|
PRATIQUES
- urbain - social : atelier AF décembre 2002
Préambule
1. Quelques définitions du travail social en France
2. L'histoire sociale en France: quelques dates importantes
3. Quelques concepts clés de la méthodologie
d'intervention en travail social
4. Les différentes étapes de la méthode
(conduite d'une action sociale)
5. Le contrat
6. L'écoute
7. Quelques réflexions : de
la pratique à la théorie, de
la théorie à la pratique, les besoins,
Outils
pour les situations difficiles, la relation d'aide,
discussions
8. Conclusions / récapitulatif
Bibliographie
Voir aussi Biblio
social et psychosocial
Préambule
|
L'objet de cette fiche n'est pas de
présenter le travail social tel qu'il est pratiqué en France
comme une référence pour nos actions sur le terrain, mais
plutôt de donner un aperçu de ce qui se fait ici, de ce qui peut être
transposable (le contrat, l'écoute, certains outils
- tels que les outils
pour les situations difficiles...) et
de ce qui ne l'est pas.
Tout d'abord, le cadre institutionnel
du travail social n'est pas le même que dans les pays où nous travaillons
(Madagascar, Inde, Philippines...): en France, le travail social est lié
aux collectivités territoriales qui gèrent les dispositifs
d'insertion, d'aide et d'accompagnement social.
Ensuite, le suivi social peut être
enclenché lorsqu'un problème est signalé (échec
scolaire, délinquance, fugue, maltraitance...). Le suivi social
peut également être lié à l'obtention de prestations sociales
(telles que le RMI par exemple). Du coup, le travail social peut avoir
une fonction de contrôle.
Enfin, dans certaines situations
(pas toutes heureusement!!!), comme celle de la protection de l'enfance
par exemple, le suivi social est subi comme une contrainte porteuse d'une
sanction possible (et non comme une aide ou un appui) et il est difficile
de dépasser cela dans la relation avec la famille...
En revanche, dans les contextes dans
lesquels nous travaillons (à Antananarivo, en Inde, à Manille...),
une fois que les premières visites sont enclenchées, les
familles sont généralement demandeuses de soutien et des visites de l'accompagnatrice.
Sur les programmes d'Inter Aide,
les familles sont sélectionnées en fonction de leurs besoins
(et de ce qu'on peut leur apporter), et non pas uniquement en
fonction de leurs problèmes. On peut travailler sur des
éléments très concrets et positifs -scolarisation, vaccinations...-
notamment en mettant les familles en relations avec les services existants.
Cet accompagnement très concret peut à lui seul faire "progresser"
la famille, dans un laps de temps relativement court.
Enfin, les accompagnatrices ne sont
pas des agents du gouvernement, ou liées à des pouvoirs
locaux mais travaillent dans le cadre du secteur privé, associatif
: l'accompagnement n'a donc pas une fonction de contrôle social.
1. QUELQUES DÉFINITIONS
 |
Définition du travail social de Paul VIRILIO "le
travail social, c'est le corps social en travail".(Paul Virilio,
"le jugement premier : pourquoi le travail social", revue Esprit,
avril-mai 1972). L'objectif du travail social : faire renaître
(ce corps social):
| Objectif du travail
social : rendre aux plus dépendants l'autonomie qui
leur permettrait d'affirmer leur propre originalité, tout en
bénéficiant d'une intégration suffisante. |
Définition d'un problème social :
l'écart entre une réalité sociale et les normes
admises par l'opinion publique et par les institutions chargées
de gérer l'action sociale (ex : 50% des enfants pas vaccinés...).
Importance
de prendre en compte le contexte culturel et social : il
y a des normes "objectives", nationales et/ou internationales
(vaccinations, scolarisation...) et d'autres plus culturelles, et / ou
plus personnelles:
sur
la maltraitance, par exemple, quelles sont nos propres perceptions, nos
propres limites (en tant qu'individu, et en tant qu'individu appartenant
à un groupe culturel et social). En France par exemple, un signalement
pour maltraitance va forcément générer une enquête
sociale.
Sur
nos programmes le contexte culturel, la "norme sociale", ce
qui est acceptable par l'opinion publique doit être pris en compte;
parallèlement nous devons identifier nos propres convictions, nos
propres grilles de lecture, nos propres biais. Les accompagnatrices garantissent
cette prise en compte des valeurs locales mais elles doivent aussi pouvoir
décoder leur propre système de valeurs.
Un
exemple de normes internationale: La Déclaration
des droits de l'enfant http://www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/25_fr.htm
CRISE = processus de changement à l'issue
incertaine et qui aboutit à une restructuration: déstructuration
(positive ou négative).
En situation de crise, l'accompagnement social vise donc à faire
réagir le "client" ou "usager" (jargon du travail
social!) affronté au processus de changement, de telle façon
que l'issue lui soit favorable (c'est à dire correspondant à
des objectifs définis par lui).
|
Définition de l'accompagnement
Il consiste à suivre et guider des personnes souffrant
d'un déficit de ressources quotidiennes (matériel,
psychologiques, relationnelles, culturelles...) pour mener à
terme un projet (qui soit le leur), adapté à leurs
capacité et à leur environnement , compte tenu des
normes et de la vie sociale ( reconnues par l'opinion publique et
par les autorités légales).
|
2. L'HISTOIRE SOCIALE EN FRANCE:
quelques dates  |
- Passage d'une activité charitable, privé, bénévole
( à partir des actions de Vincent de Paul dans les années
1600) à une pratique professionnelle (années 1920):
· 1920 :1° école d'infirmière (diplôme
d'infirmière)
· Henri Sellier, maire de Suresne, introduit en 1919 l'assistance
sociale avec l'instauration des visiteuses polyvalentes (à
l'origine du service social polyvalent) , capables de prendre en charge
l'ensemble des problèmes de chaque famille d'un secteur géographique
donné.
