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PRATIQUES - urbain - éducation / préscolaire - 2.2.3.
préparé Alexandra Lesaffre,
Inter Aide Cette formation a été conçue par
l'équipe du programme petite enfance mené par Inter Aide
à Tana
(cf. fiche URBAIN.1.6.1) pour les éducateurs de préscolaire
du programme éducation d'IA à Tana. 1. L'INTELLIGENCE
L'intelligence : Capacité à s'adapter, à résoudre de nouveaux problèmes (nouvelles situations), à comprendre et connaître son environnement. Exemples : Un enfant de quatre ans dont les parents sont
absents, va vivre chez sa tante. Il s'adapte très bien aux règles
de la famille. Cet enfant fait preuve d'une forme d'intelligence qui l'aidera
à s'adapter à de nouvelles situations plus tard. Intelligence
intrapersonnelle et interpersonnelle. Il n'y a pas qu'une seule forme d'intelligence. Bien souvent, on réduit l'intelligence aux maths et au malgache / ou français. Les principaux cours à l'école primaire sont les maths et le Malgache. Cette conception vient des pays occidentaux. Or, il existe différents types d'intelligences. Certains métiers ne demandent pas d'être bon en math ou en malgache (sportifs, musiciens, ):
Quel type d'intelligence travaille l'enfant quand : Les arts, le sport, ne sont pas accessoires, ils constituent un puissant moyen de penser et de communiquer. Les humains ont toutes ces formes d'intelligence mais certaines personnes
sont plus kinesthésiques, ou musicales
Quand vous appreniez vos leçons, aviez vous besoin de répéter
oralement, de bouger ou d'écrire, ou de lire ?
Quels sont les cours que vous avez préféré
et pourquoi ? Type d'enseignement directif / théorique, participatif / interactif, apprentissage par soi-même (manipulations) ; prof qui se cache derrière ses notes /prof chaleureux / prof sévère / prof laxiste; cours oral avec très peu de support, supports variés, prof qui est dans le plaisir d'enseigner / prof qui n'est pas dans le plaisir d'enseigner ; prof qui a des qualités en communication un prof qui ne sait pas transmettre un message
Tout adulte a déjà assisté à un cours ou a une formation ennuyeuse, où il n'a ressentit aucun plaisir, et par conséquent il en a retenu peu d'informations. C'est grâce au plaisir que naît la volonté, l'intérêt, la motivation, l'attention toutes les caractéristiques qui permettent en fait un bon apprentissage. Un bon apprentissage nécessite à la base du plaisir, d'autant plus quand l'enfant est petit. En effet, l'enfant ne peut pas comprendre quel est l'intérêt pour lui d'acquérir des connaissances. Il vit avant tout dans l'ici et le maintenant et n'arrive pas à s'imaginer l'avenir. L'importance d'apprendre à lire, à écrire, à compter n'a pas du tout le même sens pour lui que pour un adulte. L'enfant ne le fera que s'il trouve cet exercice amusant, c'est à dire s'il éprouve du plaisir.
Quelles sont les situations de jeu qui ressemblent à des
situations de la vie adulte? Et pourquoi ? Qu'est ce que ça entraîne d'aimer ou de ne pas aimer
son travail dans la réalisation de celui-ci ?
