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PRATIQUES
- eau et assainissement-1.7.2- santé scolaire
: latrines scolaires
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Construction
de latrines scolaires au Malawi
Modèle de 6 Latrines (2 x 3)
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Benoît Michaux*
Inter Aide, décembre 2000
mise
en ligne 25.01.2002
1. Détermination du site d'implantation
2. Méthode de creusement de la fosse en fonction de
la cohésion du sol
3. Creusement
4. Fondation des murs portants; les murs de la fosse
5. Sommet de la fosse
6. Dalle de sol
7. Réalisation des parois
Annexe : Matériaux
nécessaires pour un blocs de 6 latrines (fichier excel)
En savoir plus
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scolaire
Fiche E&A1.7.1. Latrines Cabirma
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AVIS
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Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas "dire ce qu'il faudrait
faire"; elles se contentent de présenter des expériences
qui ont donné des résultats intéressants dans
le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
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1.Détermination du site
d'implantation |
Ce document concerne la construction proprement dite des latrines,
l'encadrement et l'approche des collectivités scolaires feront
l'objet d'un document spécifique.
Outre l'organisation propre de l'école qui constitue le facteur
principal pour le choix de l'emplacement des latrines, quelques critères
sont à prendre en compte :
- Les distances : par rapport au point d'eau nous devons compter
plus de 80 m ; il s'agit en effet de concentration particulière
de matières fécales qui risquent de contaminer les points
d'eau. Par rapport aux bâtiments de l'école, la question
posée est plus sociale (odeur et perceptions) que technique.
Une distance de 30 m est proposée comme base de discussion avec
les collectivités scolaires. Il faut également considérer
la distance maximale au-delà de laquelle les élèves
préféreront des endroits plus proches.
- La visibilité : les latrines doivent être situées
dans un endroit discret sans être lugubre. Un nouveau bâtiment
peut faire la fierté des autorités scolaires et à
ce titre être placé dans des endroits stratégiques
pour la "notoriété" de l'établissement;
il est donc important de penser à la discrétion nécessaire
garantissant l'utilisation des latrines. La notion de discrétion
étant différente d'une culture à l'autre, il est
toujours intéressant de consulter les utilisateurs sur l'emplacement.
- L'orientation du vent : le vent peut avoir deux effets qu'il
convient d'utiliser au mieux : la propagation des odeurs et l'aération
du lieu. Il serait difficile de décrire tous les cas et les considérer
mais la détermination des vents dominants et l'analyse de l'effets
secondaires des latrines existantes pourront aider la détermination
de l'emplacement. Concernant l'aération: certains emplacement
sont abrités du vent et il est intéressant d'éviter
ces emplacements - une concentration des odeurs entraînera des
désagréments bien supérieurs.
- Niveau de l'eau et de la nappe : autant le remplissage de
la fosse est un élément important pour la survie de la
construction, autant les variations du niveau de la nappe réduisent
la stabilité de la fosse. Il est donc important d'éviter
des zones inondables ou des zones où la nappe affleure le niveau
du sol pendant la saison des pluies.
2. Méthodes de creusement
de la fosse en fonction de la cohésion du sol |
A. La méthode la plus simple employée lorsque le
sol le permet (cohésion suffisante, voir note sur la cohésion
des matériaux) est le creusement simple sans dispositif de stabilisation
et de sécurité.
B. En cas de faible cohésion, un système de bardage
(bois, métal ou autres matériaux) avec contrefort coulissant
peut être utilisé tout au long du creusement pour assurer
la stabilité des parois. Ce système est semblable au système
à fût coulissant utilisé dans le cas du creusement
des puits. Les parois temporaires "mobiles" sont unies grâce
à des contreforts. Nous pouvons imaginer que ces parois temporaires
descendent (ou non) au cours du creusement. Cependant la couche supérieure
est la moins stable. Le bardage est donc spécialement utile à
cette hauteur.
C. En cas de sols instables: la couronne. Il s'agit de réaliser
sur le périmètre de la fosse une couronne en béton
armé. D'une largeur de 20 à 25 cm et d'une profondeur de
30 - 40 cm. La structure sera réalisée avec gravier ou roche
concassée et 4 armatures seront disposées en carré
(côté = 12 cm) tout au long du périmètre (le
creusement de la fosse se réalisera quelques jours après
le coulage du béton). Des pattes d'encastrement peuvent être
réalisées dans le sol. L'armature est liée. Et le
recouvrement des armatures est de 20 à 25 cm. Le diamètre
choisi pour les barres est de 8mm. (cliquer sur le schéma pour
l'agrandir)

