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PRATIQUES
- Éducation à la santé
Éducation
à la santé à l'école fondamentale
Fichier
de l'enseignant
L'alimentation
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Initiative
Développement
Programme de Jean Rabel, Haïti*
2001 mise en ligne
férvier 2003
1. Une alimentation équilibrée
2. L'hygiène alimentaire
3. Les maladies liées à une mauvaise alimentation
4. Les maladies liées à une mauvaise alimentation
5. Les enfants malnutris
Références
bibliographiques
Annexes
en pdf (728 Ko):
Fiches pédagogiques :
Les aliments (1)
les groupes d'aliments (2)
Fiches techniques :
:
Les groupes d'aliments (en créole haïtien)
chanson "Vitamine A" (en créole haïtien)
Histoire (créole)
Poésie (créole)
Questionnaire d'évaluation (créole)
Questionnaire d'évaluation (français / créole)
Pour lire les fichiers
PDF, téléchargez Acrobat Reader.
Présentation des 5 guides de l'enseignant
conçu par le projet d'ID à Jean Rabel
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au sommaire Santé scolaire

1. UNE ALIMENTATION EQUILIBREE
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Tout ce que nous mangeons et buvons peut être
qualifié de nourriture.
Une bonne alimentation est indispensable au bon développement
de l'enfant aussi bien physique que mental.
Les enfants ont besoin de nourriture pour leur esprit aussi
bien que pour leur corps. Une nourriture suffisante, équilibrée
et bien répartie dans la journée, augmente leurs chances
de réussite scolaire, sociale et personnelle.
Quand un enfant ne mange pas suffisamment d'aliments diversifiés,
il tombe malade et s'arrête de grandir
UNE ALIMENTATION EQUILIBREE
Les produits alimentaires ont fondamentalement trois fonctions
importantes pour l'organisme humain. Les aliments contiennent des substances
chimiques appelées nutriments. Ils se répartissent en trois
catégories selon leur fonction.
- Les aliments constructeurs : ( riches en protéines
) : ils construisent notre corps et nous permettent de bien grandir.(
ce sont nos os qui s'allongent), et de bien grossir ( c'est la
chair qui augmente de volume)
- La viande : buf, poule, cabris, cochon, mouton.
- Le poisson: hareng, homard, lambis...
- uf, lait, fromage
- Pois, arachides
- Les aliments protecteurs : ( riches en vitamines) : ils nous
protègent contre certaines maladies.
- Les légumes : choux, carottes, tomates, feuilles vertes (épinard...),
oignons, mirlitons, gombos.
- Les fruits : goyaves, oranges, corossol, figues, citrons, ananas,
cocotiers, grenadias, mangues.
- Les aliments énergétiques : ils apportent à
notre corps la force qui nous permet de mener une vie active (travailler,
étudier, jouer)
- Les céréales : mil, riz, maïs, blé
- Les racines et les tubercules : manioc, pomme de terre
- Huile, beurre
- Sucre, canne à sucre
Une alimentation équilibrée consiste à
manger ces trois sortes d'aliments au cours d'un même repas.
Pour mener une vie saine, nous devons consommer un assortiment d'aliments
dont certains fournissent de l'énergie, d'autres favorisent la
croissance et d'autres encore protègent contre les maladies.
LA PROTECTION DES ALIMENTS
Les aliments sont très précieux. Il ne faut
pas les laisser s'abîmer et il ne faut pas que les rats ou d'autres
animaux puissent les manger ou les rendre inutilisables.Les aliments contaminés
peuvent être une cause de maladies.·
Les céréales (blé, maïs, riz
)
Pour être correctement protégé contre les rats, le
stockage dans un grenier est nécessaire ou un lieu bien fermé
et surélevé.
Les légumes : lors de la culture de légumes
destinés à être mangés crus, il ne faut pas
utiliser des matières fécales comme engrais. Il faut toujours
laver les légumes et les faire cuire longuement avant de
les manger.
La viande : la consommation de viande crue ou insuffisamment
cuite peut-être extrêmement dangereuse. La consommation de
viande infestée ou contaminée peut entraîner de violents
vomissements et une forte diarrhée, une infestation de vers.
Le poisson : le poisson est un excellent aliment
mais il s'abîme très vite. Le poisson doit être consommé
frais, être conservé à l'abri de la lumière
directe du soleil, être conservé à une température
aussi basse que possible. Quand il est impossible de consommer du poisson
rapidement, on peut le saler, le fumer ou le faire sécher.
Les fruits: les fruits frais contiennent des vitamines
et des minéraux qui sont excellents pour l'organisme. Ils doivent
être consommés frais après avoir été
lavés ou épluchés.
2. L'HYGIENE ALIMENTAIRE  |
- Comment éviter la contamination des aliments ?
Avant de préparer la nourriture, avant de manger et avant
de nourrir les enfants :
- Il faut se laver les mains à l'eau et au savon. Les mains
sales transportent des microbes invisibles qui peuvent contaminer la
nourriture en touchant les aliments.
- Cuire suffisamment les aliments. La cuisson détruit la plupart
des microbes. Après la cuisson, il convient de manipuler la nourriture
le moins possible et de la garder dans un récipient couvert.