L'instituteur est donc là, avant tout pour éveiller le plaisir de l'enfant face aux différentes matières que l'école cherchera à enseigner à l'enfant. La méthode la plus simple, pour permettre d'éveiller l'intérêt de l'enfant, et du même coup son plaisir, reste le jeu. L'école est souvent perçue par l'enfant comme un moyen de se valoriser. Le travail, à de rares exceptions près, est d'abord pour lui une source de joie, confirmation de sa valeur et son pouvoir par une uvre : dessin, modelage, danse, page d'écriture,... Le travail est également le signe de croissance, "moi aussi comme papa je travaille", ce qui peut être pour l'enfant source d'une grande fierté. C'est souvent par la pression sociale et familiale que l'école et le travail scolaire deviennent déplaisant pour l'enfant. Il ressent et comprend l'importance que l'entourage porte à l'acquisition des différentes connaissances, et cela l'effraye Ce n'est plus un jeu cela devient une contrainte, un devoir. Les pressions sociales et familiales risquent de détourner l'enfant du désir d'apprendre. Le "travail-joie" se transforme alors en "travail-forcé". On a observé et souligné très souvent que la rigidité
de l'école classique effraye et désoriente beaucoup d'enfants
fragiles. L'école est ressentie comme un mal et le travail comme
une corvée. Ces enfants peuvent se mettre en échec scolaire,
avoir des troubles du comportement, un niveau d'anxiété
très fort,
Il faut remplacer l'obligation d'apprendre par le désir d'apprendre. Il suffit que les premières acquisitions scolaires soient trop difficiles, pour compromettre tout l'avenir scolaire de l'enfant. Si on demande à l'enfant d'effectuer des tâches trop difficiles,
alors qu'il n'en a pas encore les capacités, l'enfant se sentira
impuissant, se découragera et se placera dans une situation d'échec.
Il faut adapter à la demande aux capacités de l'enfant pour
que celui-ci puisse réussir la tâche. Ce qui le stimulera,
lui donnera du plaisir, de la fierté et l'envie de continuer à
apprendre. GG : Résoudre l'équation suivante : 10x+5y+Ln1=100+2x Il est important de noter que l'enfant travaille aussi pour faire plaisir. Exactement comme à 15 mois l'enfant essayait d'être propre pour faire plaisir sa mère, à 6 ans il travaille pour mériter l'approbation de ses parents et garder leur amour. Il cherche ainsi à plaire à son maître à qui il s'attache, et si maître et parents sont d'accord pour féliciter tout effort lui apparaît comme la source d'un bonheur complet (idée de renforcement positif). La curiosité intellectuelle de l'enfant joue également
un rôle fondamental pour l'apprentissage. Le bébé
en effet, armé d'une volonté bien ancrée d'explorer
le monde qui l'entoure et d'acquérir un certain nombre de talents
et de techniques qui l'aideront à s'y débrouiller. Quelles sont les questions que les enfants aiment poser ? Suivant l'âge de l'enfant ces intérêts vont différer,
et sa curiosité se portera sur des objets, situation, événements
différents. Avant 3 ans, on observe ce que l'on pourrait appeler
le premier âge des questionnements. Les questions sont principalement
le "où?" et le "Qu'est ce que c'est?". Les
questions posées intéressent alors le lieu et la dénomination.
A partir de 3 ans, apparaît le deuxième âge des questions
: "pourquoi" ? . Cette période du pourquoi a bien sûr
une fonction intellectuelle d'information mais elle a également
une fonction affective. Elle permet à l'enfant de se rassurer,
de calmer son anxiété, dans une recherche de compréhension
du monde qui l'entoure. Mais de 3 à 7 ans la curiosité va également s'orienter
vers des questions : "Comment ?", "Avec quoi?" et
d'autres part vers des questions de la forme "Est-ce ?". Exemple
: Les papillons, ils ont des veines ? Les papillons ça pique ?"