A partir de cette date :
=> les fonctions de soins
=> et les fonctions d'assistante sociale polyvalente
seront exercées de façon complémentaire.
- 1938 : différence entre infirmiers et assistantes sociales
: Diplôme d'état d'Assistant Social (AS) : 1 année
d'étude médicale commune avec infirmiers puis deux années
d'études sociales.
- Le service social rural instauré en 1939: au cours
de cette période, on passe de l'hygiène et de l'éducation
sanitaire (tuberculose) à la protection de la maternité
et de l'enfance
- L'ordonnance de 1945 et les lois de 1946 établissent la
sécurité sociale, les allocations familiales
Introduction du "case wor": méthodologie puisée
principalement dans des sources nord américaines : le client
comme individu, priorité au client.
- 1964 : Les DDASS voient le jour (direction départementale
des affaires sanitaires et sociales):
elles intègrent la majeures partie des services sociaux publics
: services familiaux, aide à l'enfance, prévention spécialisée,
l'hygiène mentale et sociale...
Un service social polyvalent et de base va progressivement couvrir l'ensemble
du territoire: ces unités sont des circonscriptions regroupant
différents acteurs sociaux et médico-sociaux sur un secteur
géographique donné (de 40 000 à 100 000 habitants).
- De 1950 à 1970 : l'effectif des AS passe de 8 000 à
19 000 , 32 000 en 1982 sur la France entière.
- 1968 : crise d'identité des Travailleurs sociaux (TS)
qui se posent la question du contrôle social : les TS cherchent
le sens de leur intervention : venir en aide aux plus défavorisées,
ou les contrôler pour mieux protéger la société
dans son ensemble?...
- 1986 : Généralisation de la décentralisation:
depuis la décentralisation, ce sont les collectivités
territoriales qui gèrent les dispositifs d'insertion, d'aide
et d'accompagnement social ( actuellement, la majeure partie des actions
sociales reviennent aux départements et représentent en
général 50% de leur budget).
=> Lien entre les travailleurs sociaux et le pouvoir / les élus locaux.
- 1988 : Vote du RMI : aide transitoire destinée à
faciliter l'insertion sociale et professionnelle. L'indigence est perçue
comme une anomalie.
Le dispositif d'insertion est alors centré sur l'emploi.
Ce dispositif associe les représentants de l'état, des
collectivités locales et des associations.
Fin 1989 : 600 000 RMI
- 1991 : mise en place des CLI (Commissions Locales d'Insertion):
elles sont chargées du suivi pédagogique de l'insertion
avec l'aide des Travailleurs Sociaux, qui gèrent des allocations
parfois sans suivi de contrat
- 1992 : suite à un 1° bilan sur le RMI : loi complémentaire
- juillet 1998, loi de lutte contre les exclusions
- Depuis 1988 développement des politiques contractualisées
:
- 1988 / 1990 : étape de la naissance de la politique de la ville
( = lutte contre les exclusions).
- période de prise de conscience d'une nouvelle forme de chômage
, le chômage d'exclusion.
- DSU, Opérations prévention Été, CCPD,
ZEP... : actions d'ensemble dans plusieurs domaines (éco, social,
éducation, sécurité, culturel...).
3. QUELQUES CONCEPTS CLEFS DE LA MÉTHODOLOGIE
D'INTERVENTION EN TRAVAIL SOCIAL (TS)  |
Cf. Méthodologie
de l'intervention en travail social
- CRISTINA DE ROBERTIS (AS)- Édition Socioguides
- le concept de changement
nécessite de savoir ce que l'on veut changer, et ce que l'on veut
atteindre comme nouvelle situation , quels sont les avantages de cette
nouvelle situation, qu'est-ce que cette nouvelle situation va provoquer
?
- le concept de contradiction
ce qui est positif ou négatif dans un changement (ce qu'on perd,
ce qu'on gagne) pour tous les membres de la famille et/ou pour certain
membre de la famille
Exemple d'un déménagement (positif pour la famille car
conditions habitation améliorées mais aspect négatif
pour un des membres de la famille temps de transport augmenté pour
le père...); ou
Exemple d'une séparation: moins de tensions conjugales mais moins
d'argent, de soutien, plus de solitude...
C'est en voyant chaque chose dans sa dualité, qu'on peut voir la
complexité de la situation, le jeu des forces contraires.
- le concept d'interdépendance
autour de la notion de champ social : l'individu fait partie d'un champ
social, il n'évolue pas seul...
Cette notion de champ social nous permet de regarder la problématique
individuelle ou collective insérée dans un ensemble de forces
coexistantes, dans un ensemble dynamique (famille, quartier, groupe...).
