PRATIQUES - éducation - appui aux école1.1.3

Animation Scolaire Rurale à Manakara : les contrats d'école
programme d'appui aux écoles de Manakara, Madagascar

Jean Copreaux
Yves Lecorgne*

Septembre 2000

1. Un engagement mutuel, contractualisé par des contrats
2. Ouverture, réouverture ou réhabilitation d'école : quels engagements?
3. Le contrat de réussite scolaire : quels objectifs?

Voir la contribution des lecteurs : Eva Carme-Molinos
+ Yves Lecorgne
Fiche ÉDUCATION 1.1.4.L'expérience de 12 écoles rurales de Marigot vers l'autogestion (Haïti) Eva Carme-Molinos, février 01

fiche ÉDUCATION 1.1.1. Animation scolaire rurale sur le programme de Manakara
fiche ÉDUCATION 1.1.2. Une séquence d'intervention basée sur la dynamique villageoise

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AVIS IMPORTANT

Les fiches et récits d'expériences "Pratiques" sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de la "charte Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives et ne prétendent en aucun cas
"dire ce qu'il faudrait faire"; elles se contentent de présenter des expériences qui ont donné des résultats intéressants dans le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient, au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à la condition expresse que les informations qu'elles contiennent soient données intégralement y compris cet avis .


1. Un engagement mutuel, contractualisé par des contrats

Comme on l'a vu, (fiche EDUCATION.1.1.1), l'objectif du programme d'appui aux écoles de Manakara, démarré en août 1998, est de faciliter l'accès au système scolaire de base pour un maximum d'enfants et de lutter contre l'échec et l'abandon scolaires une fois cet accès autorisé. Pour ce faire, le projet a choisi de travailler en deux étapes, la première préparant la seconde :

  • favoriser l'appropriation de l'école par les membres de la communauté villageoise et l'amélioration des conditions d'études (la réhabilitation des écoles, apport de mobiliers scolaires et formation des instituteurs).
  • apporter un appui à la scolarisation et au maintien des enfants dans le cycle d'étude primaire (actions d'animation scolaire familiale et communautaire, formation prévue d'un réseau d'animateurs villageois).

    La mise en commun de moyens humains et matériels pour la construction ou la réhabilitation d'école, de même que l'adhésion des membres de la communauté pour la scolarisation massive des enfants de 6 à 10 ans, sont contractualisées par une "dina" (contrat). Ce type d'engagement communautaire est traditionnel sur l'île de Madagascar, l'ensemble des "dina" constituant un code civil traditionnel.

    Dès 1996, L'UNICEF a introduit la notion de contrat-programme pour tenter d'impliquer plus directement les communautés dans la vie de l'école : les acteurs de la vie scolaire s'y engagent conjointement à participer de différentes manières à la vie de l'école (entretien de l'école, aménagement du jardin scolaire, organisation de kermesses…) . C'est sur cette base, où l'engagement de l'ensemble des acteurs du projet se trouve contractualisé, que le projet IA d'appui à la scolarisation et d'animation scolaire s'est construit.

Deux types de contrat, successifs dans le temps, sont proposés à trois catégories d'écoles.

Les trois catégories d'école sont :
- les Écoles Primaires Publiques (EPP) fonctionnelles au moment de l'enquête
- les écoles fermées, qui par suite d'une animation scolaire spécifique se voient rouvertes par l'action conjointe de la communauté et de l'administration scolaire locale
- les écoles communautaires, créées et gérées tant du point de vue de l'infrastructure scolaire que de l'embauche et du paiement de l'instituteur par les communautés.


Les deux types de contrats sont :

- le contrat associé à une action matérielle dans le cas de la réhabilitation d'écoles fonctionnelles, ou couplant scolarisation et action matérielle dans le cas de l'ouverture ou de la réouverture d'écoles
- le Contrat de Réussite Scolaire, dont l'objectif est la scolarisation massive des enfants de 6 à 10 ans et leur maintien dans le système primaire (5 années minimum).

