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PRATIQUES urbain - 2.2. éducation préscolaire : fiche URBAIN.2.2.1.
Bien que Pune, où Inter Aide travaille depuis 15 ans en santé et éducation avec deux partenaires locaux, Sneh Deep et Deep Griha (*), soit la ville indienne qui sagrandisse le plus vite, les bidonvilles ny grossissent plus. Depuis 15 ans, les quartiers où nous travaillons ont progressé, et lhabitat, par exemple, sy est considérablement amélioré. (*) Sneh Deep travaille sur 5
bidonvilles de Pune : Kashewadi, Lohia Nagar, Janwadi, Patel Estate,
Kamgar Putla (l'ensemble de ces quartiers regroupe environ 55 000
hb). Les taux de couverture atteints par les deux partenaires indiens sur les quartiers dinvention sont excellents (95% de couverture en BCG pour les moins de 1 an 85% de couverture DTCoq; 60 à 65% des femmes sont sous planning. 90 % des femmes enceintes sont vaccinées contre le tétanos...). Dans le domaine de léducation, seulement 7% des enfants de 4-5 ans des quartiers où travaillent Deep Griha ne fréquentent pas de maternelles (dans une optique de prévention de léchec scolaire, la priorité a été donnée à cette classe dâge depuis quelques années, afin de toucher le plus denfants possible avant leur entrée à lécole primaire). En octobre 99, 1107 enfants étaient inscrits dans les "balwadis",
(littéralement "jardins denfants") de Deep Griha,
et 500 élèves dans les quartiers où travaille Sneh
Deep ; parmi ceux-ci, 477 fréquentent des balwadis semi-privés.
Les objectifs généraux des programmes préscolaires sont :
En Inde, lévolution économique générale, qui se répercute sur les quartiers dintervention, notamment à Pune, et lancienneté des programmes (qui a permis aux équipes datteindre des taux de couverture élevés, et aux familles de mesurer lintérêt des actions proposées) justifie pleinement de pousser à lautonomisation financière des balwadis (pour les classes moyennes et riches, il existe depuis longtemps de nombreuses maternelles privées).
Un schéma de " semi-privatisation " des classes
de préscolaire a été proposé en Inde et
au Philippines, et plus récemment à Antananarivo : Pour que lexpérience réussisse, les éducateurs doivent y trouver un intérêt professionnel et financier (ils auront plus de travail et de responsabilités quen tant que salariés) et acquérir de nouvelles compétences (gestion, finances, relations avec les parents et les avec les autorités...). LONG sengagera à les aider dans leur entreprise en échange du respect de certaines normes : admission denfants très pauvres, limitation du nombre denfants par classe, condition dhygiène, qualité de lenseignement, prix raisonnables, information des parents, comptabilité fiable... LONG pourra par exemple subventionner la classe, si nécessaire, en fonction du nombre délèves provenant de familles très défavorisées, se charger de la formation continue et de la supervision pédagogique gratuitement, fournir une aide à la gestion. Lidée originelle était, dans le cas dune expérience réussie, de la généraliser et de proposer à ces écoles un " label de qualité " pour former ainsi un réseau de maternelles semi-privées. Un tel réseau de maternelles semi-privées serait en position de négocier avec les autorités et dobtenir un appui, ou de résister en cas de diminution des ressources en provenance de lextérieur (via les ONG partenaires).
La fiche URBAIN.2.2.2. décrit lexpérience en cours avec Sneh Deep. Sur le préscolaire, voir aussi la synthèse de la rencontre de juillet 98 : participation des parents au coût des maternelles, et la fiche 2.1.1. d'ESSOR sur les crèches au Brésil. Sur la petite enfance, voir aussi Module de formation sur la petite enfance, Alexandra Lesaffre, Coopé Sud / Inter Aide Sur les actions d'éducation mené à Pune avec Snehdeep, voir aussi la description du volet soutien scolaire.
DONNEZ VOTRE AVIS par mail ou sur le forum * Gaspard Schluberger suit les programmes sociaux du secteur Asie-Tana (Madagascar, Philippines Inde). Auparavant, il avait été responsable de programme en Inde, puis chef de secteur dans les Cahos en Haïti. Diffusion :
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