Cela signifie qu'il existe entre les individus et leur environnement des
relations et des influences réciproques, d'où l'importance de l'analyse
de la vie de groupe, de la famille car il est nécessaire de tenir compte
de ces interrelations.
- l'équilibre dynamique
Une situation de crise implique la rupture de l'équilibre dans
la situation de la personne.
Il y a alors recherche d'un nouvel équilibre: c'est une période
propice aux changements, une période où les changements
peuvent s'opérer.
La situation d'équilibre est retrouvée quand les forces
contradictoires en présence s'annulent réciproquement.
|
4. LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA
MÉTHODE (conduite d'une action sociale)
|
- Repérage du problème social ou de la demande:
Importance
de décoder son propre système de décodage (cf.
§ ci-dessous des pratiques à la théorie)
- analyse de la situation : il s'agit d'établir un diagnostic
de la situation
* Recueil et traitement de l'information:
- collecter les infos directes et indirectes (ex : rapport, enquête
sociale...),
- vérifier les infos,
- classer les données,
- faire apparaître le point de vue des autres partenaires et autres
spécialistes.
- formulation d'hypothèses par rapport aux problèmes
et actions possibles
- élaboration du projet d'intervention :
- définition des objectifs précis (vérifiables,
mesurables) de changement
- déterminer les objectifs d'intervention / Énoncer dans
une formulation positive, les objectifs envisagées, en terme
de résultats vérifiables
=> La notion d'objectif permet aux TS de déterminer quels
changements ils cherchent à promouvoir, et de vérifier
ce qu'ils en réalisent.
Si un objectif ne dépend pas de nous seul, négociations
avec les autres partenaires:
- Collaboration avec partenaires (médecins, école...)
- détermination du niveau d'intervention (famille, quartier,...)
- choix des types d'intervention, des stratégies
- contrat : nécessité de l'adhésion de
la personne , elle est au centre de l'action
- mise en uvre du projet et suivi
- évaluation des résultats / vérification
- clôture de l'action (toute action a une limite dans
le temps).
Toute solution mise en uvre modifie la réalité et
peut à nouveau poser problème (l'aller-retour entre l'action
et l'environnement doit se faire constamment en travail social). Toute
solution mise en uvre peut donc donner lieu à un nouveau
problème social (boucle): le contrat peut alors être prolongé,
ou un nouveau contrat peut être passé.
Importance du travail de partenariat dans le travail social :
les travailleurs sociaux en France regroupent une multitude d'intervenants
avec leurs spécificités : (sociaux, médico-sociaux)
: éducateurs spécialisés, conseillers en économie
familiale, et dans le domaine paramédical: orthophonistes, kinésithérapeutes,
ergothérapeutes...
L'accompagnement social, même le plus individualisé, suppose
des échanges fréquents entre les travailleurs sociaux :
pour nous faire observer ce qui nous a échappé.
Intervention spécifique : chaque intervenant recouvre la personne
en fonction de sa spécialisation (contribution à un travail
d'ensemble).
5. LE CONTRAT  |
- Le contrat est un moyen utilisé au cours d'un processus
de travail avec une personne, un groupe
Le contrat permet :
- d'établir des objectifs communs (confrontation des
objectifs des différents partenaires en présence, point
de départ):
différences entre les désirs et attentes du "client"
ou "usager" (jargon du travail social!) et désirs et
attentes du travailleur social : la personne est au centre de l'action
=> La capacité de l'AS à induire un changement se réalise
dans un échange accepté, grâce à ses capacités
à informer, sa capacité de compréhension et de
persuasion.
Important de voir ce que peut faire / ne peut pas faire, le TS dans
sa sphère de compétences (en France, certains points
peuvent dépendre de l'éducateur spécialisé,
du psy, du juge...)
C'est une base d'accord.
- de définir les problèmes et les objectifs à
atteindre
choix des problèmes à traiter et définition des
objectifs de changements à atteindre
- d' élaborer le plan de travail et le structurer dans
le temps
- ce qu'on va faire
- comment on va le faire
- limite de durée (effet dynamisant de la durée / motivation
des deux côtés) : tout contrat a un terme, il faut savoir
se quitter.
- le contrat (qui peut être écrit ou oral) peut
être révisé, modifié en accord avec les deux
parties; il peut également être renouvelé (l'important
est de faire le point).
Le contrat met en valeur les responsabilités de la personne (sujet
et artisan de changement) et ses capacités à prendre les
décisions qui le concernent.
Le contrat
- établit une relation professionnelle sur une base
explicite et claire
- favorise la mobilisation de la personne
- décourage la dépendance
- sécurise et obtient des résultats
- permet de mesurer le chemin parcouru
Cela suppose que :
- la personne est au centre de l'action
- tout contrat doit avoir un terme (on va d'un point A vers un point
B): il faut savoir se quitter.
Il est possible, à la fin d'un contrat, d'établir un nouveau
contrat (on va d'un point b à un point c): cela permet de prendre
en compte les capacités, l'évolution des personnes, des
situations.
Sur
le programme d'accompagnement des familles à Antananarivo (partenariat
Inter Aide / Koloaïna), le contrat passé avec la famille est
oral. Avant toute chose l'accompagnatrice présente son travail,
ce qu'elle peut faire et ce qu'elle ne peut pas faire.
|
6. L'ÉCOUTE 
|
Dans l'accompagnement social , l'entretien est un outil privilégié
:
L'écoute : c'est la 1° étape et condition permanente
de toute intervention d'aide et d'accompagnement.