 

2. Ouverture, réouverture ou réhabilitation d'école : quels engagements ?

Comme on l'a vu, les premiers contacts s'établissent durant l'enquête préliminaire, dont le principal objet est de mettre en évidence le couple besoins/motivation des communautés vis-à-vis du développement de leur école, mais aussi d'évoquer nos modalités d'intervention. Par la suite, un choix d'écoles cibles est effectué, basé sur les fiches d'enquête des écoles, d'une discussion directe avec l'animateur et d'une visite du responsable de programme dans les villages pressentis (au démarrage du programme, il était impératif que le responsable de programme se rende le plus vite possible sur les lieux afin de s'assurer de la motivation réelle des villageois. Maintenant que le projet est connu sur la zone, il vaut mieux que la visite du Responsable de Programme soit tardive, lorsque l'enquête a déjà révélé un potentiel d'intervention. Autrement, pour les villages, la visite du RP signifie "garantie de ciblage". Il est préférable de prendre une décision en interne entre l'animateur et le RP, avant que ce dernier ne rencontre le village).

L'école cible identifiée, l'animateur précise l'objectif à atteindre et les étapes de la collaboration avec le projet Inter Aide. Le positionnement est clairement en appui d'un projet communautaire :

a- c'est l'entreprise communautaire (comparée délibérément aux entrepreneurs de la région) qui demande au projet de l'appuyer dans une action de développement de l'école.
b- l'action du projet IA est associée à une durée, et donc à une échéance à laquelle les villageois doivent dès le départ se préparer.
c- Le projet IA n'est en fait là que pour aider à formaliser et concrétiser la dynamique scolaire villageoise.

Le contrat spécifie les engagements matériels et humains de chacun.

Dans le cas d'une ouverture d'école communautaire ou de la réouverture d'une École Primaire Publique fermée, l'essentiel des démarches incombe aux communautés villageoises : sollicitation du Chef ZAP (ZAP = Zone Administrative et Pédagogique; 27 chefs Zap sont chargés du suivi pédagogique des maîtres et du suivi du fonctionnement des classes) pour toutes les démarches administratives, appel à la CISCO (la Circonscription scolaire est chargée du suivi et de l'entretien des constructions scolaires, de l'approvisionnement en fournitures et mobiliers, et a également un rôle purement administratif dans la nomination des instituteurs et la légalisation des ouvertures d'écoles communautaires) pour la nomination d'un suppléant… L'essentiel de l'animation a pour objectif le maintien de la dynamique enclenchée, tant pour toutes ces démarches qu'à l'égard de la construction ou de la réhabilitation par la communauté d'un bâtiment scolaire et, à terme, de la scolarisation massive des enfants du village.

Pour ce qui est du contrat de réhabilitation, les éléments contractuels sont directement liés à la réalisation matérielle associée à l'école.

Quelques exemples :

pour la communauté
- apport de sable, de gravillons et d'eau sur le chantier
- main d'œuvre volontaire durant la réhabilitation
- apport de bois carrés et de planches de rapaka (écorce de l'arbre du voyageur) pour les boiseries de l'école
- transport des moellons, blocages et mobilier scolaire
pour le programme Inter Aide
- main d'œuvre spécialisée
- ciments, fer à béton et tôles
- mobilier scolaire
pour la CISCO
- 10% des matériaux (planches pour les tables et les bancs)

La signature du contrat est un moment solennel, satisfaisant à ce titre aux discours rituels. Elle se fait en présence du responsable de programme et de l'animateur IA, dans le tranobe (grande maison qui abrite le chef de clan et sa famille).


Quatre à cinq communautés sont préparées en même temps. L'animateur veille à ce que tout soit prêt (matériaux de base, organisation des séances de travail communautaire, etc.) avant que ne débarque l'une des deux équipes techniques. Les chantiers de réhabilitation sont assez longs (en moyenne 2 mois pour un bâtiment de 13 mètres sur 6 mètres et comprenant deux salles). En dehors de l'émulation qu'elle induit entre les villages, cette démarche offre l'avantage de pouvoir déplacer l'équipe technique d'un chantier à l'autre en cas de problème (non respect des closes du contrat, non motivation des gens, etc.).