De 1 à 3 ans, on sait également que l'enfant a essentiellement des intérêts sensoriels, il faut donc utiliser ses sens pour qu'il apprenne. De même, entre 3 et 7 ans, c'est essentiellement l'âge du jeu. Pour que l'apprentissage soit intéressant et pour qu'il soit optimum il faut passer par un apprentissage ludique. Il est donc important de connaître ce qui questionne l'enfant pour lui transmettre des connaissances susceptibles de l'intéresser. Ceci permet aussi de savoir comment aborder les différents domaines. Par exemple entre trois et sept ans, l'enfant sera plus attentif si on cherche à lui expliquer comment ça marche. Pour lui expliquer la croissance on peut par exemple lui faire pousser une graine dans un pot. Il est également intéressant de cheminer avec les enfants et de découvrir leur préférence pour un sujet particulier. On peut alors unifier l'instruction, on combine par exemple l'information sur une plante avec son histoire, le climat de la région . De cette façon non seulement il stimule l'intérêt de l'enfant dans des matières qui sous d'autres conditions l'ennuierait, mais il leur donne également une approche ordonnée et synthétique des choses, ce qui est le but final de toute éducation. L'expérience montre qu'il est toujours possible d'éduquer les enfants si l'on connaît leurs intérêts et les matières dans lesquelles ils peuvent réussir. Le succès appelle le succès. Cela signifie qu'un enfant intéressé par une matière y acquerra une certaine compétence et se trouve stimuler pour continuer dans d'autres secteurs. Il revient au maître d'utiliser les réussites des élèves comme tremplin pour accéder à une plus grande connaissance. Il faut garder à l'esprit que la curiosité est changeante, toujours sollicitée pour de nouvelles expériences ; il faut la diriger, la transformer, la rendre active. Il faut que chaque découverte conduise à un résultat et que l'on puisse recommencer ; ainsi naît l'idée de compétence : acquérir une compétence c'est à dire un nouveau moyen d'agir sur ce qui l'entoure et pour l'enfant une fascinante raison d'apprendre. Et l'envie d'apprendre est d'autant plus forte que la compétence augmente ; battre son propre record (pour sauter, pour construire une tour de plus en plus haute a toujours été une puissante motivation pour les enfants). Mais l'enfant ne peut pas apprendre n'importe quoi, à n'importe quel moment. Les possibilités de l'enfant sont conditionnées, liées à la croissance du système nerveux. Vouloir apprendre à lire à un enfant de 4-5 ans demande normalement un an alors qu'à 6-7 ans il peut apprendre en 6 mois. On voit ici l'importance de la maturation dans les apprentissages (Ex de la banane mûre et de la banane verte). On ne demanderait pas par exemple à un nourrisson de 6 mois d'être propre, on sait qu'à cet âge l'enfant est incapable sur un plan neurologique, de contrôler ces sphincters. Est-ce que vous connaissez d'autres apprentissages que l'on ne
peut pas apprendre tout de suite à un bébé ? Si l'enfant éprouve un intérêt, il sera attentif, et s'il est attentif, l'enfant apprendra plus rapidement et facilement. Évidemment on ne peut pas limiter l'apport de l'éducation au seul domaine qui intéressera l'enfant, et donc l'abandonner à ces seuls intérêts spontanés. Ce qu'il faut c'est exploiter ces intérêts, c'est rattacher à ces intérêts c'est à dire à sa vie, ce qu'on désire lui apprendre. D'où l'intérêt de rattacher l'apprentissage au vécu de l'enfant pour qu'il puisse se l'approprier, lui donner des exemples concrets pour que cela lui parle, lui montrer dans la réalité extérieure et dans la réalité de sa vie. Importance de rattacher un savoir théorique avec un savoir empirique. L'enfant rapporte tout à lui et il se considère comme
le centre du monde c'est ce que l'on appelle l'égocentrisme enfantin.
