décembre 98
retour à la "synthèse préscolaire" Trois programmes urbains intégrés (accompagnement familial, emploi, éducation) sont menées par Essor au Brésil, à Fortaleza (partenaire local GACC; R.P. Veronica Maciel), à Sao Luis (GACC-Ma, R.P. Giovanni Pelella) et à Belem (APACC).
Voir fiche 2.1.1. "Manuel de Crèche" sept. 99 - GACC - ESSOR Le volet crèche a été lancé à partir
de 1985 et a pris fin en 95 à Sao Luis et en 1997 à Fortaleza:
en effet, depuis 2 ans, l'état a décidé de reprendre
le financement des crèches à 100%. Essor et les ONG partenaires
n'interviennent donc plus dans le domaine des crèches. L'action
éducative s'est réorientée vers le soutien scolaire
et les adolescents. Un exemple : Fortaleza (2.5 millions d'hb, capitale de l'état du Ceara, 7 millions d'hb): · dans l'état du Ceara, 38% de la population de plus de
15 ans est analphabète, A Fortaleza, de 1991 à 1994, 620 enfants étaient accueillis dans 8 crèches. De février 97 à février 98, 327 enfants de 6 mois à 7 ans ont été accueillis dans les 2 dernières crèches du projet (avant reprise par la Febemce, Fondation du Bien-Etre du Mineur de l'état du Ceara) encadrés par une équipe de 22 personnes (Sources rap.final Fortaleza. 91-94 et rapports " Prévention de la délinquance à Fortaleza " 94-98). A Sao Luis, une enquête menée en 95 par le GACC-Ma auprès des familles des 335 enfants des crèches montrait que 94% des mères travaillaient et que 50% des foyers étaient des foyers mono-parentaux. Le revenu moyen par personne était de 90 FRF / mois. (rapport final Sao Luis 92-95) L'objectif des crèches a d'abord été de permettre aux mères (souvent seules) de chercher trouver et garder un emploi et de décharger les frères et soeurs aînés en âge d'aller à l'école de la garde des plus jeunes. Les objectifs généraux se sont rapidement élargis :
Le fonctionnement était similaire à celui du volet préscolaire démarré en 97 à Maputo au Mozambique (cf. synthèse): à partir d'un groupe de mères, le programme construisait et aménageait un local, sélectionnait et formait les monitrices issues du quartiers (pédagogie, gestion, collecte des écolages, relations avec les parents). Les crèches assuraient un suivi pédagogique individuel
des enfants très rapproché : à Fortaleza, le développement
psychomoteur, la socialisation et les acquisitions de chaque enfant en
fonction de sa classe d'âge étaient évalué
tous les deux mois. La formation initiale et continue des monitrices étaient assurée par le GACC en collaboration avec des organismes extérieurs : pédagogie active type Montessori et activités préscolaires pour assurer une préparation optimum à l'école (les enfants doivent savoir lire à l'entrée au primaire...). Des réunions éducatives étaient menées avec les parents des enfants, animées par une pédagogue, sur des thèmes tels que :
Au démarrage, ces crèches étaient subventionnées par les projets mais dès le départ, une participation était demandée aux parents. Progressivement, des partenariats ont démarré avec des
institutions publiques d'action sociale (Febemce à Fortaleza
et Secrétariat au Développement Social et Communautaire
de l'état du Maranhao, SEDESC, à Sao Luis), qui ont implanté
elles-mêmes des crèches communautaires. Progressivement,
les crèches des projets sont rentrées dans ce système
qui prenait en charge une partie des coûts . Les écolages
et le projet complétait. A Sao Luis pour la dernière année
(95), les salaires des monitrices étaient pris en charge par le
SEDESC, l'alimentation par un organisme fédéral. Le reste
(fournitures, entretien des locaux) était pris en charge par la
participation des parents (25 FRF / mois / enfant) et d'autres donneurs
(autres ONG et privés). (Sources rapport final Sao Luis 92-95) Étant donné la prise en charge croissante des coûts par les organismes gouvernementaux, la participation financière des parents est restée symbolique - de l'ordre de 5% du coût total des crèches (taux de collecte 70 à 90%). La Febemce a même essayé de la supprimer totalement. Depuis 96, l'état a repris la gestion et le financement à
100 % de toutes les crèches communautaires, et refuse toute
participation des parents ! (ce type de mesures démagogiques posent
aussi des problèmes sur les autres volets des programmes brésiliens).