Pendant la durée du chantier, l'animateur reste très présent : il s'agit de mobiliser continûment la communauté de façon à ce que le nombre de personnes présentes sur le chantier soit effectivement en accord avec le plan de travail préalablement défini. L'animateur ne doit pas pour autant être omniprésent : il doit savoir s'absenter quelques jours en laissant des "directives" puis revenir et constater l'avancée des travaux ; être constamment présent enlèverait toute possibilité d'autonomiser un peu le fonctionnement du chantier et de responsabiliser les équipes techniques et les villageois. Il faut préparer l'autonomie progressivement et à chaque étape de l'action ; par son attitude, l'animateur est le principal artisan de la responsabilisation des communautés.

Jour après jour, l'animateur tient un cahier de suivi de l'activité de la communauté. Si elle ne respecte pas ses engagements, le programme peut se désengager à tout moment : il peut s'agir d'un retrait temporaire, le temps de permettre à la communauté de rassembler par exemple les matériaux manquants, ou d'un retrait définitif si elle affiche une mauvaise volonté délibérée. Les menaces et l'intervention du responsable de programme suffisent en général à résoudre le problème : la honte de voir déménager l'équipe dans un village voisin rejaillirait sur l'ensemble de la communauté. Une fois cependant, le projet IA s'est retiré en raison d'une mésentente entre les chefs de clans des différents villages drainés par l'école sur l'emplacement de l'école. Le projet IA a demandé à tous les chefs de clan de se réunir afin de se mettre d'accord sur une localisation et de rédiger une lettre signée de tous. En l'absence de celle-ci, le projet a suspendu sa collaboration.

Le cahier de suivi du chantier permet d'évaluer l'apport communautaire en fin de travaux (nombre de personnes du village chaque jour pour la main d'œuvre, quantité de matériaux apportés chaque jour par le village, etc.). L'idéal est alors de faire un feed-back au niveau du village : le coût total de votre école est de tant, votre apport s'élève à x % car vous avez travaillé bénévolement et apporté gratuitement des matériaux.
Sans cela, les villageois auront tendance à estimer que cette école est l'école du projet Inter Aide. Pour pouvoir commencer à se sentir responsables de leur école, il doivent se l'approprier pendant le chantier.

La fin du chantier est ponctuée par une fête villageoise à laquelle l'ensemble de l'équipe du programme (animateur, maçons, responsable de programme) participe. Mais cette fête ne marque pas pour autant la fin de la collaboration avec le programme.

 

3. Le Contrat de Réussite Scolaire : quels objectifs ?

Le contrat de réhabilitation est en effet suivi par un autre type de contrat, lui aussi initié par l'UNICEF: le contrat de réussite scolaire, destiné à améliorer la qualité générale de l'enseignement. Contrairement aux contrats de réhabilitation ou de construction, pour lesquels on peut identifier des engagements types qui ne varient pas (le projet et les communautés apportent toujours la même chose) le Contrat de Réussite Scolaire est un Contrat "à la carte", qui laisse au village le maximum de latitude (contrairement au contrat UNICEF qui proposait aux communautés un dépliant avec des engagements types).

L'animateur doit créer un climat de liberté créative : aider chacun à réfléchir à ses engagements et à les confronter à ceux des autres, sans orienter ostensiblement les débats. Comme on le répète souvent dans les villages " il s'agit de VOS enfants, de la réussite scolaire de VOS enfants, de VOTRE école, de l'instituteur de VOS enfants… Le projet Inter Aide n'envoie pas ses enfants dans votre école, le projet n'a donc pas à vous dire quels engagements prendre". Il vaut mieux, pour le premier contrat (puisqu'il sera renouvelé chaque année) que les villageois ne prennent que quelques engagements mais qu'ils les choisissent eux-mêmes après avoir réellement réfléchi..