(Penser à prendre en compte les interlocuteurs physiquement absents
: les personnes dont on peut parler dans un entretien et qui ne sont pas
là; la manière dont la personne retranscrit les paroles
d'une autre "ma belle-mère dit que..", "mon mari
ne veut pas...", "ma fille me dit...")
L'écoute active :
- la méthode GORDON
Les points importants / l'écoute :
- la compréhension : l'empathie (Cf. Carl ROGERS
cf. biblio)
- attitude seconde et construite, qui suppose du recul : nous nous intéressons
à notre interlocuteur parce que c'est important pour lui
- nous accueillons positivement ce qu'il dit
- notre accord ne concerne pas ses prises de positions, mais le fait
qu'il puisse les dire, les exprimer, les avoir.
- le respect : croire tout autant dans les capacités de l'autre
que dans les siennes, respect de la décision de la personne
- compréhension : utilisation de la reformulation, on
cherche à bien saisir ce que dit la personne et la logique de
son raisonnement
on
reste sur la rive : il n'y a pas de confusion, de fusion entre l'assistante
sociale et la personne accompagnée.
- La réaction:
- aucune compréhension ne dispense de donner son avis et de réagir
: il est toujours possible d'exprimer positivement un désaccord
- permet d'aider les personnes à formuler ce qu'ils souhaitent
: la plupart des personnes savent ce qu'elles ne veulent pas ou font
état de désirs en terme généraux, sans parvenir
à formuler un objectif précis
- qui amène alors au changement personnel.
- L'activation:
- c'est la mission même du travailleur social, agent de changement:
on cherche à rendre les personnes actives.
cf. CARKHUFF (voir biblio):
il explore les dimensions activantes de l'entretien : il s'agit de stimuler,
voir de provoquer l'autre.
le "case work" : travail d'équipe en
dehors de la présence de la famille (du "client" ou du
"cas social"): méthode de travail à partir des
situations vécues (supervision de situations sociales rencontrées,
afin de faire prendre conscience aux TS de ce qu'ils réalisent
au cours de leur intervention et de ce qui les pousse à agir ainsi).
Voir aussi : Debriefing
à trois (ou "exercice du triangle") et jeux de rôle:
un exemple pour aider les animatrices dans leur travail (G. Schlumberger,
extrait du rapport de voyage à Madagascar n°10 et
11, du 23 nov. au 13 déc. 2005 et du 22 mars au 13 avril 2006 remis
à jour en 2007 par Virginie Toussaint)
7. QUELQUES RÉFLEXIONS : le travail social,
ses acteurs, ses missions...  |
Ref. Le travail
social - Théories et Pratiques - Louis Fèvre
Ed. Chronique sociale
En quoi consiste le travail social...
Définition de Paul VIRILIO " le travail social, c'est le
corps social en travail "
- Le corps social peut-il se réguler autrement que par lui même?
- Les actions du travailleur social (TS) aboutissent-elles à
la renaissance du corps social ou à sa normalisation? C'est un
des grands débats du TS depuis 1968 : les travailleurs sociaux
contribueraient-il à la normalisation des besoins (différence
entre normalisation et autonomie), c'est à dire qu'ils intérioriseraient
les conceptions du pouvoir établi et les retransmettraient sous
forme de norme ;
- Fonction normative et de contrôle / Fonction intégrative
du TS ?
A la différence de l'autonomisation qui a une fonction idéologique
et pédagogique : il s'agit de faire découvrir aux usagers
une liberté individuelle et de groupe compatible avec l'ordre
social établi.
Emmanuelle
Six : si on sait pour qui on travaille, une personne, une famille, on
arrive à dépasser ce questionnement, et à travailler
pour la famille, dans le sens de l'amélioration de sa situation
(c'est-à-dire dans le sens d'objectifs fixés par la famille
elle-même).
"Faire renaître" : rendre aux plus dépendants
l'autonomie qui leur permettrait d'affirmer leur propre originalité,
tout en bénéficiant d'une intégration suffisante.
Dépendance des travailleurs sociaux vis-à-vis des instances
politiques et administratives auxquelles ils sont rattachés: les
DDAS (Directions Départementales des Affaires Sociales) sont liées
aux collectivités locales. Elles ont un rôle de protection
mais aussi de contrôle sanitaire (puisque ce sont les DDAS qui délivre
les agréments aux crèches, aux centres d'accueil...).
Un va et vient entre pratique et théories,
des pratiques aux théories, des théories aux pratiques
:
"Praticiens
avant tout,
les travailleurs sociaux acquièrent cette compétence irremplaçable
que confèrent la connaissance concrète et l'action sur le
terrain. Leurs analyses et leurs réalisations demeurent souvent
intuitives, nourries de leurs expériences, plutôt que d'enquêtes
sociologiques et d'études psychosociales menées menées
à partir de méthodologies éprouvées".
(Le travail social - Théories et Pratiques - Louis
Fèvre ).
La formation d'Assistante Sociale qui dure actuellement 3 ans est répartie
de façon égale entre théorie et pratique.