Les manifestations de l'égocentrisme sont multiples ; on les
retrouve au nouveau spatial, temporel, physique, social, affectif,
L'égocentrisme est un des éléments de base de la structure mentale de l'enfant. Ce qu'il est important de retenir, c'est que l'enfant appréhende et comprend le monde qui l'entoure par rapport à son propre vécu, à ses propres expériences. Il est incapable de considérer les choses, les événements sous le point de vue d'une autre personne, il ne peut les considérer que sous son propre point de vue. Est-ce que vous avez des exemples d'égocentrisme enfantin
? Un exemple concret de ce phénomène d'égocentrisme
est la différenciation gauche / droite. Si on se place en face
d'un enfant (qui est lui-même capable de distinguer sa gauche et
sa droite), il est incapable de reconnaître la droite de la gauche
sur l'autre personne. Un autre exemple : Un rendez-vous de médecin raconté par un adulte et par un enfant. L'adulte dirait : Ce matin on est allé voir le médecin car il a une fracture de la jambe suite à son accident. L'enfant dirait : Le monsieur, il est pas gentil. Il m'a fait mal à la jambe. Il sent mauvais. Il ne peut donc pas se placer sous l'angle et le point de vue d'une autre personne. L'enfant pour s'approprier des connaissances a donc besoin qu'elles soient le plus possibles rattachées à son vécu, à son monde, puisqu'il est encore incapable d'intégrer le réel de façon objective. Exemple : nous pouvons expliquer ce qu'est le calcul à un enfant de façon objective et de définir comme étant "une opération ou un ensemble d'opérations effectuées sur des nombres, des grandeurs". Cette définition même si elle est juste n'aura aucun sens pour l'enfant et il sera incapable de la comprendre Et ne saura toujours pas à quoi sert le calcul. Pour qu'il comprenne, il faut le rattacher à son vécu : "le calcul c'est ce qui va te permettre, quand tu vas au marché avec ta maman de savoir combien tu vas donner de sous à la marchande". Nous avons vu que c'est parce que l'enfant prend du plaisir, et qu'il est curieux que l'enfant est prêt à apprendre. C'est parce qu'il aime jouer à la marchande qu'il va apprendre à compter ; c'est parce qu'il aime qu'on lui raconte des histoires et feuilleter des livres qu'il veut apprendre à lire et à écrire Mais tous les enfants ne sont pas confrontés à ces premières expériences, et cela dépendra beaucoup du milieu social, économique et familial auquel l'enfant appartient. L'enfant d'un milieu peu stimulant aura peu de possibilités de feuilleter des livres par exemple. Un milieu qui stimule l'enfant, c'est à dire qui met à la disposition des enfants, dès le plus jeune âge, une foule de connaissances et d'expériences, développe plus l'intelligence de l'enfant. Par contre, l'enfant d'un milieu qui le stimule peu sera moins évolué sur le plan intellectuel. C'est grâce à cette richesse de stimulations que lui offre l'environnement, que l'enfant paraît plus vif plus éveillé, plus fait pour apprendre. Le rôle de l'école préscolaire serait aussi de permettre aux enfants défavorisés, d'accéder à un certain niveau de stimulations, d'expériences, pour qu'il puisse combler cette différence et entrer en primaire avec un bagage plus riche. En effet, un enfant par exemple qui a l'habitude de manipuler les livres aura plus de facilités pour apprendre à lire puisqu'il aura déjà quelques connaissances sur la lecture ; comme le sens de la lecture, faire le lien entre l'image et l'écriture, l'association entre ce qui est écrit et ce que la personne lit, l'habitude de voir des lettres, le lien entre écriture et mots, qui sont à la base de la lecture. Pour mieux comprendre l'importance de ce qui vient d'être dit, c'est la même chose pour une personne qui apprend à conduire. Une personne qui connaît les voitures et qui a déjà des connaissances avant même d'apprendre à conduire, apprendra plus facilement et plus rapidement. Ces connaissances peuvent être très simples : savoir à quoi sert une voiture, comment elle est construite (pédale, volant, levier), connaître quelques éléments spécifiques; une pédale pour freiner, une pour accélérer, une pour changer de vitesse Par contre, un individu qui n'a jamais vu de voiture, qui ne sait peut être même pas à quoi ça sert, aura beaucoup plus de difficultés à apprendre à conduire. Est-ce que vous avez d'autres exemples pour illustrer ce phénomène ? Le préscolaire, pour les enfants défavorisés, va leur permettre de mieux réussir l'école primaire. L'objectif du préscolaire devrait être d'amener l'enfant à s'épanouir. Le temps de concentration d'un enfant : C'est pour cela qu'il est capital de faire varier les activités