Procédure béton pour la couronne Le mélange 1/2/4
peut être utilisé ou 1/3/3. 10 à 15 sacs de 50kg de
ciment seront nécessaires pour réaliser la couronne.
D. Méthodes des pieux : moins efficace que la méthode
de la couronne, la méthode considère que les premiers 1,2m
sont les plus fragiles. Il s'agit d'enfoncer des pieux tout les 40 cm
et à 40 cm à l'extérieur de la zone à creuser
et ce jusqu'à 1,2 m. Le creusement se réalisera après
l'enfoncement des pieux. L'affaissement des parois sera donc atténué
par la présence de ces pieux. Une liaison entre pieux est nécessaire.
3. Le creusement  |
Le creusement est réalisé par la communauté; il est
cependant important que cette phase soit supervisée par le technicien
ou un maçon (spécialement si nous avons affaire à
des méthodes particulières de creusement). Il est nécessaire
de veiller au respect des dimensions.
Arrivé en fond de fouille, il est important de préparer
les fondations de parois. Cependant, si les capacités portantes
du sol en profondeur n'apparaissent pas suffisantes, il sera utile de
renforcer ce sol de fond. Si nous trouvons de l'argile, limon, nous pouvons
renforcer cette capacité par épandage de chaux (dans le
cas de monmorillonite, argile gonflante, nous pouvons diminuer le caractère
gonflant avec cette chaux) . Si nous trouvons du sable, nous remplaceront
la chaux par du ciment. Si les capacités portantes sont suffisantes,
il n'est pas nécessaire de réaliser cet épandage.
Concernant les déblais, ils sont évacués à
plus de 10 m de la construction et ne peuvent être utilisés
pour un nivellement de l'aménagement de surface.
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4.Fondation des murs portants

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Une petite fondation (roche + béton semi sec) peut être envisagée.
Les murs auront une épaisseur de 20 à 25 cm, nous réaliserons
donc cette fondation sur une largeur de 35 à 40 cm et une hauteur
de 20 cm.
Les murs de la fosse
Il est important de noter que les joints des briques ne seront pas cimentés
pour les murs de la fosse et ce jusqu'à la profondeur de 0,6m (pris
de la surface). La principale raison est la recherche d'équilibre
des pressions. En effet, les joints de mortier pourraient réaliser
une certaine étanchéité que nous ne recherchons certainement
pas. De plus les déchets fécaux doivent passer dans le sol.
A ce sujet, certains pense qu'il est préférable de garder
la fosse humide pour permettre une décomposition, une infiltration
et donc une durée de vie plus grande. Il serait certainement utile
de percer les parois à cet effet. Il en est de même pour
la paroi intermédiaire, divisant la fosse en deux parties.
Les joints sont donc réalisés en terre. Pour le mur central
des percées sont réalisées à près de
15% de surface (une brique sur 6).
Au fil d'aplomb, la verticalité est exacte à moins de 1
%.
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5. Sommet de la fosse 
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La dernière partie des parois de la fosse sera cimentée
ou dans le cas de la méthode par couronne, on utilisera celle-ci
comme partie supérieure. Il est nécessaire de prévoir
l'épaisseur de fondation du reste de l'aménagement de surface
et ses déblais pour l'arrêt des parois de la fosse. Le plafonnage
n'est pas requis.
Pour une couronne de maçonnerie cimentée, nous pouvons compter
4 à 5 sacs de ciment.
Pour une couronne bétonnée (comme expliquée en phase
de creusement), une douzaine de sacs de ciment est nécessaire.
Pour les pentes de sol, il est plus facile de prévoir les pentes
(1%) de sol avant de placer les dalles. L'ajout de ciment sur le sol représente
un coût que nous pouvons réduire dès ce moment.
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6. Dalles de Sol
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Le nombre de dalles qui compose la plate-forme peut varier, cependant,
la dalle pour un élément de latrines peut dépasser
les 300 kg, il est donc préférable de réaliser 12
éléments séparés.
Les projets " School Health " de Lilongwe et Zomba ont constaté
que les latrines avec porte en bois présentaient les désavantages
suivants:
- la mauvaise réalisation des latrines : les techniques de menuiserie
sont parfois mal connues et les réalisations précédentes
montrent des défauts constructifs;
- la mauvaise évolution dans le temps du bois et des charnières;
- les latrines avec portes sont sombres, obligeant les utilisateurs à
laisser la porte ouverte.
Ces constatations ont mené les projets Santé Ecole au Malawi
(Lilongwe East et Zomba) à opter pour les " Blair Latrines
".
Système symétrique : (cliquer sur le schéma pour
l'agrandir)

Avantage :
- D'avantage de discrétion pour les latrines d'extrémité.
- Stabilité accrue des murs d'extrémité
Système continu : (cliquer sur le schéma pour l'agrandir)
Avantage :
- Un seul moule pour les dalles de sol.
- Régularité des constructions
Plan des dalles : (cliquer sur le schéma pour l'agrandir)

Les lignes obliques sont les lignes de pentes 1 à 2 % ; La ligne
pointillée est la séparation des pentes. D'un côté
l'écoulement se fait à l'intérieur de la fosse. De
l'autre côté l'écoulement se fait vers l'extérieur
du bâtiment (L'épaisseur minimum des dalles est de 8 cm).
Les murs inter-éléments sont construits à cheval
sur deux dalles.
Trois dalles sont des dalles avec le trou à gauche ; les trois
autres à droite. Cela provient de l'axe de symétrie introduit
dans le dessin de la dalle de sol.
Pour les barres d'acier, nous appliquerons des barres dans le sens de
la largeur. Des barres d'acier (diamètre 8mm) seront choisies comme
armatures principales.
L'espacement sera régit comme dans le plan suivant (cliquer
sur le schéma pour l'agrandir)