Des pratiques aux théories:
Apprendre à décoder notre propre système d'interprétation
(système de valeur), c'est ce qui nous permet de prendre nos
responsabilités:
"Toute pratique,
même complexe, se réfère au moins implicitement à
une lecture de la réalité. Prenons en conscience. Apprenons
à décoder notre système d'interprétation.
(...) Ceci nous permettra d'être consciemment créatifs et
de prendre nos responsabilités en conséquence". (Le
travail social - Théories et Pratiques - Louis Fèvre
).
Ceci nous permet de faire évoluer les familles vers leurs
propres objectifs et non pas en fonction de notre propre système
de valeur.
Les raisons d'un travail sur la théorie
"Derrière
toute pratique s'opère une construction de l'esprit, c'est à
dire un ensemble de schémas mentaux qui orientent notre observation
et notre action : il est donc sain d'en prendre conscience et de découvrir
cette programmation mentale qui nous guide même à notre insu"
(Louis Fève, Le travail social - Théories et pratiques)
Parce que toute pratique révèle les processus d'intervention
d'une personne, il est important de faire des visites à domicile
à plusieurs, parce qu'on ne voit pas la même chose, on
n'entend pas la même chose.
Voir aussi : Debriefing
à trois (ou "exercice du triangle") et jeux de rôle:
un exemple pour aider les animatrices dans leur travail (G. Schlumberger)
remis à
jour en 2007 par Virginie Toussaint
La référence aux analyses et l'utilisation de méthodes
d'intervention assurent à notre action le recul nécessaire
et sont donc une certaine garantie d'efficacité.
L'interaction entre la pensée et l'action est nécessaire
:
"La conduite
du travail social, le nôtre comme l'encadrement d'équipe
ou l'accompagnement des usagers, comporte un constant aller et retour
entre la pensée et l'action, la théorie et la pratique.
La complexité des interventions et de leur suivi sur le terrain
suppose une agilité d'esprit à laquelle les derniers chapitres
de cet ouvrage veulent nous entraîner" (Le travail social
- Théories et Pratiques - Louis Fèvre).
D'où l'importance de la formation continue qui permet de se remettre
en question.
Le travail social face aux besoins:
Les besoins couvrent des réalités très différentes
et très diverses. Chaque travailleur social a son propre système
d'interprétation de la réalité et donc sa perception
personnelle des besoins.
Plusieurs définitions des besoins :
- Que recouvre donc les besoins : les besoins vitaux, la survie, les
exigences ressenties, les désirs futiles, les aspirations (subjectivité
des besoins)
- Les besoins de la population : données malléables,
sujettes à de multiples interprétations
- Quelles visées : normalisation, socialisation, autonomie...
La satisfaction des besoins dépend de la décision du
sujet et des partenaires concernés.
La théorie de MASLOW est la plus connues des théories des
besoins :
|

|
La théorie de MASLOW
Besoins à satisfaire selon un ordre d'urgence (pyramide
avec une base)
1) A la base de la pyramide: les besoins physiologiques
2) Puis les besoins de sécurité (protection physique
et psychologique, emploi, stabilité familiale, financière
et professionnelle...),
3) Les besoins sociaux et d'affectivité (être accepté tel que l'on
est, recevoir et donner amour et tendresse, avoir des amis et un
réseau de communication satisfaisant), besoin d'estime de la part
des autres (être reconnu comme ayant de la valeur) et d'appartenance
(on vit en société et notre existence passe par l'acceptation des
autres avec leurs différences, ainsi que par l'appartenance à un
groupe).
|
4) le besoin d'estime de soi-même : sentiment d'être utile et d'avoir de
la valeur, point de départ de l'acceptation de soi et du développement de
l'indépendance.
5) Les besoins d'accomplissement, de réalisation de soi (accroître
ses connaissances, développer ses valeurs, créer de la beauté, avoir une
vie intérieure) et, comme dit Nietsche, "devenir ce que nous sommes ". Chez
de nombreux individus, ce besoin d'actualisation de soi comprend les besoins
de compréhension cognitive (nouveauté, exploration, connaissance) et les
besoins esthétiques (musique, art, beauté, ordre) et spirituel. Mais l'actualisation
n'est jamais complètement atteinte et toujours à rechercher davantage.
Le contexte culturel est important.
Dans les sociétés où les besoins physiologiques
et de sécurité sont assurés, l'apport de la psychologie
met en relief la satisfaction des besoins psychosociaux (jouer un
rôle, avoir des responsabilités, se sentir en confiance,
se sentir reconnu, être quelqu'un à ses propres yeux...).
La tendance actuelle concilie les deux réalités
des besoins dits les plus fondamentaux et des valeurs. Il est important
de tenir compte du système de valeurs et des normes socialement
admises, ainsi que de l'avis des autorités dont ils dépendent.
Le tiers social
La position des travailleurs sociaux : ils sont souvent le tiers
social, et se trouvent entre les demandes des populations et les autorités
dispensatrices des aides : la position d'intermédiaires obligés
entre les usagers et institutions sociales est une position inconfortable
(position d'interprète seul compétent).
La position proposée : (cf. Jacques Beauchard et Christian
Bachman) : les problèmes, les difficultés entre usagers
et pouvoirs sociaux sont réglés avec l'aide du TS (il facilite
la communication et les négociations entre les deux) : le travailleur
social a un rôle de catalyseur.