aux enfants. Un enfant de 4 ans qui au bout de trente minutes d'écoute
de vos explications se met à gesticuler n'est pas "maditra",
il ne peut plus vous écouter. Il est donc nécessaire de faire varier les activités et
ceci très souvent. (En tenant compte de la préparation
des activités, on peut prendre 20 à 30 minutes avant de
changer). En tenant compte des différents types d'intelligence, il faut
passer par des canaux différents et variés pour faire passer
de nouvelles notions. Comment ça marche ? Quand on observe un enfant en train d'apprendre, on voit qu'il explore, ça l'amuse et c'est plaisant, il le répète. Un enfant a réellement besoin de répéter, c'est pour lui l'occasion de consolider, d'assimiler, de maîtriser. Parce qu'il pourra mémoriser cette nouvelle acquisition, il pourra l'utiliser une fois suivante, il pourra alors la modifier et l'adapter à d'autres situations. A quoi sert le cerveau ? Le cerveau est un organe très complexe qui nous permet de vivre. ..Le cerveau est ce qui nous permet de vivre et d' " être intelligents " . C'est pendant les 3 premières années de la vie que le cerveau se développe le plus. C'est pour ça que le bébé a des os du crâne non soudés (fontanelles) afin de permettre au cerveau de grandir et de se développer. Un bébé de un mois ne sait pas encore parler, marcher Il doit tout apprendre. Il faut que son cerveau se développe, il faut qu'il fasse des liens entre les choses. Et cela se fait petit à petit au fur et à mesure que l'enfant peut faire des expériences avec son environnement. Il est donc très important d'offrir à l'enfant un environnement varié en stimulations, en situations, afin que le cerveau se développe pleinement. 90 % des capacités du cerveau sont mises en place au cours des cinq premières années d'existence. C'est pour ça que le préscolaire est capital et qu'il est impératif de faire varier les activités pour développer au maximum le potentiel de l'enfant.. Avec quoi apprenons-nous ? Pour apprendre, on pense souvent que l'être humain doit rester
assis sans bouger, de regarder devant soi, prendre des notes et recevoir
beaucoup d'informations soit oralement, soit sous forme écrite.
Et plus une information que vous voulez faire passer à un enfant
inclura l'expérience motrice, sensorielle, auditive, visuelle,
tactile et affective, plus vous aurez de chance que l'enfant intègre
la nouvelle notion que vous souhaitez enseigner.
- Il faut que notre cerveau soit réveillé pour que nous
puissions apprendre. C'est pour ça que le sommeil est important,
il faut s'être bien reposé pour pouvoir être bien éveillé.
Les enfants ont un besoin essentiel de bouger. Et l'enfant a besoin de
bouger et de toucher pour apprendre. Il est donc important de faire bouger les enfants (principalement à
travers les exercices d'équilibre comme tourner la tête,
tourner sur soi-même, marcher sur une bordure, sauter, grimper,
se pencher en avant en arrière, courir, la marche et également
des exercices qui font bouger les yeux
). - La consommation d'eau améliore le transport de l'oxygène
au cerveau . Or le cerveau est un très grand consommateur d'oxygène.
C'est-à-dire que pour fonctionner, il a besoin d'énormément
d'oxygène. L'eau aide à penser et à apprendre. On
a donc besoin de boire beaucoup quand on apprend. Le bâillement
qui peut être interprété comme un manque d'intérêt
est en fait un réflexe naturel qui vise à améliorer
l'apport de sang et d'oxygène au cerveau. Il permet en même
temps d'équilibrer les os du crâne et de relâcher la
tête et la mâchoire
- On a découvert que si l'enfant se sent en sécurité, il apprend mieux et que tout son cerveau est disponible et fonctionne mieux. Qu'est ce qui n'est pas sécurisant ? Les peurs : peur de ce qu'on ne connaît pas, peur d'avoir mal ou que ce soit désagréable. Et aussi, si je n'ai pas confiance en l'autre ou en moi, je ne me sens pas en sécurité. Qu'est ce qui favorise la sécurité de l'enfant ?