L'objectif du contrat de réussite scolaire est de réunir les conditions nécessaires à l'accomplissement de l'intégralité du cycle primaire par le plus grand nombre d'enfants possible. En effet ce contrat vise à améliorer le niveau des élèves mais aussi à généraliser l'accès au cycle primaire à l'ensemble de la population scolarisable.

L'animation s'articule cette fois-ci autour des thèmes suivants :

  • la scolarisation massive des enfants et de leur maintien dans le cycle primaire jusqu'au certificat d'étude (examen de passage dans le cycle secondaire)
  • le recensement de tous les enfants âgés de moins de 15 ans
  • la promotion d'actions spécifiques choisies et décidées par la communauté pour améliorer les conditions d'études des enfants.

Les 7 partenaires sont cette fois-ci les élèves, les parents d'élèves, la communauté, les instituteurs, l'administration scolaire locale (Cisco), le projet IA et depuis peu, les élus locaux (mairies…). Chacun s'engage pour améliorer la qualité de l'école dans sa globalité.

Quelques exemples :

  • les élèves s'engagent à venir tous les jours, à arriver à l'heure, propres et en ayant fait leurs devoirs
  • les parents s'engagent à devenir effectivement de vrais parents d'élèves (action de scolarisation) et à suivre la vie scolaire de leurs enfants (discussion avec les instituteurs, suivi des devoirs quand cela est possible…)
  • la communauté, à mettre au point et à suivre un contrat de scolarisation, à recenser la population infantile (0-15 ans), à maintenir le bâtiment, à dégager les moyens financiers nécessaires à l'entretien de l'école par le biais d'activités lucratives (kermesses…)
  • les instituteurs, à tout simplement faire leur travail (diminution de l'absentéisme des instituteurs sous le contrôle de la communauté, évaluation continue des élèves…)
  • la CISCO, à suivre l'application de ce contrat, notamment en ce qui concerne les instituteurs, par leurs administrés directs
  • le projet s'engage à former les instituteurs et à appuyer la communauté dans le suivi des activités
  • les élus locaux s'engagent généralement à investir quelque argent pour l'entretien ou la réhabilitation des bâtiments (en effet, du fait de la décentralisation en cours, des fonds gouvernementaux pour les écoles sont dispatchés dans les mairies; cette tendance à l'implication des élus locaux devrait se confirmer à l'avenir car de plus en plus d'argent est disponible via les mairies. Par ailleurs, les maires sont souvent lettrés et comprennent bien l'importance de la scolarisation).

L'animation préalable au Contrat de Réussite Scolaire démarre une fois le chantier terminé (ou avant la fin du chantier). Elle s'étale en moyenne sur 3 mois. Elle est plus délicate que celle mise en œuvre pour le contrat de réhabilitation. L'objectif n'est pas, en effet, une réalisation concrète, visible par tous. L'adhésion de chacun est donc plus difficile à obtenir.

Pour que l'engagement de la communauté villageoise soit effectif, il faut que tous les objectifs du contrat ainsi que les moyens d'y parvenir soient formulés explicitement par ses membres.

Plusieurs obstacles existent à ce niveau :

