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PRATIQUES
- éducation - 2.1.1
Les projets d'appui aux écoles des Cahos
(Haïti)
Bref historique
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Christian Acloque *
Octobre 2001 - Mise en ligne 4.12.2001
1. Le
contexte
2. Les objectifs du programme de scolarisation
3. De 83 à 96 : démarrage et extension des
programmes scolaires dans les Cahos
4. A partir de 1996 : repositionnement en appui extérieur
5. Évolution du mode d'intervention d'Inter Aide
6. Principaux résultats
7.Perspectives
Diffusion
réactions de
Pierre Teisseire (centre de formation
de Marigot, ACDED, Haïti) et Yves
Lecorgne (appui aux écoles de Manakara) à
ces fiches.
Fiche OKPK.2.1.2.
Fiche
OKPK.2.1.3
Fiche.2.1.4. Les comités d'école des Cahos
Retour au
sommaire Éducation
1.Le contexte  |
Le contexte haïtien :
La densité de sa population (266 hab/km²), la pauvreté
de ses ressources naturelles, les conditions particulières de son
peuplement, et les différentes étapes de son histoire font
d'Haïti l'un des pays les plus déshérités du
monde avec une proportion de plus de 80% de personnes vivant en dessous
du niveau de pauvreté absolue.
La population, vivant majoritairement dans les zones rurales montagneuses
et souvent enclavées, souffre de carences majeures dans des domaines
aussi vitaux que l'éducation, la santé, l'agriculture, ou
l'approvisionnement en eau.
La situation socio-politique haïtienne, très particulière
et changeante, tout en aggravant les conditions de vie des habitants,
influe directement sur les conditions d'intervention dans le pays. Très
"chaotique" pendant une dizaine d'années de 1986 à
1995, et tout particulièrement pendant le putsch militaire de 1991
à 1995, elle s'est sensiblement améliorée à
partir de 1996.
Le contexte des Cahos :
La zone des Cahos a toujours été l'une des plus isolées
de tout Haïti (en 1983, les bourgs de Pérodin, Médor
et Chenot se trouvaient à 8 heures de marche de Petite Rivière
de l'Artibonite, sans piste accessible aux véhicules). Elle est
cependant assez peuplée, puisqu'elle regroupe près de 70 000
habitants, dont plus de 40 000 sur le Haut Cahos.
En 1983, elle était aussi la moins " développée
", et la plus délaissée du pays. Le niveau d'éducation
y était excessivement bas (analphabétisme estimé
à 95% en 1983. En 1999, le pourcentage de la population analphabète
représente 51.2% d'après le Rapport mondial sur le développement
Humain 2001, PNUD).
A partir de 1996, alors que la situation socio-économique s'améliorait
et que la population des Cahos prenait progressivement conscience de l'importance
de différents services mis en place (dispensaires, écoles,
agences rurales...), des comités de parents, des comités
de santé et des groupements paysans se sont, peu à peu,
constitués.
2. Les objectifs du programme
de scolarisation dans les Cahos  |
L'objectif global des programmes de scolarisation dans
les Cahos (partenariat Inter Aide / Aide
et Action) est d'augmenter durablement l'accès à
une éducation de base de qualité du plus grand nombre d'enfants.
Les objectifs spécifiques sont :
- augmenter le nombre d'enfants scolarisés
- améliorer la qualité de l'enseignement
- susciter la prise de conscience par les parents de l'importance de l'école
et leur prise en charge partielle de sa gestion
Dans la Chaîne des Cahos, Inter Aide mène deux programmes
de santé communautaire ainsi que des activités agricoles
à Pérodin et à Médor. Le programme de scolarisation
(Partenariat Inter Aide / Aide
et Action ) s'étend sur 4 zones géographiques distinctes
: sur le haut de la chaîne des Cahos : Pérodin, Médor
et Chenot, et sur le Bas des Cahos. Pour chaque site, un responsable
de programme est chargé de la formation des comités d'école
et de l'élaboration du partenariat entre Inter Aide et chaque comité
de sa zone (3 responsables expatriés et un responsable haïtien).
36 écoles scolarisant 8758 élèves sont ainsi soutenues.