L'important est de savoir où l'on se situe (sur les programmes
d'accompagnement des familles, les accompagnatrices doivent se positionner
comme facilitateurs entre les personnes et les institutions et
non pas en tant que porte-parole).
La personne et sa fonction
La personne (spontanéité) / sa fonction (rationalité)
Les valeurs et sentiments personnels d'une part et les exigences de la
fonction : les deux sont compatibles.
Exemple
d'outil qui peut être utilisé avec les accompagnatrices,
pour les aider à faire la part des choses entre leurs réactions
personnelles et leur rôle d'accompagnatrice:
Extrait de Le
travail social - Théories et Pratiques - Louis Fèvre,
Ed. Chronique sociale:
Exemples
de réactions personnelles et fonctionnelles en situation
difficile
|
| Situation |
RÉACTION
PERSONNELLE
|
RÉACTION
FONCTIONNELLE
|
| Enfant en danger,
urgence |
Touché(e),
je fonce |
Prise
de distance, temps d'analyse |
| Client en désarroi
qui vient de perdre un enfant |
Ému(e),
le consoler |
Écouter
sa souffrance, apaiser. |
| Collègue
en désaccord avec l'équipe |
Prendre
parti |
Analyser,
négocier sur objectifs |
| Une femme seule
bat ses enfants. Elle dit "vous êtes ma mère" |
Résonance
affective. Je l'ai portée |
Limiter
la violence, rappeler sa responsabilité |
| L'équipe
me demande de refuser à une famille la visite de son enfant |
Fibre
paternelle / maternelle : touché(e) par le chantage |
Faire
droit aux raisons objectives |
| Mère qui
a subi une greffe cardiaque. Jeunes enfants en mesure de placement |
Projection,
perspective de la mort |
L'accompagner,
lui faire découvrir ses ressources |
|
Une grille
pour les situations difficiles
Moi: en quoi
suis-je touchée par la situation? A quoi fait-elle écho
chez moi? sentiments? valeurs? l'échec de mon client serait-il
le mien? qu'est-ce que je veux me prouver ici?
Le client :
quelle est sa demande explicite? quel rôle m'attribue-t-il?
qu'attend-il en fait de moi (demande implicite)? à quoi puis-je
répondre?
Mes partenaires:
- qui sont-ils ? Qu'attendent-ils de moi? Que puis-je leur répondre?
- que pouvons-nous réaliser ensemble?
Mers objectifs
:
- objectifs professionnels...
- objectifs spécifiques à cette situation...
- objectif du prochain entretien avec le client...
(extrait
de Le travail social - Théories et Pratiques - Louis
Fèvre, Ed. Chronique sociale)
|
La relation d'aide
Les missions du TS : objectifs et finalités
Les mandats : missions très précises
Le franc parlé en entretien : le travailleur social n'apporte
pas que des informations ou des réponses aux questions qui lui
sont posées, il peut lui aussi s'exprimer, donner son avis: il
est toujours possible d'exprimer positivement un désaccord.
La première info que le travailleur doit donner :
son rôle dans un entretien, à ce moment précis,
à quel titre le TS rend visite à la personne (quel aspect
de sa fonction il met en uvre et dans quel but).
L'échec
de certains accompagnements peut être lié à un manque
de clarté.
7 modalités d'aide sont répertoriées par Joëlle
Gabarini dans son ouvrage "relation d'aide et travail social"
(édition ESF):
|
"sont considérées
comme directives les aides qui sont de type :
- relais
- accompagnement
(dans le sens de accompagnement physique d'une personne : accompagner
quelqu'un au dispensaire...)
- guide
- soutien
- interprétation
sont considérées
comme non-directives les aides de type :
- compréhension,
- information.
Plusieurs modalités
d'aide peuvent se juxtaposer au cours de la relation d'aide. Mais
le travailleur social peut aussi être tenté de se positionner
plutôt sur un seul versant.
Plus il est
directif, influent au sein de la relation, plus il alimente la dépendance
de l'usager à son égard. Rappelons que l'objectif
d'une relation d'aide et de favoriser la prise d'autonomie.
Par ailleurs,
vouloir aider l'usager à devenir autonome passe par un cheminement
personnel qui seul, peut permettre de donner sens aux métiers
du social.
L'autonomie
de l'usager passe aussi par la capacité du travailleur social
à ouvrir la relation d'aide au tiers, c'est-à-dire
à concevoir son intervention également de façon
collective.
Il ne s'agit
pas de renoncer à concevoir la relation d'aide dans le cadre
d'une rencontre individuelle mais de la resituer dans un contexte
plus large qui donne une place réelle aux partenaires afin
de mieux répondre aux demandes mouvantes du champ social
et de ses usagers".
Joëlle
Gabarini "relation d'aide et travail social" (édition
ESF)
|
|
"Dans le
secret d'entretiens de face à face, l'assistante sociale
tente d'établir un contact, de créer une relation,
support indispensable à l'aide. Aider c'est se confronter
toujours à un tiraillement profond, inhérent au processus
de l'aide même. Ainsi, à la tentation de guider, de
maîtriser, de mettre une empreinte sur celui qui demande de
l'aide, se mêle, à l'inverse, le désir de laisser
ce dernier découvrir seul ses potentialités, le souhait
de le laisser libre d'agir et d'être..."