Mais les crèches qui ont été soutenues par Essor
continuent de demander une participation financière des parents,
tolérée par les institutions publiques... Malgré une baisse de qualité au niveau pédagogique
(suivi individuel des enfants, pédagogie et motivation des monitrices,
lien avec les écoles primaires et préparation à l'école)
le bilan est positif puisque les crèches lancées par
les programmes sont autonomisées et continuent d'accueillir les
enfants des quartiers défavorisés.
Voir fiche 2.3.2. présentation de la méthodologie
du soutien scolaire (juin 99 / oct. 2000, Essor) La prévention de la délinquance se fait à travers des groupes éducatifs d'adolescents. Ce sont des groupes de 25 à 30 jeunes de 14 à 17 ans qui
travaillent ensemble pendant 6 à 9 mois. Ils mènent une
enquête préalable auprès des adolescents de
leur quartier, puis les groupes sont structurés et les thèmes
d'activités et de réflexion identifiés: conflits
familiaux, sexualité, drogue, formation/emploi sont les thèmes
principaux choisis par les adolescents (cf. fiche
2.5.1. Méthodologie adolescents) A Sao Luis, le soutien scolaire a eu un tel impact que les parents se sont désintéressés des écoles! L'équipe a donc réorienté l'action vers un soutien pédagogique aux écoles communautaires: formation des enseignants et suivi/accompagnement par un pédagogue, allié à une formation communautaire des associations de quartier (par exemple, une association de quartier s'est ainsi organisée pour demander la construction d'une école aux autorités locales). A Belem, le soutien scolaire a démarré en 1994 avec succès mais le R.P. s'est inquiété du coût de ces petites classes de soutien. La réduction des coûts a eu des conséquences sur la qualité des cours mais la recherche d'appui auprès de l'université a porté des fruits : des étudiants, dans le cadre de leur stage universitaire, assurent maintenant les cours de soutien et un suivi scolaire très rapproché (malgré les grèves fréquentes dans le milieu universitaire...), mais on touche moins d'enfants qu'à Fortaleza. A Fortaleza, parallèlement au soutien scolaire, des activités d'éducation à la citoyenneté et à la santé sont menées avec les 7 à12 ans : activités socio-éducatives :
activités d'éducation à la santé :
Lors des réunions éducatives menées avec les parents, les thèmes abordés sont :
Lors de ces groupes éducatifs, plus les parents s'amusent, plus ils osent s'exprimer, plus ils ont envie de revenir, et plus l'enfant sera soutenu dans sa scolarité et son développement.
Résumé du rapport de l'étude sur la stimulation du développement infantile, à Fortaleza Le volet stimulation précoce/ prévention des handicaps
(démarrage août 93 avec 60 enfants) pour les 0 à 6
ans se situe à la frontière entre la santé et l'éducation. Une enquête menée sur une soixantaine d'enfants suivis par
le programme de stimulation précoce sur la période 93-96
a montré que : A près un bilan initial complet, la stimulation précoce / prévention des handicaps consiste à recevoir des enfants de 6 mois à 6 ans et leur mère (en groupe pour les 2 à 6 ans) une fois par semaine pendant une demi-heure, dans des salles équipées (matelas, miroirs...). Des auxiliaires de psychomotricité leur font suivre un " cursus " précis d'activités. L'objectif est d'aborder l'enfant dans une optique intégrée en tenant compte de son histoire et de ses possibilités afin de travailler avec lui sur la coordination, la motricité, le langage, la mémorisation, la relation à l'autre et au monde.
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