Les partenaires :
Les 36 comités d'école composés de parents et de maîtres sont devenus
les partenaires des projets Inter Aide d'appui aux écoles. Les bénéficiaires
sont les familles des élèves scolarisés chaque année dans les écoles des
Cahos et plus particulièrement les parents qui participent aux comités
d'écoles (8296 scolarisés en 2000/2001, 8758 élèves en 2001/2002).
3. De 83 à 96 : démarrage
et extension des programmes scolaires dans les Cahos  |
Inter Aide a commencé à intervenir dans les Cahos en 1983,
dans le domaine de l'éducation, pour les principales raisons suivantes
:
- une intensité des besoins dans tous les domaines (éducation,
santé, nutrition, hydraulique et agriculture) avec une population
importante (70 000 hb).
- Le fait que cette zone était totalement délaissée
par les autorités du pays (surtout le haut des Cahos : aucun
dispensaire, une seule école primaire publique au fonctionnement
très aléatoire avec 60 élèves pour toute
la zone, laquelle n'avait reçu qu'une seule visite de son député
en 20 ans !)
Les programmes ont démarré par le soutien aux quelques
écoles presbytérales existantes. Il était très
difficile de trouver des personnes alphabétisées susceptibles
d'enseigner (83% d'analphabétisme en 1983). La piste carrossable
s'arrêtait à Petite Rivière de l'Artibonite et la
montée dans les Cahos prenait 8 heures de marche.
Jusqu'en 96 : les programmes scolaires menés en
partenariat avec Aide et Action s'étendent jusqu'à superviser 37 écoles
scolarisant près de 10 000 élèves. Des formations continues sont organisées
pour améliorer le niveau pédagogiques et académiques des maîtres. Des
nouveaux maîtres qui furent des élèves des "écoles Inter Aide" sont recrutés
et former. Les projets agro et santé se développent et l'accès à la zone
des Cahos est facilité par l'avancée des pistes.
(A partir de 1996, le percement et/ou réhabilitation de près de 50 km
de pistes est devenu possible au moment du retour à la démocratie par
l'obtention de financements locaux. Les déplacements ont pu sensiblement
s'améliorer pour la population des Cahos, et plus particulièrement pour
les responsables de programme - entre les localités de Chenot, Pérodin
ou Médor et Petite Rivière : 2 heures de marche et 1 à 2 heures de véhicule
tout terrain - contre 8 heures de marche uniquement, auparavant).
Si les activités menées pendant cette période
(1983 - 1996) ont eu un impact positif sur les besoins vitaux de la
population et bien que les programmes aient contribué à
former un réseau de compétences locales (maîtres d'écoles,
agents de santé, agents hydrauliques ou agricoles), la participation
communautaire reste encore faible notamment du fait de l'instabilité
politique du pays.
Toutefois, les programmes de scolarisation ont permis de faire émerger
une prise de conscience de la population : des comités de parents
peuvent être constitués peu à peu, constituant une
première base sur laquelle amorcer une responsabilisation des communautés.
4. A partir de 96 : repositionnement
en appui extérieur  |
A partir de 1996, et notamment après les trois années de dictature
(1991-1994), la structuration des comités pour la pérennisation des
écoles a pu devenir un objectif majeur des projets de scolarisation dans
les Cahos.
Ces objectifs, encore trop ambitieux quelques années auparavant,
ont été rendus possible à la fois par l'évolution
du pays et par les progrès obtenus après plusieurs années
d'actions sur le terrain. En effet, la population a, peu à peu,
acquis une conscience plus aiguë de ses besoins, et des réponses
à apporter pour les satisfaire. Elle est plus facile à mobiliser
pour la mise en uvre de solutions et à responsabiliser sur
la poursuite d'actions qui ont fait leurs preuves.
En 1996, pour appuyer et former les parents d'élèves et les comités dans
leur appropriation de la gestion des école, Inter Aide a alors fait le
choix de mettre en place l'Organism pou Kore Pwoje Kominotè (OKPK) à Sterlen.