Pour les armatures secondaires : nous pouvons employer de l'acier de
6 mm de diamètre d'entre-distance environ 20 à 25 cm. Cet
acier a pour but de maintenir les barres de 8 mm pendant les phases de
coulage du béton.
Les barres sont placées à environ 2 cm du bas de la dalle
pour réaliser les 2 cm d'armatures :
A l'aide de gravier concassé (2cm), éparpiller 20 à
40 kg sur le fond sur moule, y appliquer le grillage solidarisé
avec du fil de fer (le soudage n'est pas nécessaire) puis couler
le béton. Le gravier ne doit pas recouvrir tout le fond mais permettre
au grillage d'être sur-élevé de 2 cm. La question
des moules est délicate car elle entraîne un coût en
relation avec les délais de construction. L'utilisation de 6 moules
n'est judicieuse que si le projet planifie de les déplacer rapidement
d'une école à l'autre. La réutilisation des moules
en bois est possible mais limitée.
L'emplacement pour le coulage du béton est aussi important (terrain
plat !).
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7. Réalisation des parois

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A Zomba, Les parois sont réalisées en briques et en terre
et les joints sont finis en ciment. A Lilongwe, le ciment est utilisé
dans les parois mais les joints ne sont pas réalisés partout.
La méthode de Zomba est la plus économique mais légèrement
mois solide que celle de Lilongwe, les premiers défauts apparaissent
après 2 ou 3 saisons des pluies.
Les tuyaux d'aérations sont intégrés en partie extérieure
des parois latérales. Deux aérations sont largement suffisantes.
Design Lilongwe : Le réservoir d'eau est inclus dans la construction.
(cliquer sur le schéma pour l'agrandir)

(cliquer sur le schéma pour l'agrandir)

(cliquer sur le schéma pour l'agrandir)

Concernant le couvercle, les techniques les plus diverses sont utilisées
mais l'application des comportements adéquats prend du temps.
- Couvercle en métal, avec charnière et anse. Cette méthode
est utilisée à Lilongwe mais doit être améliorée
car les enfants rechignent à fermer la petite trappe (qui est souvent
sale). Une corde y sera appliquée et celle-ci sera tendue le long
du mur lorsque l'on veut ouvrir la trappe. Le problème de la corrosion
est restreint car les latrines sont abritées mais est toujours
présent. Une protection sera donc nécessaire.
- Couvercle en béton avec barre d'acier montante : utilisée
à Zomba mais le béton s'altère et le couvercle est
assez lourd pour les enfants.
- Couvercle en bois avec manche (70cm) facile à reproduire par
les communautés locales (un traitement du bois à l'huile
de vidange par exemple est néanmoins nécessaire).
Le design de Zomba : Pas de réservoir mais avec urinoir
complet.
Un système de barre coulissante à travers la paroi d'entrée,
sera prévu pour identifier la présence d'un enfant dans
les latrines. Cette barre sera remise en place lorsque l'enfant veut sortir.
(cliquer sur le schéma pour l'agrandir)

Annexe : Matériaux
nécessaires pour un blocs de 6 latrines (fichier excel)
En savoir plus :
Techniques de construction de latrines:
Latrine Building, a handbook for the implementation of the san-plat system,
Bjôrn Brandberg, IT 1997 www.itpubs.org.uk
A guide to the devlopment of on-site sanitation, R. Franceys, J.Pickford,
R.Reed, WHO 1992
Rural Water Supplies and Sanitation: a text from Zimbabwe’s Blair Research
Laboratory Peter Morgan , MacMillan 1990 (distribution TALC
ou IT)
Education à la santé :
http://www.irc.nl/sshe/index.html
Programme UNICEF / IRC pour l'éducation à la santé
: "School Sanitation and Hygiene Education : this UNICEF/IRC programme
focuses on development of life-skills, a healthy and safe school environment
and outreach to the families and communities".
UNICEF
publications on-line : cette section du site de l'IRC contient des
publications de l'UNICEF, téléchargeables, parmi lesquelles
on trouve "A Manual on School Sanitation and Hygiene"
(English - Français - Español) http://www.irc.nl/sshe/resources/online.html#unicefpu
Voir aussi
les "fact
sheets" de WELL ( http://www.lboro.ac.uk/well/resources/fact-sheets/fact-sheets.htm)
et notamment "why
promote sanitation?" et "Measuring
the health impact of water and sanitation"
* Benoît Michaux fut responsable du programme
hydraulique de Chitekwele au Malawi de novembre 98 à mai 2001.
Il est chef de secteur hydrau-agro Malawi depuis mai 2001.

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Fiche E&A1.7.1. Latrines Cabirma

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