde et peu de gens, où que ce soit, expliquent la
diarrhée de l'enfant par des défaillances au niveau de l'hygiène
après contact avec les selles. Souvent, l'éducation en matière
d'hygiène ne fait qu'ajouter une idée de plus au sujet de
la maladie sans pour autant effacer les anciennes.
Mythe No. 6. Savoir veut dire pratiquer
Même si nous pouvions convaincre beaucoup de gens que les microbes
qui se propagent du fait d'une mauvaise hygiène sont la cause de
maladie, cela veut-il dire qu'ils changeraient leurs pratiques du jour
au lendemain ? Bien que les connaissances sur la maladie puissent être
de quelque secours, il se peut que les nouvelles pratiques soient trop
difficiles, ou coûtent trop cher, ou prennent trop de temps, ou
que d'autres personnes y soient opposées. La crainte de la maladie
n'est pas une préoccupation constante et souvent n'est pas un facteur
important de changement de comportement.
(Ces mythes sont adaptés du livret pratique
écrit par Van Wijk et Murre.)
La meilleure pratique en matière d'éducation
sanitaire ne commet pas toutes ces erreurs. Malheureusement dans le domaine
de l'hygiène, ces erreurs sont toujours très courantes.
Naturellement tout le monde a le droit d'être
informé autant que possible sur les questions de santé.
Tout particulièrement, chaque enfant à l'école devrait
avoir l'occasion d'apprendre les sciences de la santé. (Les programmes
d'hygiène scolaire constituent un sujet à part et ne sont
pas traités dans ces manuels).
Mais nous ne pouvons pas postuler que l'éducation
sur les microbes et la diarrhée va conduire directement au changement
de comportement ou qu'elle va avoir un impact important sur les maladies
diarrhéiques.
Qu'est-ce que la promotion de l'hygiène?
La Promotion de l'hygiène est une approche
planifiée visant à prévenir les maladies diarrhéiques
par l'adoption généralisée de pratiques sûres
en matière d'hygiène. Elle commence par ce que les gens
de la localité savent, font et veulent et se construit dessus.
Le schéma ci dessous montre comment l'équipe de planification
collabore avec les communautés représentatives dans un processus
connu sous le nom de recherche formative. Le but étant de répondre
à quatre questions clés: quelles pratiques spécifiques
mettent la santé en danger ? qu'est-ce qui pourrait motiver l'adoption
de pratiques sûres? qui doit être visé par le programme
et comment peut-on communiquer efficacement avec ces groupes?
Les pratiques à risque
| Quelles sont les pratiques à haut
risque? |
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Ce que la
communauté sait,
fait et veut
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Les pratiques cibles réalisables |
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Qui utilise ces pratiques à risque?
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Les publics cibles |
| Qu'est ce que les gens aiment dans les pratiques
de remplacement? |
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Positionnement de message |
| Comment les gens communiquent-ils? |
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Ce que les
agents d'hygiène
savent
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Plan de communications |
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| La communauté |
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Recherche formative |
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Plan de promotion de l'Hygiène
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Une pratiques à risque est ... de diffuser
trop de messages!
Mieux vaut 2 messages principaux, attratifs,
réalisables:
les deux changement de pratiques les
plus importantes que les programmes de promotion de lhygiène
doivent cibler sont:
ELIMINATION EFFICACE DES SELLES
&
SE LAVER LES MAINS AU SAVON APRES UN CONTACT
AVEC LES SELLES"
(voir note sur le lavage des
mains)
Le manuel montre comment s'y prendre pour répondre à ces
questions en vue de la conception d'un programme complet de promotion
de l'hygiène pour la population en général, en collaboration
avec les principales parties prenantes. Des messages simples, positifs
et attrayants sont conçus pour des canaux locaux de communication.
On définit des objectifs de changement de comportement mesurables,
et des objectifs de gestion, de suivi et d'évaluation viennent
compléter la promotion de l'hygiène.
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Au lieu de :
Commencer dans un bureau / Utiliser seulement
ce que je sais
Donner des cours sur les microbes, la saleté
et la maladie
/ Communiquer de la manière qui m'arrange
=> La Promotion de lHygiène
:
- Commence au sein de la communauté
- S'enquiert des problèmes existants
- S'enquiert des raisons pour lesquelles
les gens veulent une bonne hygiène
- Bâtit sur la façon dont
les gens communiquent
les deux changement de pratiques
les plus importantes que les programmes de promotion de lhygiène
doivent cibler sont:
ELIMINATION EFFICACE DES SELLES
&
SE LAVER LES MAINS AU SAVON APRES UN CONTACT
AVEC LES SELLES"
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Sources : A manual on hygiene promotion Water, Environment and Sanitation
Technical Guidelines Series No. 6. http://www.unicef.org/wes/files/hman.pdf
Voir dautres schémas en anglais dans le document «
risk practices »
D'autres ressources UNicef en ligne sur http://www.unicef.org/wes/index_documents.html
* Damien du Portal Responsable des opérations
Madagascar rural -Ethiopie -Sierra Leone Inter Aide
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AVIS
IMPORTANT
Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas "dire ce qu'il faudrait
faire"; elles se contentent de présenter des expériences
qui ont donné des résultats intéressants dans
le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
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