Joëlle
Gabarini "relation d'aide et travail social" (édition
ESF)
|
Discussion
Question:
que faire, au stade de l'identification des problèmes d'une famille,
si l'on se rend compte qu'on ne dispose pas en interne des compétences
techniques pour apporter un appui à cette famille (ex. alcoolisme,
troubles graves...) ?
Lorsqu'elle
rencontre la famille, l'accompagnatrice doit avant toute chose présenter
son travail, ce qu'elle peut faire et ce qu'elle ne peut pas faire.
"Si cela vous intéresse, venez à la Permanence sociale".
C'est seulement après cette rencontre initiale et la demande exprimée
par la famille, et après les premières visites à domicile de diagnostic
que l'on pourra passer un contrat avec la famille sur ce qu'il est possible
de faire.
A Pune, lors des réunions mensuelles, on analyse en équipes
les problèmes, les solutions possibles, les enjeux, le mode d'action
proposé, pour chaque nouvelle famille pré-identifiée
(l'équipe bénéficie de l'appui extérieur d'une
assistante sociale).
A Tana, on part aussi du principe que les familles ont les moyens de résoudre
leurs problèmes: l'accompagnatrice "doit se contenter"
de les appuyer. A Tana, on a voulu partir de choses très concrètes
(obtention des documents administratifs, scolarisation des enfants....)
parce que l'équipe n'est pas composée de professionnelles
du travail social.
Le
postulat de départ est qu'à travers la résolution
de problèmes très concrets, la famille reprend confiance
en ses propres capacités de changement. A travers des résultats
très concrets, elle va reprendre en main son projet de vie. (Du
coup, l'évaluation des résultats est très axée
sur ces résultats concrets, au détriment de la mesure de
l'autonomie (mesure de l'intégration sociale) de la famille.
Au niveau de l'équipe, certaines accompagnatrices ne sont pas forcément
prêtes à avoir le recul nécessaire par rapport à
leur propre vie. Il est alors plus sécurisant pour elles de travailler
sur des choses concrètes, et c'est bien compréhensible.
Mais il faut savoir qu'un bon travail d'accompagnement ne sera fait que
si on est capable de se poser des questions sur soi-même, de se
remettre en cause professionnellement, de remettre en cause ses réponses
professionnelles. (cf. § des pratiques aux théories)
=> d'où l'importance d'un travail d'équipe, d'un regard
extérieur, d'un appui extérieur, et de la formation continue.
Voir aussi : Debriefing
à trois (ou "exercice du triangle") et jeux de rôle:
un exemple pour aider les animatrices dans leur travail (G. Schlumberger)
remis à
jour en 2007 par Virginie Toussaint)
Dans
les cas de situations difficiles pour les accompagnatrices, le "case
work" peut être un outil intéressant, un moteur de changement
pour l'équipe. Il s'agit de travailler en équipe sur des
cas: à travers ce travail, on va toucher aux propres capacités
de résistance des équipes (mécanismes de défense).
Mais un appui extérieur sera souvent nécessaire (en France,
ce sont des psy qui font ce travail de "case work" avec les
équipes de travailleurs sociaux).
Ceci
étant, il faut se rappeler que l'impuissance face à une
situation est un problème inhérent au travail social.
Tous les travailleurs sociaux se trouvent confrontés à ce
type de situation, même après 20 ans d'expérience.
Pour ce qui est de l'alcoolisme,
par exemple : le problème de la dépendance est un des problèmes
les plus compliqués à gérer, en France comme ailleurs.
En France, il y a 90% d'échec en travail social dans les cas d'alcoolisme.
CONCLUSION / récapitulatif  |
Accompagnement social en situation de crise :
CRISE = processus de changement à l'issue incertaine et qui aboutit
à une restructuration / déstructuration
En situation de crise, l'accompagnement social vise donc à faire
réagir le client affronté au processus de changement, de
telle façon que l'issue lui soit favorable (c'est à dire
correspondant à des objectifs définis par lui).
Définition de l'accompagnement social en France
| Il consiste à suivre et guider
des personnes souffrant d'un déficit de ressources quotidiennes
(matériel, psychologiques, relationnelles, culturelles...)
pour mener à terme un projet adapté à leurs capacités
et à leur environnement , compte tenu des normes et de la vie
sociale, reconnues par l'opinion publique et par les autorités
légales. |
Cela suppose que :
- la personne est au centre de l'action
- tout contrat doit avoir un terme , il faut savoir se quitter
il est possible à la fin du contrat, d'établir un nouveau
contrat
- on va d'un point A vers un point B
- prendre en compte les capacités des personnes
- le temps
Sens et déontologie du Travail social en France :
La capacité de l'AS à induire un changement se réalise
dans un échange accepté, grâce à
la qualité de son information, de sa compréhension, et
de sa persuasion.
Le secret professionnel, le respect de la vie privée font partie
des responsabilités des travailleurs sociaux; cependant, si les
personnes ne suivent pas ses conseils, le TS ne peut qu'en référer
aux autorités compétentes (par exemple au juge).