- Comment reconnaître un aliment souillé ?
- Les aliments deviennent pourris, sont en décomposition.
- Les aliments changent de couleur.
- Les aliments sentent mauvais.
- Les aliments ne sont plus bons à manger.
- Qu'est-ce qui arrive si l'on consomme des aliments souillés
?
- Maux de ventre, diarrhée.
- Comment conserver les aliments ?
- Mettre les aliments dans un récipient propre.
- Couvrir le récipient d'un tissu propre. Le conserver dans un
endroit frais.
- Protéger les aliments contre les mouches, rats, souris, et
autres animaux.
- Quelques règles d'hygiène à respecter :
- Faire la cuisine pour un seul repas à la fois si nous n'avons
pas les moyens de conserver les restes au froid.
- Il faut veiller à consommer les aliments le plus vite possible
après leur préparation.
- Protéger, couvrir la nourriture.
- Se laver les mains avant et après les repas.
- Ne pas poser les plats par terre.
- Bien mâcher les aliments.
- Boire la quantité d'eau nécessaire après.
- Après le repas, débarrasser la table, laver la vaisselle
et la ranger.
Prenons des mesures d'hygiène strictes envers
les aliments. La consommation d'aliments souillés peut nous rendre
très malade.
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3. LES MALADIES LIEES A UNE MAUVAISE ALIMENTATION

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- LA XEROPHTALMIE (sécheresse des yeux par CARENCE EN VITAMINE
A).
Le manque de vitamine A provoque une baisse de la vision de nuit et
le dessèchement de l'il. Dans le monde, 40 millions d'enfants
souffrent de cette carence, elle est la première cause de cécité
des enfants de moins de 6 ans dans les pays en voie de développement.
Environ 500 000 enfants, tous les ans, deviennent aveugles à
cause d'elle.
La vitamine A joue un rôle capital dans la protection contre les
maladies (diarrhée; infection respiratoire)
On sait prévenir cette carence. L'addition quotidienne à
la nourriture de l'enfant d'une poignée de feuilles vertes et
des fruits à pulpes jaunes protègerait la vue de l'enfant
et réduirait le nombre d'infections.
Si les jeunes enfants sont les principales victimes de la carence en
vitamines A, c'est parce qu'on ne leur donne pas assez tôt une
alimentation variée. Le lait de la mère apporte au bébé
la quantité de vitamine A dont il a besoin durant les 4 à
5 mois de la vie, mais par la suite il devient insuffisant. Il est donc
conseillé d'ajouter dans l'alimentation, tous les jours, dès
le 5ème mois, des purées de légumes et des fruits
riches en vitamine A.
Il n'est pas toujours possible que les enfants reçoivent assez
de vitamine A quotidiennement à partir de leur alimentation.
Pour leur assurer un apport suffisant de vitamines A, il est important
de leur en donner en supplément ( une capsule de vitamine A chaque
4 mois à tous les enfants de 6 mois à 7 ans.)
- LE GOITRE ( CARENCE EN IODE )
L'iode est indispensable à la croissance du corps et au développement
du cerveau de l'enfant.Le goitre est dû à une alimentation
pauvre en iode. Le goitre n'est pas le seul trouble provoqué
par une déficience en iode.
Un apport insuffisant en iode avant la naissance et durant les premières
années de la vie retentit sur le développement physique
et cérébral des enfants.
Des carences légères en iode qui se traduisent par des
retards intellectuels, des mauvais résultats scolaires et au
cours de la vie par une apathie et une productivité réduite.
Seul un apport en iode sous forme de sel iodé ou d'huile iodée
peut faire régresser les goitres et éviter les déficits
intellectuels.
- L'ANEMIE PAR CARENCE EN FER
La carence en fer est le trouble nutritionnel le plus répandu
dans le monde. Le manque de fer entraîne une anémie. Cette
anémie se traduit par de la pâleur et de la fatigue.Cette
anémie touche les bébés, les enfants, les jeunes
et surtout les femmes enceintes. Les grossesses répétées
et rapprochées aggravent l'anémie.Les repas pauvres en
viande, en poisson et en légumes secs sont à l'origine
du manque de fer dans l'organisme.
Une alimentation plus riche en légumes à feuilles vertes,
en produits d'origine animale, apporte du fer et permet d'éviter
l'anémie. Les anémies légères et moyennes,
les plus fréquentes, entraînent une baisse de la capacité
physique et intellectuelle chez l'adulte comme chez l'enfant.L'administration
de comprimés de fer compensent facilement la carence.
- LE RACHITISME ( CARENCE EN VITAMINE D )
Les rayons du soleil fabriquent à travers la peau une vitamine,
la vitamine D. Cette vitamine joue un grand rôle dans
la croissance des os. Sans elle, les os restent mous et se déforment
sous le poids de l'enfant.
La maladie provoquée par le manque de soleil s'appelle le RACHITISME.