  • le contrat est conçu initialement comme un engagement vis-à-vis de l'état ou du vazaha (l'étranger, en l'occurrence le responsable du programme scolaire), avec tout que cela véhicule comme craintes de sanctions extérieures en cas de non réalisation, même partielle. Pour pallier cette difficulté, le responsable de programme n'assiste pas directement aux réunions préparatoires. Seul l'animateur est présent.
  • au cours des réunions préparatoires au contrat, l'animateur présente certains objectifs à titre d'exemple, afin que la nature des engagements associés à ce type de contrat soit claire pour tous. Il doit donc être particulièrement attentif à ce que ces exemples ne soient pas repris in extenso, sans une réflexion préalable approfondie. Cette appropriation du Contrat de Réussite Scolaire est donc un processus où le temps de préparation est un facteur essentiel de succès (initialement prévues avant la rentrée scolaire de septembre 99, certaines signatures on été délibérément ajournées afin de s'assurer de la réalité des engagements proposés par les différents villages).
  • les engagements et activités prévues doivent être concrets et compris par tous. Un responsable pour chacun des différents engagements doit être clairement identifié par l'ensemble de la communauté, de même que les moyens mis en œuvre pour suivre leur réalisation.
  • trop d'engagements risquent de créer la confusion et de décourager certains face à l'ampleur de la tâche. Mieux vaut raisonner en terme d'année scolaire et ne pas penser que la réussite scolaire peut se faire en une seule année. Il vaut mieux que le premier contrat de réussite scolaire limite le nombre d'engagements et se focalise sur des priorités facilement identifiables, reconnues par tous et mesurables.
    En effet, le projet vient d'opter pour une signature annuelle du Contrat de Réussite Scolaire, (au premier trimestre) afin de maintenir et réactiver la motivation des familles autour du projet de réussite scolaire, de prendre en compte les progrès réalisés et des éventuelles nouvelles difficultés rencontrées.
  • éviter de signer un contrat de réussite scolaire lorsque la fin de l'année scolaire est proche (mai-juin) : il est alors trop tard pour prendre des engagements qui puissent influencer la réussite des élèves. Le premier trimestre est le meilleur moment pour signer un Contrat de Réussite Scolaire sur la base des résultats de l'année scolaire précédente (taux de scolarisation, taux d'échec aux examens, taux de redoublement, taux d'abandons en cours d'année…)

Comme pour le contrat de réhabilitation, la signature du Contrat de Réussite Scolaire est un moment essentiel car il correspond à la fixation par écrit les résultats des discussions préalables.
Elle permet également un dialogue et une réaffirmation des objectifs principaux qui sous-tendent l'événement. Point important, la signature s'effectue cette fois-ci dans l'école, lieu de convergence de l'ensemble des acteurs impliqués dans la signature. Ce déplacement du centre de décision, du village vers l'école est loin d'être anodin. Il symbolise en effet l'intégration, au moins durant cette phase protocolaire, de l'école dans le tissu social du village : une décision communautaire se matérialise dans l'enceinte de l'école.

Dans le même esprit, autant le contrat de réhabilitation peut-être rédigé indifféremment par l'animateur Inter Aide ou par un membre de la communauté, autant le Contrat de Réussite Scolaire doit être l'œuvre d'un représentant lettré de la communauté. Le champ décisionnel est ainsi déplacé explicitement d'une zone mitoyenne entre le projet Inter Aide et la communauté (chacun intervenant directement dans la première phase), vers la communauté, l'administration scolaire et les élus locaux.

Une fois le Contrat de Réussite Scolaire signé, les animateurs accompagnent son application. Avant de se retirer, les animateurs doivent former des animateurs villageois volontaires qui seront progressivement intégrés à l'ensemble du processus d'animation ainsi, et surtout, qu'à l'accompagnement des communautés villageoises dans la réalisation et le suivi des objectifs du Contrat de Réussite Scolaire. Ils ont également pour rôle, de mesurer concrètement à l'aide de quelques indicateurs scolaires simples, et l'appui des enseignants, la dite réussite scolaire, et d'en informer l'ensemble des parents d'élèves.

Parallèlement, un formateur Inter Aide agréé par la CISCO et formé par le MINESEB (Ministère de l'éducation secondaire et de base) est envoyé auprès du ou des maîtres pour évaluer leur niveau réel, et cibler ainsi le contenu des formations.

Vous pouvez donner VOTRE AVIS, faire part de vos idées et suggestions, par mail ou sur le forum. Merci !

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* Jean Copreaux a lancé et supervisé le programme scolaire de Manakara d'août 98 à juin 2000. Depuis juillet 2000 il est responsable du programme urbain de Golibar - Navi Mumbai (Bombay) en Inde.
Yves Lecorgne qui succède à Jean Copreaux sur le programme de Manakara, a relu ces fiches et y a apporté quelques contributions.