Avant l'âge approximatif de 7 ans, l'enfant n'élabore pas encore de discours intérieur. Il pense presque littéralement tout haut. L'enfant parle en continue car il explique et s'explique le monde. Penser tout haut (il ne peut pas le faire tout bas), l'aide à comprendre le monde et les relations qui l'entourent. Parler permet à l'enfant d'élaborer des idées et de les organiser. L'intelligence humaine se distingue de l'intelligence animale par le
fait que l'être humain est capable de mettre de la distance par
rapport au réel. Il est donc important de proposer des activités qui offrent aux
enfants la possibilité de s'exprimer. Au plus on parle à
l'enfant et au plus on le laisse s'exprimer, et plus on l'aide à
construire son langage, à l'enrichir et à le développer. Pour que le langage se développe pleinement, il faut que les mots aient du sens. Ex : Au lieu de dire c'est un stylo. Lui montrer, lui dire à quoi ça sert, lui montrer, le laisser essayer et toucher.
Pourquoi un enfant joue ? L'enfant apprend par le jeu. L'enfant joue pour : A l'école, il est donc essentiel de répéter les activités en les faisant varier. Un enfant de 5 ans qui fait un puzzle, qu'est ce qu'il apprend ? Un enfant qui joue à la maîtresse qu'est ce qu'il fait ? Un enfant qui joue avec de l'eau qu'est ce qu'il apprend? En jouant, l'enfant développe plusieurs compétences :
e) L'importance du jeu libre chez l'enfant
de 3 à 6 ans L'enfant a besoin de jouer librement à cet âge. Il a besoin
de faire ses propres expériences. L'enfant à travers le
jeu libre apprend par lui-même et intègre plus facilement.
Il va à son rythme et selon ses besoins. Comme nous l'avons vu
précédemment le plaisir est indispensable à l'apprentissage.
La création permet également d'avoir plus confiance en
soi. Il est important de laisser aux enfants une demi-heure de jeux libre par matinée en plus de la récréation. f. Relation enseignant / élève
La société que l'enfant découvre en entrant directement
à la grande école est autoritaire et fortement hiérarchisée.
Il faut obéir, donner des marques de respect à l'instituteur,
se mettre en rang et se tenir tranquille suivant des règles paramilitaires. Découverte de la justice. Il y découvre, mieux que dans sa famille, la nécessité
de justice. A l'école tout le monde a le même âge,
tout le monde est pareil. Séparation et affectivité. Jusqu'à l'entrée à l'école, l'enfant ne dépendait
en grande partie que de ses parents, et son monde se réduisait
pour beaucoup à sa famille. Pouvez-vous donner des exemples où l'enfant recherche un
contact affectif sécurisant avec le maître ? Le rôle du professeur dans la réussite scolaire de
l'enfant. Le professeur peut jouer un rôle dans la réussite scolaire de l'enfant, 3 aspects peuvent être mis en évidence :
Pour qu'une compétence soit transmise d'une personne à
une autre et bien acceptée, il faut toujours qu'entre elles existe
un échange affectif, fait de confiance et de dispositions accueillantes
de part et d'autre. Il est important de noter que le regard que l'on porte sur l'élève,
ce qu'on pense de lui au niveau de ses capacités intellectuelles
va avoir un impact important sur ses résultats (étiquetage). Étude expérimentale. " Ils peuvent parce qu'ils pensent pouvoir ", Virgile. Le cadre et les limites Ce sont tous les repères (interdits et permissions) que l'on donne à un enfant. C'est important qu'ils soient toujours les mêmes (c'est à dire qu'ils ne changent pas d'un jour à l'autre, il est évident que les interdits évoluent avec l'âge). Sinon l'enfant n'a pas de repères, il ne sait pas ce qu'il peut faire ou ne pas faire. Il ne peut pas avoir confiance en son environnement. Progressivement, l'enfant va intégrer ces repères et interdits
en lui-même. Il va apprendre les règles de la vie en société,
les valeurs de la société dans laquelle il grandit.