C'est une maladie de la croissance osseuse due à un manque de
vitamine D. L'insuffisance de vitamine D n'est pas due à une
alimentation insuffisante (les aliments contiennent très peu
de vitamine D) mais à sa fabrication insuffisante dans la peau,
par défaut d'ensoleillement. Les cas de rachitisme sont rares.
Il se guérit tout seul, à partir du moment où l'enfant
s'expose au soleil. Mais parfois des déformations osseuses subsistent.
Le rachitisme peut entraîner des troubles respiratoires et des
infections pulmonaires
4- LES ENFANTS MALNUTRIS
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La malnutrition est très fréquente.
Elle est due :
- A une insuffisance d'aliments constructeurs (protéines).
- A une insuffisance globale de nourriture.
Elle est le plus souvent due à l'association des
deux : pas assez à manger et pas assez de protéines dans
l'alimentation ( protéines ou aliments constructeurs : viande,
poulet, ufs, lait, poisson, pâte,
)
Il y a aussi, en plus, un manque de fer et de vitamines.
Les causes sont :
- l'ignorance (mauvaises habitudes alimentaires, interdits alimentaires,
sevrage brutal, nombre de repas insuffisant)
- les diarrhées fréquentes
- l es infections fréquentes.
C'est dangereux pour un enfant d'être malnutri : il
tombe malade (ce qui augmente sa malnutrition). Il peut en mourir car
il se défend moins bien contre les maladies (diarrhée,
rougeole). Surtout, la malnutrition diminue la capacité d'apprendre
pendant la jeunesse et de gagner sa vie à l'âge adulte.
Il est donc essentiel de reconnaître dès le plus jeune âge,
(à partir de 6 mois), les enfants qui risquent de devenir malnutris.
Si à ce moment là, on donne à l'enfant une alimentation
suffisante et bien équilibrée, il va pouvoir se développer
normalement.
COMMENT RECONNAITRE UN ENFANT MALNUTRI ?
Le premier signe de toutes formes de malnutrition est un
retard de croissance. Pour reconnaître la malnutrition à
son début, il faut peser l'enfant régulièrement.La
malnutrition est un état chronique. Lorsqu'un enfant a été
malnutri pendant longtemps, le retard de croissance se manifeste par plusieurs
signes : l'enfant n'est pas seulement plus maigre, il est aussi plus petit
qu'un enfant normal du même âge.
MALNUTRITION AIGUË
Il y a deux formes graves de malnutrition :
1/ le marasme : les enfants atteints de marasme
sont très maigres et émaciés. La graisse a été
épuisée et la peau de leur bras, de leurs jambes et de leurs
fesses est plissée. Les muscles aussi ont fondu, et les bras et
les jambes sont maigres et tous les os se dessinent sous la peau. Le visage
est tout ridé et les os pointent sous la peau du visage.
Le retard de croissance commence tôt dans la vie (la plupart des
enfants atteints de marasme ont entre 6 et 24 mois)
Les enfants nourris au biberon dès les premiers mois de la vie
sont souvent atteints de marasme. C'est généralement parce
que le lait qu'on leur donne est trop dilué ou parce que des infections
répétées réduisent l'appétit et l'enfant
refuse de manger ou de boire.
L'enfant atteint de marasme pèse environ la moitié du poids
des enfants bien portants du même âge.
| marasme |
Kwashiorkor |
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2/ Kwashiorkor : il s'agit d'une forme plus
grave de malnutrition. Le signe le plus évident de cet état
est un gonflement du corps, en particulier du visage, des avant-bras,
des mains, des jambes et des pieds. Les enfants atteints de kwashiorkor
sont toujours tristes et souvent irritables. Ils restent assis passivement
et ne s'intéressent à rien, même pas à la nourriture.
La plupart n'ont pas d'appétit. Certains enfants ont la peau et
la chevelure anormale. La peau est souvent claire et les cheveux sont
parfois de couleur pâle, brunâtre, fins et se cassent facilement.
Le kwashiorkor peut se produire à un âge plus avancé
que le marasme (de 18 à 48 mois ).
Annexes
:
Fiche pédagogiques : Les aliments (1)
les groupes d'aliments (2)
fiches
techniques en créole (exercices, jeux, chansons questionnaires
d'évaluation) :
Les groupes d'aliments (en créole haïtien)
chanson "Vitamine A" (en créole haïtien)
Hitoire (créole)
Poésie (créole)
Questionnaire d'évaluation (créole)
Questionnaire d'évaluation (français / créole)
Références
bibliographiques

Présentation des 5 guides de l'enseignant
conçu par le projet d'ID à Jean Rabel
Pour
plus d'information sur le programme mené par ID à Jean Rabel
en Haïti, vous pouvez consulter le site d'Initiative Développement
www.id-ong.org dans
la section "découvrir nos programmes".
Vous pouvez donner VOTRE AVIS,
faire part de vos idées et suggestions, par
mail ou sur le forum. Merci
!
Pour
en savoir plus, voir la "bibliographie pratique" santé
scolaire
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au sommaire Santé scolaire
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AVIS
IMPORTANT
Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte
Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas "dire ce qu'il faudrait
faire"; elles se contentent de présenter des expériences
qui ont donné des résultats intéressants dans
le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
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