Il s'agissait de concrétiser la mise en place du repositionnement d'Inter
Aide en appui extérieur. Cependant, il faut noter que l'OKPK n'est
là que dans la mesure où il n'y a pas de partenaires locaux (public ou
privés) pour assurer un appui logistique, administratif et pédagogique
aux écoles (par exemple, absence des inspecteurs de l'Éducation
Nationale pour assurer le contrôle des maîtres).
Les responsables de l'OKPK, avec les "animateurs administratifs"
(actuellement dénommés "inspecteurs" bien que
leur rôle s'apparente d'avantage à celui d'animateurs et
de formateurs) et les superviseurs pédagogiques, ont pris en charge
le soutien logistique, administratif et pédagogique aux écoles
dans le cadre des contrats signés par Inter Aide, qui définissent
les responsabilités et le soutien apporté.
Les responsables de programme et les animateurs d'Inter Aide restent basés
sur le terrain pour la formation et l'encadrement des comités et
des parents. Ils conservent également la responsabilité
de signer les différents contrats de soutien aux écoles.
A partir de 1996, les comités d'école sont donc formés
à la gestion de leur école dans ses différents aspects
: gestion de l'équipe de maîtres, gestion de la caisse, gestion
du matériel et des locaux... Les parents d'élèves
commencent également à jouer leur rôle de contre-pouvoir
du comité.
Les équipes des programmes IA dans les Cahos (octobre
2001)
| Projets |
Responsables de programme IA |
Acteurs locaux |
| Appui aux écoles des Bas-Cahos |
Etzer SUPPLICE |
12 comités d'écoles
2 animateurs |
| Appui aux écoles de Chenot |
Renaud KEUTGEN et Laurence COLLINS(*) |
11 comités d'écoles
1 animateur |
| Appui aux écoles de Médor (+ volet agro) |
Myriam et Jean-Heudes SYLLA(*) |
7 comités d'écoles
1 animateur |
| Appui aux écoles de Pérodin (+ volet agro) |
Arnaud et Catherine BOUCQUEY(*) |
7 comités d'écoles
1 animateur |
|
OKPK
|
Responsables de programme IA |
équipe locale |
| OKPK logistique et administratif |
Vanessa et François BOURGOIS (*) |
8 inspecteurs administratifs 1 assistant logistique(+ 4 porteurs
et 1 acheteur) |
| OKPK pédagogique (formation et suivi pédagogique
des maîtres) |
Pierre SIMLER et Cécile CHRISTOPH (*) |
7 inspecteurs pédagogiques (**)1 assistant logistique |
(*) un contrat bénévole et un contrat expatrié
IA
(**) des formateurs externes sont recrutés par l'OKPK pédagogique
pour assurer les formations des maîtres qui ont lieu durant les
mois d'été au centre de formation à Sterlin (Bas-Cahos).
5.Evolution du mode d'intervention
d'Inter Aide  |
Le schéma ci-dessous donne une illustration du repositionnement
en appui extérieur.
Jusqu'en 1998 :

A partir de 1998 :

Sur le rôle de chacun des acteurs cf. "Qui est responsable
du programme scolaire de Chenot" Thibaud et Isabelle Vibert - juillet
2000
6. Principaux résultats
 |
Les objectifs principaux de ce programme de scolarisation s'orientent
donc autour des trois grands axes suivants :
- Une augmentation de la scolarisation
- Une amélioration des performances du système scolaire
mis en place
- Une autonomisation progressive des écoles des Cahos
| Augmentation de la scolarisation |
La hausse considérable des effectifs de 1983 à 1995 (de
900 à 9700 élèves) traduit une prise de conscience
de l'importance de l'école par les parents.
De 1996 à 2000, les effectifs ont évolué de la façon
suivante:
| |
Effectif des élèves
scolarisés
|
% d'élèves dans les
classes de 5ème et 6ème années
|
|
00/01
|
8291
|
17%
|
|
99/00
|
7475
|
17%
|
|
98/99
|
7115
|
16%
|
|
97/98
|
8731
|
14%
|
|
96/97
|
9472
|
15%
|
|
95/96
|
9724
|
14%
|
|
Rappel :
|
|
|
|
93/94
|
8385
|
9%
|
Entre décembre 1995 et 1998, les effectifs ont diminué de
27% pour remonter ensuite de 16.5% entre décembre 1998 et décembre
2000. 8291 enfants étaient scolarisés durant l'année
00/01.