La mission du service social en France: aider les individus et groupe
à trouver dans la société le bien qui leur est destiné
et aider la société à remplir son rôle à
l'égard de tous.
Documents remis lors de l'atelier :
Fiches techniques utilisées par les travailleurs sociaux en France
:
Fiche 1: "le suivi social";
Fiche 2: "l'accompagnement social :
étape 1 , la rencontre;
étape 2 : la collecte d'informations",
Fiche 3: "Analyse et évaluation diagnostique"
Fiche 4: "Le contrat de service social"
Fiche 5: "L'évaluation"
"Fiche de liaison" et "Fiche d'entretien"
Extraits de "relation d'aide et travail social", J. Gabarini,
ESF
Extraits de "Chances et incertitudes du travail social"
Louis
Fève

Bibliographie
Voir aussi Biblio
social et psychosocial remise à jour septembre 2008
Paul Virilio, "le jugement premier : pourquoi le travail social",
revue Esprit, avril-mai 1972, analyse du travail
social
Le travail social - Théories et Pratiques - Louis Fèvre,
Ed. Chronique sociale +++
Relation d'aide et travail social édition ESF - Joëlle
Garbarini
Réflexion spécifique sur l'implication
personnelle dans le TS
Méthodologie de l'intervention en travail social - CRISTINA
DE ROBERTIS - Édition Socioguides +++ "bible"
de l'assistante sociale
Autres références :
L’art d’aider. Carkhuff, R. (1988). Les Ed. de l’Homme. Montréal
et en anglais
The Art of Helping in the 21st Century by Robert R. Carkhuff, Ph.D.
"Short Description: Interpersonal skills explained
by the psychologist / social scientist who developed the first effective
interpersonal skill training programs. Used extensively in training programs
for counselors, managers, teachers and parents. (This is the eighth edition
of The Art of Helping. Trainer's Guide and Student Workbook also
available)" www.carkhuff.com
Carl ROGERS, On becoming a person - 1961, Houghton Mifflin Company,
Boston.
traduction
française : Le développement de la personne, Ed.
Dunod 1967
Psychothérapie et relations humaines, C. Rogers et G.M.
Kinget, ed. Nauwealaerts, 1962
Sur les problèmes d'alcool et l'alcoolisme,
Alcool
: dépistage et prévention de l'usage à problème,
quelques éléments bibliographiques ainsi que la Biblio
social et psychosocial)

Présentation
de la méthode AF,
en anglais, Alexandra David, remise à jour 2006
Voir aussi le compte-rendu
rédigé par Anne Carpentier de l'intervention sur la Systémie
et la thérapie Familiale par Processus
Recherche, atelier
AF 2005, Introduction
à l'analyse transactionnelle (ATORG), malnutrition et relation
mère-enfant (Cécile Bizouerne, ACF)
Ateliers AF
de décembre 2002: Intervention
de Cécile Bizouerne (Bibliographie
psy commentée)
+ traduction portugaise d'Essor (en pdf, 256 Ko)
Ateliers
AF de décembre 2002: Intervention
d'Alexandra Lesaffre sur la petite enfance
(+ sommaire des
modules de formation sur la petite enfance)
Annexe : atelier
de formation sur l'AF réalisé par Gaspard Schlumberger à
la demande de deux ONG cambodgiennes
Emmanuelle Six, assistante sociale,
a été responsable du programme d'accompagnement des familles
à Antananarivo de 1995 à fin 2002. Elle a largement contribué
aux échanges d'expériences et écrit plusieurs fiches
diffusées dans le cadre du réseau Pratiques :
URBAIN.1.1.1 Bref historique de l'Accompagnement des familles
sur les programmes menés par Essor, ID et I.A. (09.97 , Remise
à jour en 2000)
URBAIN.1.1.2 Impact de l'Accompagnement des familles en milieu urbain
URBAIN.1.1.3 Exigences de l'Accompagnement des familles en milieu urbain
URBAIN.1.1.4 Exemples de fiches de suivi des familles, utilisées
à Antananarivo, Madagascar
URBAIN.1.1.5 Module de formation d'animatrices sociales, utilisé
à Antananarivo
(Ces fiches sont également disponible en portugais
et en anglais)
URBAIN.1.1.6 Note sur l'Accompagnement familial dynamique : l'expérience
du programme d'Antananarivo (existe en portugais,
traduction ESSOR) Oct .99
Les groupes d'hommes (programme
AF de Tana) Août -01
Les Comités de quartiers
(programme AF de Tana) Août -01
Vous pouvez donner
VOTRE AVIS, faire part de vos idées et suggestions par
mail. Merci !
|
AVIS
IMPORTANT
Les
fiches et récits d'expériences "Pratiques"
sont diffusés dans le cadre du réseau d'échanges
d'idées et de méthodes entre les ONG signataires de
la "charte
Inter Aide".
Il est important de souligner que ces fiches ne sont pas normatives
et ne prétendent en aucun cas "dire ce qu'il faudrait
faire"; elles se contentent de présenter des expériences
qui ont donné des résultats intéressants dans
le contexte où elles ont été menées.
Les auteurs de "Pratiques" ne voient aucun inconvénient,
au contraire, à ce que ces fiches soient reproduites à
la condition expresse que les informations qu'elles contiennent
soient données intégralement y compris cet avis .
|
|