Madagascar a signé la convention sur les droits de l'enfant. Taper un enfant est un abus de pouvoir. Juridiquement, c'est interdit. Essayons maintenant de comprendre pourquoi Lorsque l'enfant est tapé, il vit une expérience de peur, de douleur et d'impuissance. L'enfant ne se sent pas protégé. Il a un sentiment de méfiance et d'insécurité. Il développera peu de confiance en lui et en l'autre. L'enfant respectera ses parents mais par peur d'eux. Il risque d'associer l'affectif au douloureux. L'enfant et l'adolescent ayant vécu une situation de faiblesse et d'impuissance pourra rechercher à dominer certaines personnes plus faibles ou plus fragiles. C'est une manière pour la personne qui a été victime de combattre son sentiment d'impuissance. En plus, l'enfant grandit bien souvent en imitant ses propres parents. Une fois adultes, certains abuseront leurs propres enfants ou même leur conjoint car ils auront associé l'amour à la violence. Ce que l'on observe chez un enfant abusé : Pour un enfant abusé, les différentes manières
de faire face à la situation sont :
Dresser un enfant de manière autoritaire ou très contraignante n'est pas bon pour son développement. Dans le sens où l'enfant aura peu confiance en lui, il aura peu d'initiative et de créativité, peu de notion de tolérance et d'égalité. C'est plus un rapport de pouvoir de l'adulte sur l'enfant. Plus tard, l'enfant pourra faire payer cet excès d'autorité aux autres enfants. Il s'attaquera au plus faible pour avoir l'impression d'exister un peu ou alors l'enfant recherchera toujours un modèle, un maître. Un enfant recevant une éducation rigide et intolérante peut développer des troubles du comportement comme des accès de colère. C'est cet excès de frustration réprimée qui " éclate ". De la même manière, laisser tout faire à un enfant
n'est pas bon: l'enfant n'a pas de repères ni de stabilité
intérieure. Il croit qu'il est tout puissant et qu'il peut tout
faire. Les limites et les interdits permettent à l'enfant de se
structurer, il sait ce qu'il peut ou ne peut pas faire, mais il apprend
en même temps ce que les autres peuvent faire ou ne peuvent pas
faire, ce qui est rassurant. L'enfant a besoin de règles comme
l'adulte a besoin de lois pour vivre en société. Si la société
n'avait pas de lois, les gens ne se sentiraient pas en sécurité. Il est important que les règles qu'on donne soient les mêmes pour tous les enfants, et donc de ne pas faire de différences. Ce qui est interdit pour un enfant, l'est aussi pour un autre enfant. Comme nous l'avons déjà signalé, l'enfant prend modèle sur le maître, il s'identifie à lui. Si on interdit à l'enfant de frapper les autres enfants, le maître doit montrer l'exemple, et ne doit donc pas taper l'enfant. Le maître doit être le premier à respecter les règles. On peut noter aussi que le fait de punir l'enfant en le frappant est très mauvais pour la relation professeur-élève et donc également pour la transmission des connaissances puisque l'enfant aura peur du maître ne sera pas dans un environnement sécurisant. Et comme nous l'avons dit, l'enfant a besoin d'être en confiance avec son professeur pour bien apprendre. A la disposition des membres de pratiques sur demande: Classeur
d'activités préscolaires Pour concevoir cette formation, Alexandra Lesaffre s'est inspirée des ouvrages suivants: Bibliographie Vidéos
Annexes : Modules de formation pour l'équipe du programme Petite Enfance (élaborés à partir des sources citées ci-dessus): 1.
Les découvertes sur la vie prénatale (
Alexandra Lesaffre, ergothérapeute, est responsable du programme Petite Enfance à Antananarivo, Madagascar, démarré par Coopé Sud et repris par Inter Aide depuis janvier 2002. Vous pouvez donner
VOTRE AVIS, faire part de vos idées et suggestions, par
mail ou sur le forum. Merci
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