Plusieurs raisons expliquent cette diminution sensible des effectifs
:
- De nombreux parents ont cru que la responsabilité de la gestion
des écolages qui leur était confiée en début
d'année était le signe du retrait immédiat d'Inter
Aide . Ceux qui en ont eu la possibilité ont inscrit leurs enfants
dans une autre école.
- Le passage du cyclone "Georges" en septembre 1998 et les
trois mauvaises récoltes successives ont entraîné
de sérieuses difficultés pour certaines familles au moment
de payer les écolages.
- Une augmentation progressive du prix des écolages qui a pu
atteindre un niveau dissuasif pour les parents les moins motivés.
En 2000/2001, nous estimons le taux net de scolarisation sur la zone
de Pérodin à 51% et un taux brut de scolarisation à
87% (ces estimations se basent sur le résultat du recensement de la population
fait par l'Hôpital Albert Schweitzer). (Pour Haïti, 52% taux brut
de scolarisation combiné (primaire + secondaire) en 1999, Rapport
mondial sur le développement Humain 2001, PNUD.) (pour
la définition des taux voir fiche indicateurs scolaires)
En 2000/2001, sur les 8296 élèves scolarisés 44%
sont des filles et 56% des garçons. Quelles que soient les années
et les zones, cette proportion filles/garçons est toujours restée
identique.
| Performance du système éducatif |
Entre 1994 et 1996, une base de données a été mise
en place dans les Cahos notamment pour effectuer un suivi de la scolarisation
des enfants fréquentant les écoles soutenues par le programme.
Elle nous a permis d'observer les résultats suivants :
Répartition moyenne de l'effectif des élèves
de préscolaire (94/95) après 3 années et après
6 années :
| |
PS |
1ère |
2ème |
3ème |
4ème |
5ème |
6ème |
Abandons
|
| Après 3 ans |
1% |
10% |
25% |
17% |
|
|
|
45%
|
| Après 6 ans |
|
1% |
5% |
9% |
10% |
5% |
1% |
68%
|
850 élèves de préscolaire ont été suivis depuis l'année
scolaire 94/95 sur les zones de Pérodin, Médor et Chenot.
Après 3 années de scolarisation, 45% de l'effectif initial
des préscolaires a abandonné, trois années plus tard
23% d'élèves supplémentaires ont quitté l'école.
Seulement 32% des élèves sont donc scolarisés durant
6 années ou plus.
17% des élèves arrivent à atteindre la 3ème
année du primaire en trois ans et seulement 1% arrivent en 6ème
année en 6 ans.
Retard moyen des élèves au début de la scolarisation
et à chaque fin de cycle :
| |
Accès en PS
|
En fin de 1er cycle (3ème année)
|
En fin de 2ème cycle (6ème année)
|
| Âge théorique normal |
6 ans
|
9 ans
|
12 ans
|
| Retard moyen dans les écoles des Cahos en 00/01 |
1.08 ans
|
3.68 ans
|
4.37 ans
|
| Retard moyen dans les écoles du Haut-Cahos en 94/95 |
1.87 ans
|
4.09 ans
|
5.28 ans
|
En 6 ans, les retards moyens dans l'âge de scolarisation ont sensiblement
diminué puisque sur les écoles du haut-Cahos, les élèves
de préscolaire ont en moyenne 6 mois de moins en 00/01 qu'ils n'avaient
en 94/95.
Les élèves terminent le cycle primaire avec 11 mois de moins
en 00/01 que les élèves de 6ème année en 94/95
qui avaient en moyenne 17 ans et 3 mois.
Les abandons en cours d'année et l'espérance de vie
scolaire:
| |
% d'abandons en cours d'année
|
% d'élèves dans les classes de 5ème
et 6ème années
|
| 00/01 |
n.d.
|
17%
|
| 99/00 |
3.7%
|
17%
|
| 98/99 |
5.1%
|
16%
|
| 97/98 |
5.9%
|
14%
|
| 96/97 |
9%
|
15%
|
| 95/96 |
8.4%
|
14%
|
| Rappel: |
|
|
| 93/94 |
12.1%
|
9%
|
La durée de scolarisation s'est progressivement allongée
pour de nombreux élèves. Sur les écoles des Cahos,
alors que 14% des élèves scolarisés l'étaient
dans les plus grandes classes en 95/96, ils étaient 17% en 2000/2001.
L'évolution du taux d'abandon qui ne représente plus que
3.7% des effectifs de début d'année en juin 2000 dans la
chaîne des Cahos était encore de 8.4% en juin 1996 (et de
24% en juin 1993).
Alors qu'en moyenne en Haïti un enfant entrant à l'école
peut espérer y rester durant 3.9 années, dans le haut Cahos,
nous estimons l'espérance de vie scolaire au minimum de
3.28 ans. Ce résultat est très encourageant pour
les Cahos puisque la moyenne nationale haïtienne prend en compte
la réalité du milieu urbain dont la moyenne doit être
nettement supérieure.
Résultats du Certificat de fin d'Étude Primaire (CEP)
:
| |
98/99
|
99/00
|
00/01
|
| |
Nombre
|
%
|
Nombre
|
%
|
Nombre
|
%
|
| Réussite |
151 |
33.7% |
212 |
37.9% |
152 |
29.8% |
Même si les résultats observés en juin 2001 sont moins
bons que l'année précédente, il reste tout à
fait honorable pour le contexte considéré : 152 élèves
reçus au CEP soit 29.8% des élèves qui s'y sont présentés.
La formation des maîtres :
La formation continue pour l'ensemble des maîtres des écoles
soutenues par l'OKPK a permis d'améliorer leur niveau académique
qui au départ était inférieur au certificat de fin
d'études primaires, et a également permis à bon nombre
d'entre eux d'acquérir les bases pédagogiques nécessaires
à l'enseignement (implantation du Centre de Formation, construit
à Esterlen en 1995. Auparavant les formations avaient lieu à
Ennery).
| Autonomisation progressive des écoles |
La prise en charge progressive de l'école par la communauté
:
Les parents, de plus en plus conscients de l'importance de l'école,
s'y sont progressivement impliqués. Au travers du comité
d'école composé généralement de 4 parents
et 2 maîtres, ils ont eu progressivement à assumer les responsabilités
suivantes :
- Gestion de l'équipe de maîtres
- Gestion de livres et des fournitures
- Gestion des projets d'investissement de l'école
- Gestion de la caisse
Leur participation financière pour les projets d'investissement
et pour le fonctionnement a sensiblement augmenté. En 1999, la
participation financière des parents représentait de 20
à 33% de l'indemnité des maîtres selon les écoles.
| |
Participation financière moyenne des
parents (en gourdes)
|
% de participation des parents à l'indemnité
des maîtres
|
| 00/01 |
106.6 (35 FRF)
|
23%
|
99/00 |
102.6
|
22%
|
98/99 |
98.3
|
18%
|
| 97/98 |
71.9
|
15%
|
| 96/97 |
50
|
15%
|
95/96 |
22.7
|
18%
|
| Rappel: |
|
|
| 93/94 |
15.3
|
14%
|
NB: cette participation financière moyenne ne prend pas en compte la
participation aux projets d'investissement.
L'OKPK, qui apporte un soutien pédagogique, administratif et
logistique aux écoles dans le cadre des contrats définis
par Inter Aide, pourrait obtenir le statut d'association haïtienne
dans le courant de l'année 2002. Des expatriés en assurent
actuellement la gestion en appui à une équipe locale (François
et Vanessa pour l'appui administratif et Pierre et Cécile pour
l'appui pédagogique). Des cadres locaux supplémentaires
restent à recruter ou à former pour assurer progressivement
la relève.
La Direction Départementale de l'Éducation Nationale des
Gonaïves, la sous-direction du partenariat et de l'enseignement privé
au sein du Ministère de l'Éducation Nationale sont régulièrement
tenues informées de l'évolution de nos programmes de soutien
à la scolarisation. Malheureusement, leur implication dans ces
écoles ne s'est pour l'instant pas concrétisée (depuis
la rentrée scolaire 97/98, nous attendons un soutien promis par
le Ministère de l'Éducation Nationale de la Jeunesse et des Sports
(MENJS) aux écoles de Lambert et Soukry dans le Bas-Cahos).
Cependant, lors de l'évaluation de ce programme en avril 2001 ("Évaluation
externe de la phase de positionnement en appui extérieur 1996-2000" Jacques
Thony - Lionel Eustache, également en ligne sur le site
du F3E), le Ministre
de l'Éducation Nationale s'est déclaré intéressé
par les outils utilisés par les comités d'écoles
soutenus par Inter Aide. Selon lui, cette expérience pourrait être
modélisée. D'autre part, le MENJS semble intéressé
à ce que le Centre de Formation devienne une des EFACAP (École
fondamentale d'application - Centre d'Appui Pédagogique) qu'il
souhaiterait mettre en place dans le pays.

Fiche OKPK.2.1.2.
Fiche
OKPK.2.1.3
réactions de
Pierre Teisseire (ex RP centre
de formation de Marigot, ACDED, Haïti) et Yves
Lecorgne (ex RP appui aux écoles de Manakara) à
ces fiches.
Fiche.2.1.4. Les comités d'école des Cahos
rapport d' Evaluation
de la phase de positionnement en appui extérieur, programme de scolarisation
chaîne des Cahos - 1996-2000 (Haïti), Lionel Eustache, Jacques Thony,
Juin 2001. (Partenariat Inter Aide / Aide
et Action). La synthèse est également en ligne sur le
site du F3E. : www.f3e.asso.fr/
Retour au
sommaire Éducation
* Christian Acloque est responsable du Secteur
Cahos depuis janvier 1998. De février 1994 à décembre 1995, il a été,
avec Emmanuelle Acloque, responsable du programme scolaire de Pérodin-Médor,
puis responsable du lancement des classes d'application de janvier 1996
à décembre 1997.

|
AVIS
IMPORTANT
Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte
Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas
"dire ce qu'il faudrait faire"; elles se contentent de
présenter des expériences qui ont donné des
résultats intéressants dans le contexte où
elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
|
Les 3 fiches "OKPK"
(EDUCATION.2.2.1 + 2.2.2. +
2.2.3) ont été diffusées par mail à
Yves Lecorgne et Hery Rasolonandrasana, Manakara
scolaire (IA)
Damien du Portal, Philippe Redon, Secteur Afrimad, (IA)
Ségolène Lembourg, éducation Niumakélé,
Comores, ID
Caroline Escande, Secteur Comores, ID
Bruno Montariol, Co-directeur, secteur Haïti, ID
Isabelle Faucon, Centre de formation pédagogique et d'appui
aux écoles du Nord Ouest (Haïti), ID
Anthony Eyma, directeur de CONCERT-ACTION
Obed Jean-Baptiste, directeur de PRODEVA
Arnaud et Catherine Boucquey, Pérodin
rural, Cahos, Haïti, (Partenariat IA / Aide et Action)
Jean-Heudes et Myriam Sylla, Médor Rural, Cahos, Haïti
(Partenariat IA / Aide et Action)
Renaud Keutgen & Laurence Collins, Chenot Scolaire, Haïti,
(Partenariat IA / Aide et Action)
Etzer Supplice, Bas-Cahos Scolaire, Haïti, (Partenariat IA / Aide
et Action)
Noëlle et Gauthier Havelange, OKPK Pédagogique, Cahos,
Haïti (Partenariat IA / Aide et Action)
Cantave Saint-Louis, directeur d'ACDED
Patson Grandin, Appui aux écoles de Marigot, Haïti (ACDED)
Pierre Teisseire et Cécile Parisse, Centre de formation et d'appui
aux écoles, ACDED, Marigot
ainsi qu'aux programmes d'Aide
et Action en Afrique (Tanzanie, Guinée, Niger,
Bénin, Togo, Burkina, Sénégal, Rwanda, Madagascar)
et en Inde.
L'expérience menée dans les
Cahos est citée sur le site de l'International Bureau of Education
de l'UNESCO via Aide
et Action dans le cadre du projet "Bridge"
(conférence internationale sur l'éducation 2001): L’éducation
à la citoyenneté : Les apprentissages scolaires et sociaux Programme d'appui
aux communautés des Cahos
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